01 avril 2011

Ne coupez pas

Changement de garde, je prends le relai auprès de cette jeune femme en travail, sur le point de mettre au monde son premier bébé.
Elle est à dilatation complète et le temps pour faire connaissance est forcément restreint.
Les transmissions faites par ma collègue sont simples : tout va bien. Travail tranquille, péridurale posée à 3 cm sur demande maternelle, dilatation régulière, présentation fœtale banale.
Seule anicroche à ce tableau, sa péridurale est plus qu’efficace ; elle ne sent pas grand-chose…
On fera avec.

Quand je lui propose de pousser - espérer qu’un besoin spontané émerge de ce corps insensible étant parfaitement utopique - elle sourit et se dit impatiente d’arriver au moment de la rencontre.
Elle force son expiration. Assez rapidement, les premiers cheveux noirs apparaissent à la vulve. Quelques contractions encore et le périnée commence à se tendre.
J’ai alors une phrase malheureuse - mais je ne le comprendrai qu’ensuite.
« A la prochaine contraction, vous allez souffler plus doucement pour laisser le temps à votre périnée de s’adapter… »
Que n’ai-je dit là ! Dans un  improbable tour de passepasse, le bébé remonte et disparait…
Totalement !

Je l’interroge sur son ressenti, ses appréhensions. Elle m’assure de sa totale sérénité. Ce bébé a pourtant fait "demi-tour" sous mes yeux.
J’insiste un peu, tends quelques perches. Nous avons tout notre temps ;  son enfant va bien et la péridurale poursuit son travail anesthésique.
Il faudra parlementer un moment avant qu’elle ne concède une franche terreur de l’épisiotomie… terreur évidemment réveillée par mon conseil, lui signifiant que le moment fatidique de la dilatation vulvaire était venu.
Je mets encore de longues minutes à la convaincre de ma volonté de ne pas intervenir, puis il faudra plusieurs contractions pour ramener le bébé à sa place initiale.
Un intermède de 20 minutes.

Apaisée, elle acceptera ensuite de souffler doucement, les yeux rivés au miroir reflétant la tête de son enfant en train de se dégager doucement. Pour la rassurer tout à fait, mes deux mains restent rivées à ses genoux, preuve absolue que je ne m’emparerai pas d’une paire de ciseaux.


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Commentaires sur Ne coupez pas

    on a toutes des peurs qu'une maladresse peut reveler. L'important est de prendre le temps, comme vous l'avez fait pour parler, rassurer, expliquer. Certains se seraient contenter de dire "ha bah je vais chercher la ventouse, il est remonter, ça fait dejà 20min, c'est trop" ...

    Posté par rply, 01 avril 2011 à 07:52 | | Répondre
  • çà me fait penser à ma nuit d'avant hier...primi, tracé du coeur du bébé bizarre: ralentissements variables, le genre où on se demande comment se passera la descente dans le bassin...j'attends le plus possible avant de "m'installer" pour les efforts de la fin....1ere poussée sur l'expir, pas encore au top pour ce que peut faire la maman, le bébé descend prodigieusement....alors, pour voir (je rappelle qu'il s'agit d'une primi, avec un travail de 8h après rupture, et ralentissements pendant le travail), je lui demande de ne pas pousser (là aussi, péri un peu béton...)...résultat: en 15 min, bébé est né, sans aucun effort de la part de sa maman, un moment magique...
    sauf que, comme il s'agissait d'un 1er bébé, les parents n'ont pas pu se rendre compte de la rareté de ce genre d'accouchement...

    Posté par léna, 01 avril 2011 à 08:20 | | Répondre
  • rien que d'entendre le mot episio j'en ai des frissons. rare sont les professionnelles sur qui ont peu avoir confiance. notre corps n'est devenu qu'un objet, qu'une chose sur la quelle on applique le protocole. l'humain n'existe plus.
    bravo pour votre engagement, votre boulot. il faut faire bouger les choses

    Posté par oum ismail, 01 avril 2011 à 09:26 | | Répondre
  • Je comprend sa terreur. J'avais la même. De toutes les craintes que peuvent faire naître un accouchement (et c'était le premier), c'était la pire pour moi. Et avant de commencer à pousser (une péridurale très bien dosée, j'ai senti qu'il était temps de pousser, tout mon corps me le faisait comprendre), j'ai dit à la sage-femme: "vous n'allez pas couper hein ?". Elle m'a rassurée en me disant qu'elle allait tout faire pour l'éviter. Résultat une choupinette qui arrivée en 15/20mn (je fais confiance à son papa parce que moi j'ai eu l'impression que ça durait 5mn), pas d'épisio, deux petit points pour déchirures superficielles de la peau. Le bonheur )

