28 mars 2011

Mobilisation

Je vous espère nombreux à connaitre cet appel et à le relayer largement.

De multiples manifestations auront lieu samedi prochain dans chaque région et nous nous devons chacun d'y participer.

Une amie, sage-femme et militante, me racontait récemment l'ébahissement de ses interlocuteurs lorsque elle avait déclaré avec fougue - et une certaine candeur - au cours d'une très officielle réunion "Mais on n'a pas le droit de faire du fric sur la santé des gens".

Toute la question est là...

Le budget de l'assurance maladie n'est pas indéfiniment extensible et il y a bien évidemment des arbitrages à faire mais ils doivent être dictés par le souci du plus grand nombre et non par les intérêts privés de quelques uns.

La santé n'est pas une marchandise !

 


Edit de 13h30 : une fois sur la récap nationale, faut ouvrir les CR de réunions pour avoir accès aux infos locales.

 

 

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27 mars 2011

Omises

Voici une jolie vidéo mise en ligne le 7 février dernier par Asip Santé*, agence officielle supervisée par le Ministère de la Santé.

Pour démontrer l'intérêt du dossier médical personnel (ex dossier médical partagé), un dessin animé de 2 minutes raconte le parcours de Julie, jeune femme enceinte confrontée à de nombreux intervenants tout au long de sa grossesse.

De nombreux intervenants certes, mais il en manque une, apparaissant pourtant incontournable en périnatalité.

Je vous laisse deviner laquelle...

J'imagine les "communicants", planchant sur le scénario, vérifiant fébrilement que tous les praticiens ont bien été cités.

Communicants si bien informés que sur les quatre spécialistes évoqués, un seul est une femme alors que la féminisation de la médecine est une évidence quotidienne.

Et si peu éclairés que cette vidéo, financée par l'état, tacle avec brio l'unique profession compétente pour la totalité de la maternité physiologique...

 

*Agence des Systèmes d’Information Partagés de Santé

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25 mars 2011

VIP

Pour séduire les parents, cette maternité privée a choisi une stratégie commerciale. Ce n'est plus la qualité des soins qui est mise en avant mais l'accueil hôtelier.
Ainsi, les anciennes chambres doubles ont été rebaptisées "Suite VIP".
Le décor reste inchangé, même lino au ton fané au sol, même lit articulé bardé d’inox, même placard de contre-plaqué, même peinture défraichie aux murs. Robinetterie sonore, écran bombé de la télévision, dessus de lit synthétique … le décor n'a rien de luxueux. Mais par la "magie" du mot, d’un mini frigo, de petits fours accompagnant une demi-bouteille de champagne et de quelques autres accessoires d'éponge moelleuse… le supplément chambre seule déjà onéreux se multiplie par deux.

Tout cela ne serait que détails absurdes, hymne dérisoire à la fatuité humaine, si certains parents, convaincus de leur bon droit au vu du prix payé, ne confondaient service hôtelier et hospitalier.

C'est ainsi que l'équipe, déjà surchargée de travail, se trouve obligée d'abréger les soins des uns pour se soumettre aux ordres des autres.
Dans le même temps maltraitante et maltraitée...

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22 mars 2011

Teasing !

Le magazine de la santé consacre cette semaine son "Sept minutes pour une vie" à la maternité de l'hôpital Lariboisière. Le contexte est celui de la restructuration - lire la fermeture - de maternités, obligeant les établissements qui subsistent à des prouesses pour accueillir l'ensemble des femmes enceintes.

Lors du premier épisode, une sage-femme facétieuse piège ses collègues en tendant un fil à travers le passage ...
Plus sérieusement, la maternité est saturée. Faute de place, une femme arrivant pour accoucher se retrouve allongée sur un brancard dans le couloir. Un semblant d'intimité lui est procuré par un paravent de toile gentiment amené par la sage-femme. Le manque de lit ne saurait justifier l'absence du rituel monitoring ; l'enregistrement a donc lieu derrière le paravent. Les prises ponctuent irrégulièrement les murs et l'appareil doit être branché de l'autre coté du couloir.
D'où ce fil électrique élégamment enjambé par les membres de l'équipe vaquant à leurs occupations...

