« On m’a perché la poce des eaux… » Cette inversion du « che » et du « ce », elle la répètera trois fois au cours de son récit.
Et dans cette inversion, j’entends tout son besoin d’aide et d’une perche tendue.

Un service débordé.
Elle a eu affaire à des gens charmants, sincèrement désolés de ne pouvoir faire plus, faire mieux, s’en excusant.
Personne n'était disponible pour la rassurer sur la force de ses contractions, lui affirmer qu'elle était capable d'en venir à bout et la soutenir en restant à ses cotés.

Prise dans un conflit de loyauté, elle ne s’autorise même pas à critiquer l’inhumanité de ce non-accompagnement.

Pour ces heures difficiles, elle paie le prix fort, une dépression post natale prenant son origine dans la solitude vécue lors de l’accouchement.
Un trop plein d’émotions contradictoires venues la submerger sans personne pour la soutenir.