    Posté par Tacha, 01 avril 2011 à 09:29 | | Répondre
  • De bon matin votre article m'a fait pleurer
    Je m'y retrouve tellement, ça me ramène à tellement de souvenirs... cette dame dont vous parlez, c'était exactement moi il y a deux ans. Sauf que je n'avais pas parlé de ma crainte de l'épisio, tellement j'étais persuadée qu'on m'en parlerait !
    Seulement, j'ai eu la malchance de tomber sur une personne qui m'a coupée, sans me le dire, sans me demander mon avis... Je ne l'ai appris qu'à la fin, quand on m'a recousue. Quand j'ai demandé à la personne (pas la même que la première) qui me recousait si "c'était grand", elle m'a répondu d'une façon exaspérée "qu'est-ce que ça peut vous faire ?" (je devais être le 450 gigot à poser la question.)
    Du haut de mes 20 ans je n'avais pas osé répliquer, et je le regrette encore aujourd'hui.
    Ce n'est qu'une anecdote sur cet accouchement qui reste un cauchemar de procédures abruties et sans humanité pour moi, bien que mon fils aille très bien aujourd'hui.

    J'attends mon deuxième enfant pour Juillet dans un hôpital différent, j'ai préparé un projet de naissance au cas où, et j'espère sincèrement que le jour J j'aurais droit à une sage-femme aussi honorable que vous...
    Merci pour votre blog, il m'a été précieux pour comprendre beaucoup de choses sur la naissance, et même si je pleure ce matin, c'est pour me rendre plus forte !

    Posté par Zazou, 01 avril 2011 à 09:53 | | Répondre
  • Uoi, ça parle à bien des femmes ce que vous racontez là !
    Pour mon 4è bébé (prévu assez gros) accouchement en privé avec un médecin que je découvrais de plus en plus interventionniste, j'avais dit à mon mari : "si tu le vois se saisir de ciseaux, tu lui tapes sur la main pour les faire tomber, ça les déstérilisera et le temps qu'ils aillanr en chercher une autre paire j'aurais fini d'accoucher !"...
    ca conduit à de belles extrémités leurs façons de disposer de nos corps sans nous demander notre avis !
    Bébé 4 pesait 4kg, et j'ai de moi même coiffé sa tête avec mes mains au moment de l'expulsion... périné intact et médecin furieux

    Posté par Bécasse, 01 avril 2011 à 10:16 | | Répondre
  • Incroyable, cette rétractation!... je n'aurais pas cru cela possible avec la péri. Merci pour ce témoignage, c'est très intéressant.

    (Côté terreur, les femmes devraient plutôt l'être par l'incontinence que peut causer une déchirure du périnée. Mieux vaut une épisio que de mettre des couches à vie et ne pouvoir sortir pour cette raison bien humiliante qu'on arrive plus à retenir ses pipis et ses cacas. Je ne comprends pas la peur de l'épisio. On n'a rien contre les sutures de l'arcade sourcilière quand elle est déchirée. Alors pourquoi
    craindre une suture au niveau du périnée? Perso, j'ai trois enfants. J'en ai eu une pour mon aîné, périnée nickel 1 mois plus tard! j'en ai eu une pour l'enfant suivant: périnée nickel. Mon 3ème bébé a deux mois et demi, je n'ai pas eu d'épisio et mon périnée est toujours nickel. Moi, je reste contre l'incontinence. Merci au corps médical qui sait ce qu'il fait. )

    Bon vendredi.

    Posté par iphane, 01 avril 2011 à 10:32 | | Répondre
  • Le com de Iphane me fait bondir! Oui, protéger de l'incontinence, c'est ce qu'on dit...mais comment savez vous que sans épisio pour vos premiers vous auriez eu une déchirure, provoquant une incontinence? Comment en êtes vous certaine?
    J'ai moi même eu 5 enfants en 1992,1995, 1999, 2006 et 2008. Episio pour les trois premiers, pas d'épisio en 2006 et 2008, et juste quelques éraflures (pour le dernier, j'ai refusé les points qu'on voulait me faire, et tout s'est remis naturellement). Curieusement, mes deux derniers bébés étaient pourtant les plus dodus et avaient des périmètres craniens supérieurs à ceux de mes trois premiers...Alors? Je n'y vois rien d'autre qu'une (saine et louable) évolution des pratiques, et je reste persuadée que mes trois épisio n'avaient rien de "nécéssaires". Protocolaires, sûrement, plus confortables pour les intervenants médicaux, peut-être, mais certainement pas nécessaires!