En fin de reportage, les sages-femmes se réjouissent de n'avoir à décompter aucun incident dans la nuit malgré leur manque de disponibilité.

Dans ces moments fondateurs de la parentalité, la présence attentive d'une sage-femme est un acte de prévention tant médical que psychologique et social.
La périnatalité française s'organise couteusement autour du postulat de la pathologie et de la haute technicité. Elle concentre les naissances, morcèle les prises en charges, malmène parents et professionnels.
Elle doit être repensée.

Réservez votre journée du 12 mai !
 
 
Complément d'info : L'explication du transfert des accouchements des Lilas vers Lariboisière est quasi surréaliste du fait de sa brièveté. "Johanna aurait du accoucher aux Lilas mais le monte-charge qui mène aux salles d'accouchement est en panne". En fait, c'est l'ascenseur qui permet le transfert d'une femme de la salle d'accouchement au bloc opératoire qui était en panne. Pour des raisons de sécurité, la maternité a du interrompre son activité. Elle reprenait normalement ce lundi.

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20 mars 2011

Mot à mot

 

Cette magnifique jeune femme arrive avec un tout aussi magnifique enfant dans les bras. Son sourire est éclatant, celui de sa fille tout autant.

Heureusement que nous avons ce moyen de communication car la langue est une vraie barrière. Elle bredouille qu’elle parle très peu le français, hélas pas du tout l’anglais ; par contre l’allemand ou le russe lui iraient bien… Je sais dire merci en russe et mes années d’allemand remontent au lycée… va pour le français ! Au pire, on se débrouillera avec un traducteur en ligne.

Finalement son français n’est pas si mauvais. Je choisis mes mots,  parle lentement, accompagne mes paroles de nombreux gestes et mimiques… elle aussi. Un peu laborieux mais on y arrive.

A la fin de cette consultation, nous somme l’une et l’autre plutôt soulagées d’avoir pu nous comprendre.
Nous sommes en train de nous dire au revoir et je souris à sa petite fille qui me gratifie aussitôt d’un enthousiaste «areu »… que je répète évidemment ; comment résister aux tentatives de séduction d’un nourrisson ?

Le visage de sa maman s’éclaire : « Areu ? Areu ? Allemand, on dit aussi ! »


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14 mars 2011

Politiquement incorrect !

Au lendemain de la journée de la femme, un débat éclairant a eu lieu sur les bancs du Sénat.
L'aberration législative mentionnée dans mon précédent billet se doit d’être corrigée et un nouvel amendement avait été déposé en ce sens,  examiné le 9 mars dernier.

Petit florilège ...

M. Xavier Bertrand, ministre. Je veux être sûr que votre rédaction ne confère pas une compétence exclusive aux sages-femmes, et qu’elle n’instaure donc pas une interdiction de fait pour les médecins.
Ne pas se couper de son électorat, ne pas se couper de …

M. Alain Milon, (médecin UMP) La prise d’hormones peut entraîner des perturbations, ne serait-ce qu’au niveau sanguin. C’est pourquoi, afin de révéler d’éventuels désordres, les textes prévoient qu’une prise de sang doit être faite au moins une fois par an.
Faux ! Les recommandations de la Haute Autorité en Santé prévoient deux bilans à 6 mois d’intervalle lors de la première prescription puis un tous les cinq ans. Comme quoi on peut être médecin et ne pas connaitre les recommandations de la HAS...

Mme Raymonde Le Texier. (PS) répond à juste titre : La sage-femme peut prescrire la prise de sang 

M. Alain Milon s'enferre. Moi, je veux bien, mais elle devra aussi vérifier le cholestérol, la glycémie… 
Il me semblait même que là était le but de cette prise de sang !

