TGV bondé des retours de week-end… pas d’échappatoire, les wagons sont pleins.

Un petit enfant surement très fatigué envahit l'espace de ses cris. Ses parents cherchent à l’apaiser, le bercent, le cajolent, tentent de faire diversion. Rien n’y fait.
Le père se lève alors et emmène le petit plus loin, dans le sas séparant deux rames. Même de là, les pleurs emplissent le wagon

Ils cessent par intermittence, nous laissant espérer l'apaisement puis reprennent de plus belle. Le petit bonhomme s'époumone avec enthousiasme.
Les minutes s‘écoulent, les hurlements font vibrer l’air…

C’est alors que j’entends une voix masculine s’élever derrière moi, assez fort pour être audible dans le vacarme du moment.
Il s'adresse à sa compagne assise à ses cotés :
« C’est là que je me dis, faut pas qu' t'oublies ta pilule »