    Posté par No, 01 avril 2011 à 10:48 | | Répondre
  • Soit dit en passant, selon la dernière étude, même un périnée intact ne préserve pas de l'incontinence, puisque les muscles profonds sont parfois abimés sans que cela se ressente sur les superficiels.

    Pour ma part, j'essaie de prendre le temps de parler de l'épisio avant l'accouchement (quand je prépare la table et qu'elle voit passer les ciseaux, c'est pas mal), en expliquant bien que je n'ai pas l'intention d'en faire, qu'il y a quelques occasions qui pourraient m'y amener, et que dans ce cas je ne la préviendrai pas sur le moment même, mais que je lui expliquerai ensuite ce qui s'est passé.
    Et puis je me suis mise à la suture à un fil, qui a fait ses preuves en terme de qualité de cicatrisation, de confort, et d'esthétique. Parce que bon, entre une épisio de 6 ou 7 cm recousue avec des points très serrés et une de 3 suturée sans forcer, il y a un monde en terme de douleur et de conséquences.

    Posté par Get72, 01 avril 2011 à 11:11 | | Répondre
  • Heu, ça fait des années qu'on a montré que l'épisio ne diminue pas l'incontinence et n'évite pas les déchirures graves du périnée...

    Le seul intérêt réellement reconnu, c'est de diminuer le temps d'expulsion quand le bébé ne va pas bien.
    Voilà les recommandations françaises de 2005, Iphane : http://www.cngof.asso.fr/D_PAGES/PURPC_14.HTM

    Posté par MCSF, 01 avril 2011 à 11:28 | | Répondre
  • Un très beau récit emprunt de respect, de confiance et de compréhension dans lequel je me retrouve car, si l'accouchement ne m'effrayait pas, l'idée d'un coup de "ciseaux" dans mon intimité me terrifiait. Et j'ai eu une chance folle. D'abord celle de tomber sur une sage-femme, lors de la préparation à l'accouchement, qui a su entendre ma peur panique de l'épisio et m'aider à préparer un projet de naissance. Ensuite, que le jour dit, la sage-femme de l'hôpital soit respectueuse de nos choix et laisse mon périnée se déchirer au lieu de le couper. "Dans le sens de la fibre", quelques points et tout va bien !

    Posté par Nanou, 01 avril 2011 à 13:20 | | Répondre
  • On a longtemps cru que l'épisio était bien pour le périné (périné soit disant plus solide une fois recousu, etc.) et on se rend compte maintenant que c'est faux. Il n'y a pas à blamer iphane, elle ne fait que relayer ce qu'on lui a expliquer.
    J'avais peur de l'épisio, tout simplement parce que le symbole des ciseaux, découpant mon intimité, mutilant ma vulve, c'était quelque chose d'intolérable. La sage femme qui m'a accouché m'a prévenu qu'il y aurait peut être une petite déchirure, mais rien qui ne justifiait une épisiotomie. J'ai effectivement eu deux points de sutures, que je n'ai plus senti après quelques jours. Ma sœur quant à elle, a souffert de sa cicatrice d'épisiotomie pendant des mois. Ce sont les deux extrêmes. L'incontinence ne se prévient qu'avec la rééducation périnéale, pratique qu'on commence seulement à généraliser.
    Pour la peur d'être découpée, elle serait peut être moins présente si les gynécologues ne la pratiquaient pas sans le consentement de leur patientes. Un ami me racontait que le jour de l'accouchement de sa femme, le gynécologue a saisi les ciseaux en lui faisant signe de la boucler. Comme zazou, sa femme ne s'est rendue compte qu'elle avait eu une épisiotomie quand on l'a recousue. Ce genre de comportement me fait bondir, où est le consentement éclairé ?

    Posté par la sorcière, 01 avril 2011 à 14:14 | | Répondre
  • Iphane, il n'y a pas UN article de recherche qui prouve que l'episiotomie protège de l'incontinence. Pas UN. Si vous trouvez faites moi signe. Par contre les 30 points de suture APRES une episio forcée, jusqu'à l'anus et une recupération qui a duré des mois, ça je vois assez regulièrement. J'ai eu quatre enfants et je n'ai jamais recupéré aussi vite que lorsque la sf n'avait PAS coupé. Je regrette amèrement la douleur et l'inutilité des deux premières episio.