Et dans ces conditions, pourquoi ne pas confier le soin de réaliser l’analyse à une personne autre qu’un biologiste ?
??? Il ne s’agit pas de confier une nouvelle compétence aux sages-femmes qui prescrivent et interprètent au quotidien des bilans biologiques mais de leur donner la possibilité de le faire dans un autre cadre que celui de la périnatalité.

Il faut savoir poser des limites.
Affirmation révélatrice. Il faut poser des limites à ces sages-femmes qui ont l’outrecuidance de venir empiéter sur le territoire des médecins !

Mme Muguette Dini. (Union Centriste)  Ce que je veux, c’est rendre service, éviter  les grossesses de très jeunes filles qui se terminent par des catastrophes. Il me paraît préférable de faciliter l’accès à la contraception, ce qui n’exclut pas la nécessité de se montrer d’une extrême vigilance en matière de surveillance.

Mme Nathalie Goulet. (Union Centriste) intervient de la même manière
En premier lieu, il est bien clair que les sages-femmes ne vont pas empiéter sur le travail des médecins, qu’elles leur enverront leurs patientes en cas de problème. Je considère que nous pouvons faire confiance à cette profession, indispensable dans notre paysage médical.
En second lieu, j’attire l’attention du Sénat sur la kyrielle d’articles qui ont été publiés hier, Journée de la femme, faisant notamment état de l’augmentation de 22 % du nombre des IVG chez les mineures.

M. Gilbert Barbier. (Chirurgien RDSE) M. Le rapporteur a souligné un problème très important : si les sages-femmes ont été formées pour assurer le suivi d’une grossesse, la prescription d’une pilule contraceptive constitue un acte médical majeur.
Que toutes celles qui ont reçues une ordonnance de pilule sans avoir été interrogées sur leurs antécédents, leurs éventuels problèmes de santé, leur souhait en matière de contraception lèvent le doigt.

Nous le savons aujourd’hui, chez une femme sous pilule, il faut surveiller attentivement l’apparition de certains troubles thyroïdiens. Si la sage-femme revoit sa patiente en consultation, peut-être lui prescrira-t-elle des examens de ce type, mais je ne suis pas persuadé que la sécurité sociale acceptera de les rembourser.
Voila maintenant que l'on convoque le porte monnaie  ! Evidente mauvaise foi qui met en avant un imaginaire problème de remboursement. La sage-femme peut prescrire tous les "examens nécessaires à l'exercice de sa profession", examens très normalement pris en charge par la sécurité sociale.

Aussi, je ne comprends pas que M. le ministre soutienne une telle disposition. En effet, elle va à l’encontre de la santé publique.
 Favoriser l’accès à la contraception serait donc une menace pour la santé publique !

Je ne suis pas convaincu qu’autoriser les sages-femmes à prescrire des contraceptifs permettrait une diminution du nombre des IVG.
Ah bon ?

D’autant plus que  cette prescription pourrait s’adresser à des mineures. Vous souhaitez qu’une sage-femme puisse prescrire la pilule à des jeunes filles mineures sans avoir recours à l’avis du médecin.
Où est le problème ?

Ces propos sont désarmants.
C’est la stupidité de cette intervention qui est désarmante

Je ne peux que m’opposer à cette disposition. 
Solidarité  médicale et toute puissance masculine obligent...

Mme Catherine Deroche. (UMP médecin) Je considère que l’on mélange les genres en sortant les sages-femmes de leur rôle, qui tourne autour de la grossesse et de l’accouchement, pour leur permettre de faire une prescription qui est médicale.
Notre compétence est plus large et inscrite dans le code de la santé publique. Nul n'est censé ignorer la loi, encore moins celui qui la crée... non ?


M. André Trillard. (Vétérinaire UMP) La contraception n’est ni un acte banal ni un acte sécurisé. Il suffit pour s’en convaincre de considérer les difficultés parfois épiques que doivent surmonter les jeunes femmes âgées de 25 à 35 ans pour avoir des enfants après avoir suivi une contraception orale.
Encore un tout petit effort et il va nous annoncer que la contraception rend stérile...
Et infidèle aussi pendant qu'on y est ? *
 
La prescription de certaines substances larga manu par des professionnels qui ne sont pas au cœur de la problématique présente un risque.
On peut parler du médiator ?

