C’est le premier enfant pour lui, le second pour elle.
Son premier accouchement a été  violent, mal soulagé par une péridurale manquant d'efficacité. La douleur était majorée par les hormones administrées en perfusion et l’immobilité imposée par l’analgésie.
Cette fois-ci, elle aimerait bien que cela se passe autrement mais annonce dès notre première rencontre avoir une trouille bleue.

Ils se sont déjà beaucoup informés sur les modes d’accouchements « naturels », la liberté de position, le bain, l’aide pouvant être apportée par les médecines douces, les possibilités offertes par les maternités de la région, etc…

Elle compte sur tout cela pour mieux vivre la naissance mais, ancrée dans le concret de son expérience précédente, ne balaye pas la possibilité d’un recours à la péridurale (qu’elle souhaiterait alors efficace…).

Lui, tout à sa vision idéale, assène : «accoucher sans péridurale, c’est quand même un épanouissement total pour la femme !»

Enthousiasme que je me sens obligée de tempérer quelque peu… afin qu’elle se sente libre de trouver son épanouissement où bon lui semblera.