    Posté par Mme Gremichon, 01 avril 2011 à 15:24 | | Répondre
  • J'aimerais rajouter que la technique actuelle des césariennes qui consiste à couper puis a dechirer le muscle est intéressante et le rapprochement avec l'episio pas anodine. Un tissu dechiré guérit bien mieux qu'un tissu coupé. Evidemment c'est demander plus de travail de la part de celui qui recoud...Quand je pose la question aux medecins debutants ils me disent tous qu'une dechirure c'est "chiant" à recoudre alors qu'une episio c'est royal. Mais demandons à la mère ce qui la fait souffrir le moins et ce qui au final lui permet de recupérér plus vite? Right. Ce n'est jamais l'episio.

    Posté par Mme Gremichon, 01 avril 2011 à 15:31 | | Répondre
  • Ouh la la, j'en ai des frissons car je me revois cette nuit du 6 décembre 2009...
    Bébé en souffrance, qui remontait à chaque fin de poussée et le moment horrible :
    "poussez Madame"
    "gniiiiii"
    COUIC!
    Pas de péridurale car fièvre maternelle, donc épisio HYPER DOULOUREUSE.
    J'ai pu avoir de nouvelles relations sexuelles "normales" 6 mois après l'accouchement.
    Le pire des cauchemars à ne pas revivre, je l'espère.

    Posté par Norzem, 01 avril 2011 à 16:17 | | Répondre
  • Merci 10 lunes! Heureusement qu'il y a des soignants comme toi....Moi aussi j'ai une sainte terreur de l'épisio, bien que je n'en ai jamais eu (BB1 césa, BB2 acc total physio ) Elle est la plupart du temps INUTILE, toutes les études récentes prouvent qu'elle ne réduit pas le nombre de déchirures, qu'elle ne protège pas contre l'incontinence, au contraire... es seules indications sont une souffrance foetale aigue puisqu'elle permet alors de sortir bébé rapidos ou des lésions graves du périnée comme des mutilations sexuelles.

    Malheureusement, beaucoup de soignants ne semblent pas encore être au courant ou ne veulent pas changer leurs habitudes et racontent encore cette histoire débile de "mieux vaut une épisio qu'une déchirure" NON!

    Get27 ce que tu fais est non seulement illégal mais affreux...tu ne peux pas pratiquer un acte sur ton patient sans recueillir son consentement éclairé...puis préparer les ciseaux en prévenant que tu ne diras pas si tu coupes...C'est pas rassurant, c'est terrifiant, hors de question d'accoucher avec toi...

    Posté par Stef, 01 avril 2011 à 19:55 | | Répondre
  • Lors de mon second accouchement, je suis arrivée tellement limite à la mater que les sages-femmes n'ont pas eu le temps de lire mon dossier.

    Une fois l'accouchement fini, je pose la même question qu'à ma première grossesse :
    - "je n'ai pas de déchirure ou d'épisio ?"
    - "non, non, juste une très légère éraflure et je n'y touche pas vous auriez plus mal qu'une cicatrisation seule"
    Elle me pose ensuite la question :
    - "vous aviez eu une épisio ou une déchirure au 1er ?"
    mon mari de lui répondre :
    - "ben oui ! un périnée complet !"
    et là elle nous dit :
    - ben "heureusement" qu'on n'a pas lu votre dossier car un périnée complet au 1er c'est direct une épisio pour les suivants !

    Je voulais absolument un accouchement sans péri et éviter tant que possible l'épisio... Je suis si heureuse qu'elle n'ait pas lu mon dossier !

    Posté par Miss Lilice, 01 avril 2011 à 21:58 | | Répondre
  • L'épisio... très mauvais souvenir. Pas douloureuse sur le coup mais après... pfff. Non seulement ça n'a pas empêché l'incontinence mais en plus, question vie sexuelle... ben voilà quoi. Du coup, pour le deuxième, j'avoue que j'angoisse. J'ai pas franchement peur de l'épisio en soi... mais j'aimerais qu'on me prévienne AVANT, enfin, si c'est pas trop demander

    Posté par Babeth, 01 avril 2011 à 22:47 | | Répondre
  • Pour Grand Mec N°1, épisio, de routine pour un premier, je suppose. Deux jours plus tard, grosses douleurs, impossible de bouger, fièvre : infection + abcès sur la cicatrice qu'il a fallut ouvrir, pose de" lames" et cicatrisation sans recoudre ... ça fait un gros bourrelet sous le doigt maintenant. Pour les P'tits Mecs 2,3 et 4 pas d'épisio, pas de déchirure, pas d'éraillure, rien ... Ils avaient pourtant tous les 3 une plus grosse tête !! Et périnée "tonique" ... Merci la rééducation !!

