France Inter, hier matin 8 h, les infos du creux de l’été…

          Les transfuges du PS tentent de sauver les apparences  et feignent de tousser à l’annonce du ralliement des Villieristes à Sarko.

          Le pseudo redémarrage de l’économie… Nouvel avatar de la méthode Coué « ça va aller, ça va aller ça va aller ça… » 

          Les élections gabonaises sous un angle plutôt restreint : la compagne de l’un des candidats réside en France.

Puis:
« Un projet de décret qui risque de faire réagir : Dans le cadre du projet de loi de finance de la sécurité sociale pour 2010, la DHOS fait la promotion de ce que l’on appelle les maisons de naissance : du début de la grossesse jusqu’à leur accouchement, les femmes pourront y être accueillies dans un cadre moins médicalisé que l’hôpital. Responsable du processus entier : la sage-femme.
Ce projet est parti d’un constat : en France, les futures mamans n’ont pas le choix, elles doivent accoucher à l’hôpital, le plus souvent sous anesthésie péridurale. »

Vient l’annonce de l’interview d’« un » sage-femme (présenté par la journaliste comme «accoucheur» !  Sexisme quand tu nous tiens…)

«Ces maisons de naissance sont un espace de liberté supplémentaire pour WB, accoucheur.»
Il a du en dire beaucoup plus mais seules deux de ses phrases passent à l’antenne :   
Dans la première,  la  motivation à choisir une maison de naissance serait l’envie de se passer de péridurale sans être sure d’y parvenir…
Dans la seconde,  le suivi global est ainsi défini : « la sage-femme s’occupe de tout ».

Cet éclairage est plus que court,  très éloigné des réalités.  A l’inverse d’une demande de prise en charge par quelqu’un qui s’occuperait de tout, la première motivation des femmes est de pouvoir être pleinement actrice de leur accouchement.

La journaliste reprend : "la sage-femme aura donc dans les futures maisons de naissance toute la responsabilité de la grossesse d’une femme".

Pas de quoi s’étonner !  Nombres de femmes ne sont suivies « que » par les sages-femmes, au sein des maternités, en PMI ou en libéral. Les sages-femmes sont par leur formation les praticiens de référence de la grossesse normale. Cette évidence peine hélas à faire son chemin médiatique.

La journaliste poursuit : "et pendant l’accouchement, il n’y aura (avec une inflexion dans le ton pour bien marquer  cette absence qui confine au désert médical …) pas d’obstétricien mais une seconde sage-femme".

Pas de quoi s‘offusquer ! La grande majorité des accouchements se passent sans obstétricien et sont accompagnés par une unique sage-femme.

Le bulletin se conclura sur la réaction du président du syndicat des gynécologues -obstétriciens : « Nous ne sommes pas pour une prolifération - il s'agit de naissance ou du H1N1 ??? - des maisons de naissance mais pour une maison de naissance dans des structures hospitalières, au même niveau que la maternité.  Donc s’il y a le moindre problème, on ne perd pas de temps et la patiente peut être transférée dans la maternité de référence.»

Pourquoi exiger la proximité immédiate d’une maternité alors qu’il s’agit de grossesses normales, correctement suivies et accompagnées par une professionnelle ?
On aimerait que le président du Syngof s’émeuve pareillement des fermetures d’établissements mettant nombre de familles très à distance d’une maternité ;  les médias relatent très régulièrement la si ravissante anecdote du bébé né avant d’arriver sur le site "autorisé" initialement prévu …

La sécurité justifie t-elle vraiment l’exigence de totale proximité ? En  filigrane se dessine le désir de soumettre des parents en mal d’indépendance et les sages-femmes ayant l’insolence de les soutenir.

L’ersatz de maison de naissance que l’on cherche à nous vendre n’est pas un espace de liberté !

Les infos se termineront sur les quarante ans de Woodstock.
Free-ee-ee-dom….