Je respecte les sages-femmes, qui jouent un rôle très important, mais, force est de le constater, quelques-unes d’entre elles n’ont pas le niveau requis pour déceler les problèmes qui peuvent survenir du fait de la prise d’un contraceptif.
L'incompétence de certains, qu'ils soient médecins ou sages-femmes, ne peut être appelée pour discréditer une profession dans son ensemble.Votre "respect" ne m'honore pas...

 

Faut-il s'en étonner... cet amendement n’a pas été voté, à quelques voix près (145 pour, 154 contre)

Ma fibre féministe me fait souligner que l’ensemble des sénateurs ayant soutenu cet article sont des sénatrices.

Ma fibre militante me fait souligner que la seulefemme qui s’est prononcé contre l'extension de la prescription aux sages-femmes est médecin.

 


Vous trouverez l’ensemble des débats ici et les résultats détaillées du vote .

*Jean Coumaros : "Les hommes perdront alors la fière conscience de leur virilité féconde, et les femmes ne seront plus qu'un objet de volupté stérile". (débats lois Neuwirth; juillet 1967)

 



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11 mars 2011

Tronquée

Tronquée cette information sur la possibilité d’un suivi gynécologique par les sages-femmes.
"A noter toutefois qu’il convient de passer par la « case médecin » pour se faire prescrire un éventuel bilan biologique. Que ce soit avant la première contraception, à l’occasion d’un renouvellement ou d’un changement de contraceptif".

Soyons précis ! Le titre III de l’article L5134-1 du code de la santé publique précise : Les sages-femmes sont habilitées à prescrire les contraceptifs locaux et les contraceptifs hormonaux. La surveillance et le suivi biologique sont assurés par le médecin traitant.

A cette lecture, je comprends :
-  que nous pouvons prescrire (et bien évidemment interpréter !) le premier bilan, celui qui accompagne la première délivrance d'une contraception.
(Précision utile : selon la Haute Autorité en Santé et en l’absence d’antécédents médicaux particuliers, ce bilan peut être différé de 3 à 6 mois, ainsi que l’examen gynécologique. En clair, une jeune fille peut repartir avec son ordonnance de pilule sans passer immédiatement par les cases labo et toucher vaginal).

-   que nous pouvons prescrire le bilan biologique suivant, à contrôler tous les cinq ans. Mais que le lobby médical souhaite nous considérer inaptes à interpréter le dit bilan.

- qu’il n’empêche, la consultation de suivi annuel permettant de renouveler une pilule, de réaliser un examen général et un frottis (tous les deux à trois ans) peut sans problème être effectuée par les sages-femmes.

CQFD.


Edit du 12/03: Voir aussi ce communiqué du conseil de l'Ordre des sages-femmes

 

Ce billet est périmé !! L’article 44 de la LOI n° 2011-2012 du 29 décembre 2011 relative au renforcement de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé a donné aux sages-femmes la possibilité d’assurer le suivi biologique de la contraception hormonale. 

 

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10 mars 2011

Toute puissance

Des examens de biologie médicale et d'imagerie permettant d'évaluer le risque que l'embryon ou le fœtus présente une affection susceptible de modifier le déroulement ou le suivi de la grossesse sont proposés, lorsque les conditions médicales le nécessitent, à toute femme enceinte au cours d'une consultation médicale.

Cet alinéa II de l'article 9 de la loi de bioéthique* met, à juste titre, une bonne partie du monde médical en ébullition ; l’ajout de quelques mots vient très fortement peser sur son sens.

Quelques mots laissant à penser que le praticien pourrait décider seul…

Toute puissance totalement décalée à l’heure du consentement éclairé où chaque acte se doit d'être expliqué et argumenté en présentant bénéfices escomptés et complications potentielles afin que le "patient" puisse se déterminer en connaissance de cause.