    Posté par Béatrice N°2, 02 avril 2011 à 14:59 | | Répondre
  • Vaste débat le dire ou ne pas le dire?... je ne pense pas que la tête sur la vulve soit le meilleur moment de parler de ça... Il vaut mieux l'aborder en cours de prépa, puis au cours de travail, quand on connait (enfin) la personne qui va nous accoucher...

    Après il est vrai que certains périnées sont très toniques et que certains rythmes cardiaques ne nous permettent pas aussi longtemps. Mais dire à une maman "je suis désolée, je dois couper" (même en ayant parler avant) est le meilleur moyen d'avoir une femme agitée, qui recule dans le lit, refuse de pousser etc etc (et le RCF qui continue à se casser la figure juste à côté).

    Je comprend tout à fait que ce geste horrifie. En tant qu'étudiante sage-femme j'ai moi même "mal" quand je dois couper. C'est pour ça que je réduis de plus en plus la longue liste des indications de l'épisiotomie apprise lors des cours (OS, siège, gémellaire, etc etc). Mais je pense que les grosses anomalies du RCF restent une bonne indication.

    Posté par elly, 02 avril 2011 à 15:08 | | Répondre
  • Merci.D'être vous et d'aider ces mères à avoir confiance en elles.

    Posté par Benedicte, 02 avril 2011 à 15:50 | | Répondre
  • personnellement, la seule vraie indication pour couper c'est le rythme de bébé, et encore... quand le périnée est souple, je ne coupe pas... mais les OS, les macrosomes, j'évite de couper! (et c'est pas pour ça que j'ai plus de grosses déchirures... le seul périnée complet que j'ai eu, c'est un bébé de 2900g né en DLG, alors...)

    Posté par ambre, 02 avril 2011 à 20:24 | | Répondre
  • @Stef : merci de me ranger d'office dans les bouchers, ça fait chaud au coeur ! Donc pour info, quand je parle de préparer la table avec les ciseaux, ce sont des ciseaux du cordon dont je parle... Et voilà justement une fort bonne raison d'en parler à ce moment-là, pour éviter que la femme en face ne pense "ciseaux=épisio quoi qu'il arrive", alors que rien à voir...
    Quant au débat "quand le dire ?", je suis assez d'accord avec les raisons d'Elly ; c'est d'ailleurs ce que j'explique justement à mes patientes. Celles d'entre elles qui me disent préférer le savoir quand même sur le moment et chez qui je suis amenée à le faire sont exaucées.
    Le consentement éclairé peut aussi consister à faire confiance à une personne précise (et pas à tout personnel médical qui passe par là, bien entendu) à propos d'un geste précis dont les indications et les modalités ont été discutées auparavant.

    Posté par Get72, 02 avril 2011 à 22:00 | | Répondre
  • "Vaste débat le dire ou ne pas le dire?... je ne pense pas que la tête sur la vulve soit le meilleur moment de parler de ça... Il vaut mieux l'aborder en cours de prépa, puis au cours de travail, quand on connait (enfin) la personne qui va nous accoucher...

    Après il est vrai que certains périnées sont très toniques et que certains rythmes cardiaques ne nous permettent pas aussi longtemps. Mais dire à une maman "je suis désolée, je dois couper" (même en ayant parler avant) est le meilleur moyen d'avoir une femme agitée, qui recule dans le lit, refuse de pousser etc etc (et le RCF qui continue à se casser la figure juste à côté)."

    Et si on demandait leur avis aux principales intéressées ?
    Après m'être beaucoup posée la question de dire ou pas, j'en ai conclu qu'il pour être intéressant, tout simplement, d'en parler avec la femme (prépa et/ou au moment de l'accouchement) afin qu'elle puisse exprimer, en fonction de SA sensibilité, ce qu'elle préfère qu'on fasse en cas de nécessité d'épisiotomie :lui dire ou pas ?

