Des examens de biologie médicale et d'imagerie permettant d'évaluer le risque que l'embryon ou le fœtus présente une affection susceptible de modifier le déroulement ou le suivi de la grossesse sont proposés, lorsque les conditions médicales le nécessitent, à toute femme enceinte au cours d'une consultation médicale.

Cet alinéa II de l'article 9 de la loi de bioéthique* met, à juste titre, une bonne partie du monde médical en ébullition ; l’ajout de quelques mots vient très fortement peser sur son sens.

Quelques mots laissant à penser que le praticien pourrait décider seul…

Toute puissance totalement décalée à l’heure du consentement éclairé où chaque acte se doit d'être expliqué et argumenté en présentant bénéfices escomptés et complications potentielles afin que le "patient" puisse se déterminer en connaissance de cause.

Toute puissance simplement aberrante qui substituerait la volonté du praticien au choix parental.

Régulièrement, je rencontre des couples qui découvrent avec stupeur que le dépistage du risque de trisomie 21 n'était pas "obligatoire" ; d'autres, faute d'explications, ont fait cet examen sans en avoir compris les enjeux.

Voilà maintenant que certains voudraient se dédouaner de simplement le proposer.

Deux attitudes opposées, un seul travers, l'hégémonisme médical.

 

*projet de loi adopté par l’assemblée nationale et examiné ce mercredi par la commission des affaires sociales du Sénat donc non définitivement voté


Une sympathique mise en avant par canalblog et un nombre certains de nouveaux passants venus flâner sur quelques phrases ici déposées.
Merci de vos nombreux commentaires.
Merci pour vos mails osant livrer à l’inconnue vos blessures et fêlures.
La conviction qu’écrire ici n’est pas un plaisir tout à fait inutile.