Toute puissance simplement aberrante qui substituerait la volonté du praticien au choix parental.

Régulièrement, je rencontre des couples qui découvrent avec stupeur que le dépistage du risque de trisomie 21 n'était pas "obligatoire" ; d'autres, faute d'explications, ont fait cet examen sans en avoir compris les enjeux.

Voilà maintenant que certains voudraient se dédouaner de simplement le proposer.

Deux attitudes opposées, un seul travers, l'hégémonisme médical.

 

*projet de loi adopté par l’assemblée nationale et examiné ce mercredi par la commission des affaires sociales du Sénat donc non définitivement voté


Une sympathique mise en avant par canalblog et un nombre certains de nouveaux passants venus flâner sur quelques phrases ici déposées.
Merci de vos nombreux commentaires.
Merci pour vos mails osant livrer à l’inconnue vos blessures et fêlures.
La conviction qu’écrire ici n’est pas un plaisir tout à fait inutile.


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08 mars 2011

Alibi

Ils attendent leur troisième enfant. A chaque fois, ce père s'est investi avec bonheur dans la grossesse, s'est montré réellement attentif et soutenant lors de l'accouchement, a "paterné" avec tendresse cette nouvelle vie s’invitant chez eux, s'enchantant par exemple des tétées nocturnes, moment de douceur partagée à trois dans la chaleur du lit.

Ce jour là, deux autres couples sont présents pour une ultime séance de préparation à la naissance. La conversation s’initie autour des derniers événements, émotions, ressentis. Au fil de ces rencontres, chacun s'est confié un peu plus au groupe qui partage maintenant une réelle complicité.

Assise à ses cotés sur le tapis de mousse, l’œil taquin, elle le secoue par le bras, chuchotant de plus en plus fort «Dis leur ce que t’as dit ! Mais si ! Dis-leur ! Mais dis-leur ! »
Ainsi mis au défi, il se résout à raconter.

Grand gaillard travaillant sur les chantiers routiers, il a quitté son travail un peu plus tôt ce soir là pour nous rejoindre. Comme ses collègues s’interrogeaient sur ce départ anticipé, il a voulu partager un peu de son expérience et du plaisir pris à ces échanges. Devant leur air goguenard, il s'est tu rapidement pour se sauver sur une pirouette :
«C’est pas pour moi hein, c’est pour faire plaisir à ma femme ! ». 


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05 mars 2011

Baby Boom - Préambule

Dois-je remercier TF1 qui s’apprête à m’offrir matière à d'acides chroniques au cas où je manquerais d’inspiration ?

La seule présentation me fait déjà frissonner.

Une quarantaine de caméras ... Irruption présentée ainsi dans l'extrait vidéo «des caméras se sont invitées au moment le plus intime et le plus magique de la vie d’un couple ». Choix judicieux que d’aller envahir ces instants d’intimité. Volonté louable d'offrir à chacun, nouveau-né compris, son quart d'heure de gloire wharolien...

- Nouveau divertissement - T’as raison coco, ces moments mêlant amour, peur, confiance, douleur, instinct, inconscient, vie et mort ne sont que purs moments de divertissements.

-"On bloque et on pousse bien en bas" - L'utilisation de ce pronom indéfini en lieu et place d'un nom ou mieux encore d'un prénom m'exaspère ! Comment n’exister que par cette apostrophe impersonnelle lors de ce moment fondateur ?

-"On y va, on s'accrocheJ’aime cette combativité invitée par les mots. Mais l'appel pourrait être plus fort. Laissez-moi chercher … "à l’assaut" ?

- Hurle la sage-femme - Ben oui, à l’assaut quoi, quasi une question de vie ou de mort … C’est bon pour l’audimat ça coco !

- Le papa s’évanouit submergé par l’émotion - Un trop plein d’angoisse nourri par les hurlements de la sage-femme... ?

Ceci ne dure que 28 secondes, montage haché de brèves séquences pour appâter le chaland. Mais ces extraits et la présentation qui en est faite laissent augurer du pire.
A suivre…

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