    Parce que si certaines vivent extrêmement violemment le fait d'avoir été coupée dans leur sexe sans qu'on les préviennent, d'autres vivent violemment le fait que non seulement on le fasse, mais qu'en plus on leur dise avant !
    Alors laissons-leur la parole et surtout, n'oublions pas de communiquer au maximum avec eux pour établir un réel partenariat autour de la naissance de cet enfant.
    Comme Ambre, j'ai des souvenirs de femmes dont le bébé n'allait pas bien, mais avec qui des relations de confiance étaient établies, à qui je n'ai pas caché que le bébé n'était pas en forme, qu'il avait besoin d'elle, que peut-être pour accélérer la naissance je ferai une épisio et qui ont su trouver de l'énergie au bout des orteils pour le faire naître plus vite que je n'aurais dégainer mes ciseaux, ou pour qui le geste a été bien vécu, parce qu'expliqué, justifié (en une phrase parfois) et compris.

    Posté par MCSF, 02 avril 2011 à 22:01 | | Répondre
  • J'ai vécu le même genre de situation, péridurale trop dosée, je poussais sur commande de la sage femme quand soudain je sens un "crac". J'ai tout arrêté et le bébé est parti en arrière, la sage femme a eu beau me dire que c'était son doigt qui avait craqué, ça m'a effrayé ...
    Et mon ressenti était juste : avec un bébé de 4 kg, j'ai évité la péridurale (comme je le souhaitais) mais eu le droit à une sacrée déchirure.

    A-t-elle eu raison de me mentir ?

    Je ne sais pas vraiment, si elle m'avait avoué que je venais d'avoir une déchirure, j'aurai eu du mal à continuer de pousser c'est sûr ...

    Posté par azzulita, 03 avril 2011 à 00:26 | | Répondre
  • Lapsus (révélateur ???) péridurale à la place d'épisiotomie !

    Posté par azzulita, 03 avril 2011 à 00:38 | | Répondre
  • Je ne crois pas que le post de 10Lunes était "contre l'épisio".... j'ai l'impression que la position des SF est "contre l'épisio à outrance". Parfois il vaut mieux le faire plutôt que d'avoir une grosse déchirure, non? Moi aussi l'épisiotomie me terrorisait. La SF avec qui j'ai fait la préparation à l'accouchement m'avait un peu rassurée sur ce point : pourquoi on la fait, pas du tout systématique, antalgie, etc... J'ai eu de la chance le jour J : périnée intact. Je dois dire d'ailleurs que c'est via les blogs de SF que j'ai appris qu'on pouvait ne PAS avoir de déchirure ou d'épisio, que l'accouchement à périnée intact c'était possible

    Posté par Chris, 03 avril 2011 à 10:25 | | Répondre
  • Faire une épisiotomie ne réduit pas le risque de "grosse" déchirure, autrement dit déchirure grave qui irait jusqu'à l'anus.

    Posté par MCSF, 03 avril 2011 à 11:23 | | Répondre
  • Je sais que je ne fais que répéter ce qui a été dit plus haut, mais il y a longtemps qu'on a démontré que l'épisio ne réduit en aucun cas le risque de déchirure grave, et qu'en plus, elle ne réduit que très peu la durée de l'accouchement. À part certains cas très particuliers, aucun bénef. Et je suis triste de voir à quel point certaines ont été conditionnées par le discours médical "on la fait pour éviter les déchirures"...
    Ma sage-femme m'a dit ne pas en faire plus de deux par an (sur 40-50 accouchements), et que dans nombre de cas, elle aurait pu le prévoir car femme au périnée très tonique (typique des gymnastes ou chanteuses).
    Et perso je ne supporterais pas qu'on me découpe sans me prévenir avant, si vraiment mon bébé est en souffrance et que c'est nécessaire, ça ne prend pas des heures à expliquer !

    Posté par soleil-, 03 avril 2011 à 14:26 | | Répondre
  • Est-ce bien nécessaire?...

    Et bien, voilà un sujet qui suscite bien des passions. Le ton parfois monte et certaines d'entre vous semblent à la limite agressives.
    Restons calmes. Merci.

    J'ai livré une impression et un vécu qui furent les miens, et s' ils sont différents de la plupart des vécus et ressentis, il ne faut pas m'en vouloir.
    Sur 3 accouchements, je n'ai d'ailleurs pas vécu la même chose. Une épisio de plusieurs points lors de la naissance de mon aîné en 1997, (épisio qui ne m'a causé aucun problème, même les premières semaines après l'accouchement) un point en 2008, et rien du tout en 2011.
    Comme l'ont heureusement compris quelques-unes des lectrices de ce billet, mes propos ne sont que ceux rapportés par les pratiquants qui effectuent des épisio (histoires des déchirures, incontinences, etc...). En 1997, j'ai fait confiance au personnel qui m'a fait accoucher.
    Ceci dit, si j'accouche une autre fois dans ma vie, si la SF s'empare des ciseaux, sans la blâmer ni même la mépriser, je lui demanderai peut-être, son respect sauf: "Est-ce bien nécessaire? si c'est nécessaire, allez-y!"

