Son utérus plongeant dans le bassin malgré un périnée plutôt tonique me laisse perplexe. Nous avons beau chercher, nous ne retrouvons aucun des facteurs de risques habituels.

Nous travaillons donc dans un demi-brouillard, espérant que ses symptômes s’amélioreront au fil des exercices.

Quelques rendez-vous plus tard, ma main se pose légère sur son ventre pour y ressentir les tensions, tout en l'écoutant préciser ses perceptions. Je découvre alors avec étonnement que chacune de ses paroles s’accompagne d’une puissante poussée du diaphragme. Notre conversation est pourtant calme, sans émotion particulière. Après quelques vérifications, il se confirme que cet appui accompagne systématiquement sa voix.
Nous tenons peut-être notre coupable !

Je lui propose d'associer rééducation périnéale, respiratoire et vocale et l’adresse, munie d’un courrier explicatif, à son gynécologue. C'est à lui de valider la prescription de séances d’orthophonie.

Le médecin est hésitant. Surpris par mon hypothèse, il préfère demander un autre avis.
Réfléchissant à haute voix, il annonce :
- Je vais d’abord en parler à ma femme… 
- ???

Découvrant son visage ébahi, il pensera alors à préciser que sa compagne est spécialiste en médecine physique et réadaptation.

 


Un excellent billet à lire ici sur "L'art d'accommoder les bébés", (sous-titré à sa première sortie "100 ans de recette de puériculture")  bouquin paru il y a trente ans et qui n'a pas pris une ride.