Elle s’est fait poser un implant contraceptif  il y a deux mois.
Elle en est très mécontente, lui reproche d’avoir tari son lait et de mettre ses cycles en vrac avec des saignements abondants et ininterrompus.
De plus, elle souhaite débuter une autre grossesse prochainement.

Avec un  projet d’enfant  simplement différé de quelques mois, l’implant n’est a priori pas la première méthode contraceptive évoquée. Mauvaise communication avec le prescripteur, changement de cap, je ne sais mais ce n’est plus le moment de s’y pencher.

Elle le dit et le répète, il faut lui retirer ce «truc» au plus vite. Mais tout le monde se défile ;  le médecin traitant «ne s’occupe pas des implants», les autres généralistes refusent car ils ne la connaissent pas, sa gynéco médicale est «contre les implants», pose ou dépose, les autres gynécos, débordés, n’acceptent aucune nouvelle patiente, et l’obstétricien qui a effectué la pose ne veut pas lui donner de rendez-vous avant quelques mois.*

Alors, elle appelle au secours « sa » sage-femme.
Quand j’explique que le retrait d’implant ne fait pas partie de nos compétences, elle me répond qu’elle le sait déjà mais que cela fait  x coups de fils passés un peu partout et qu’elle ne sait plus vers qui se tourner.

Ma stratégie sera pauvre : étudier avec elle les arguments à mettre en avant pour qu’un rendez-vous lui soit rapidement accordé.
Nous tombons d’accord sur le fait que le retrait d’implant n’est pas une urgence et qu’il vaut mieux insister sur l’abondance des saignements qui l’inquiète (réellement).
Une fois dans la place, elle pourra négocier l’ablation…

*certainement veut-il ainsi respecter un délai de 6 mois, délai permettant souvent aux saignements intempestifs de cesser.

NB : ce billet date un peu. La compétence des sages-femmes pour la pose et le retrait des implants a été clairement affirmée en  juillet 2012. Seul le fournisseur semble trainer la patte pour modifier l'AMM (autorisation de mise sur le marché) qui cite  les médecins mais omet les sages-femmes.