    L'auteur de ce blog pourra peut-être nous dire dans un prochain billet s'il y a outrance ou non en matière d'épisiotomie dans les maternités?

    Bien à vous.

    Posté par iphane, 03 avril 2011 à 19:44 | | Répondre
  • Premier accouchement: petite épisio, la SF m'a prévenue avant de couper. Cicatrisation parfaite, pratiquement aucune douleur, et aucune gêne dans les rapports. Nickel.
    Second accouchement: grosse déchirure, et épisio ("pour arrêter la déchirure" dixit la SF après la délivrance). Je la crois, c'est son boulot, pas le mien. Aucun souci avec la cicatrisation de l'épisio, en fait je ne saurais même pas la situer sur mon périnée. Par contre la déchirure... bonjour les dégâts. Facile de la localiser, ça fait un bourrelet (je vais sûrement le garder à vie, lui). Ça me fait encore mal, et c'était il y a 5 mois. Pas encore repris les câlins, peur à cause de ma cicatrice :/

    Posté par Vero_31, 03 avril 2011 à 23:20 | | Répondre
  • Petite rectification:
    Gremichon>> Lors d'une césarienne on ne déchire aucun muscle. On incise la peau, on coupe l'aponévrose des grands droits (abdominaux) puis on les écarte aux doigts mais on ne les déchire pas !! Ensuite on incise l'utérus.

    Posté par Knackie, 04 avril 2011 à 09:41 | | Répondre
  • Les très rares fois où je dois pratiquer une épisiotomie (anomalies du RCF essentiellement), je préviens la maman, celà me paraît une évidence...
    Ceci dit... les anomalies du rythme à l'expulsion s'améliorent plutôt une fois que la tête a franchi le bassin et qu'elle amplie le périnée ; en général à ce moment là, qui serait le moment de faire l'épisio, le rythme est meilleur car la compression de la tête est moins importante... ça permet souvent d'éviter l'épisio!
    Et d'accord avec G27 sur la suture "1 point 1 fil", bien moins douloureuse dans les suites que la suture classique en points séparés.

    Posté par foligou, 04 avril 2011 à 15:35 | | Répondre
  • Envi de faire une petite mise au point !
    C'est le travail de bloquer pousser qui contrarie la souplesse du périnée il se tonifie quand la respiration se bloque il se relâche sur l'expiration ! la prévention c'est aussi la conscience du périnée pendant la préparation, le travail d'assouplissement anté natal , de massage possible t l'acceptation le lâcher prise au moment du passage du bébé ! En plus en bloquant on descend l'utérus le bébé la vessie et le rectum : la voilà la cause d'incontinence.
    Forçage et fortes pressions. Si on soulève un peu le bassin et qu'on place les fémurs en rotations internes le périnée est relâché, en expire ou expiration freinée il s'ouvre et laisse passer bébé en même temps que deux petits muscles ischio coccygiens se blindent pour le protéger lors du passage vers l'arrière du coccyx. C'est ce qui se passe sur le côté , cela ouvre plus de place et moins de déchirures ! mémoire de yohann Moreau présenté au collège des sages femmes.
    http://www.gynepro.fr/portail/sources/congres/cnsf2009/02-1030-Moreau/player.asp
    http://www.cnsf.asso.fr/journees/pdf/7eme/MOREAU_LUNDI_10H00.pdf
    Génial et passionnant dans un niveau trois 15 % d'épisio maintenant !

    Posté par titinesf, 04 avril 2011 à 18:47 | | Répondre
  • Ici épisio pour ma 1ère, alors que je l'avais refusée, je reste convaincue que c'est pour que ça aille plus vite car tout allait bien autant pour moi que pour ma fille, accouchement rapide, pas de souffrance foetale... Et il a fallu qu'elle coupe !! Episio qui c'est prolongée en déchirure, pas très grande, mais plusieurs semaines avant que je puisse m'asseoir et aller aux toilettes sans douleur, 1 an pour ne plus avoir de douleurs pendant les rapports, 3 ans et demi après une cicatrice toujours sensible et après double séances de rééduc un périné toujours pas terrible...Le 2ème va pointer son nez dans quelques semaines, si je vois la moindre paire de ciseaux c mon pied dans la figure de celui qui la tient !!!

    Posté par Taromit, 05 avril 2011 à 14:21 | | Répondre
  • J'ai dansé pendant 25 ans, jusqu'à 15H/semaine. J'ai monté et je monte toujours à cheval. J'ai des accouchements par ailleurs très longs (15H à chaque fois). Autant dire que sans episio...J'en ai eu 3, qu'on m'a faites sans me le dire...en même temps je croyais que c'était la règle! Il y a beaucoup de choses qui m'ont choquée et marquée dans mes accouchements, mais bizarrement pas celle-là. J'ai d'ailleurs le périnée tellement tonique qu'à chaque fois que j'ai commencé ma rééduc post-partum la SF m'a dit après la 1ère séance que ce n'était pas la peine de la faire: sans doute que l'épisio était vraiment nécessaire. Comme quoi, il n'y a pas de règle, juste des personnes qui se rencontrent, se comprennent...ou pas.

    Posté par Az, 06 avril 2011 à 11:34 | | Répondre
  • "L'auteur de ce blog pourra peut-être nous dire dans un prochain billet s'il y a outrance ou non en matière d'épisiotomie dans les maternités?"

    excusez-moi, mais là je trouve votre remarque... juste drôle ! d'une naïveté confondante...
    on dirait moi, il y a qq années...

    la chose qui est rare en maternité, c'est l'absence du pack "péridurale +(= ?) épisio"

    mes grossesses commencent à dater, mais déjà il y a 10 ans, la littérature sur le sujet était considérable !

    au point, si je ne m'abuse, que l'épisio soit interdite au Royaume-Uni. (les soignant(e)s, pouvez-vous confirmer ou infirmer ?)

    Posté par faribole, 06 avril 2011 à 17:05 | | Répondre
  • Je n'ai pas cette notion pour le Royaume-Uni : ils ont un taux d'épisio de 13%.

    Cela dit, à part l'auteur de ce blog, il y a déjà les auteurs des recommandations de 2005 et l'OMS (qui ont encore plus de légitimité que notre 10lunes) qui disent qu'il y en a trop puisqu'ils recommandent une diminution de ce taux.

    Un lien encore : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89pisiotomie

    Posté par MCSF, 06 avril 2011 à 18:39 | | Répondre
  • Bravo au commentaire de titinesf : avant de sortir les ciseaux, il y a toute l'aide physiologique à apporter.
    Pour mon expérience : je ne voulais PAS d'épisio Non, non et NON. Seulement les SF ne savaient pas vraiment conseiller sur la physio. Moi, je voulais me mettre à 4 pattes, on m'a laissé faire, mais au bout d'un certain temps (20-30 min ?), ça n'avançait pas alors elles m'ont fait mettre sur le côté, cela ne me convenait pas alors devinez quoi, j'ai fini sur le dos, pieds dans les étriers à pousser tellement fort pour que les ciseaux et les forceps ne débarquent pas que j'en ai été marquée de points rouges sur le buste pendant deux jours. J'étais si fière d'avoir éviter ce coup de ciseaux... Seulement, une telle poussée forcée bloquée laisse des traces : déchirure (même si pas douloureuse, elle est là), utérus bas, périnée lâche, même avec rééduc. Donc, il n'y a pas que l'épisio à revoir : il y a aussi le minutage et la position !

    Posté par fjell, 06 avril 2011 à 22:46 | | Répondre
  • J'arrive après la "bataille" (et je crois que le mot est bien choisi)
    J'ai connu l'époque où l'épisiotomie était quasi systématique. Heureusement, sa pratique chute de façon régulière depuis plusieurs années. Le CHU de Besançon a atteint le taux record (en France) de 3.4 %(http://bit.ly/eKM5E0 ) Nous sommes sur la bonne voie !

    Tout a déjà été dit dans les commentaires. L'épisio ne protège pas le périnée, n'évite pas les déchirures graves. Elle peut parfois (rarement) se discuter pour faire gagner du temps à un bébé en détresse, très exceptionnellement devant des tissus infiltrés qui vont mal réagir...

    L'essentiel est surement de respecter la physiologie de l'accouchement, de laisser le temps au corps maternel de s'adapter, de ne pas faire pousser en bloquant mais de laisser le réflexe expulsif s'installer, d'éviter la position gynéco et ses jambes fléchies à 90°... En gros, l'inverse du stakhanovisme que l'on voudrait imposer aux salles de naissance pour rentabiliser équipement et personnel !

    Posté par 10lunes, 09 avril 2011 à 23:38 | | Répondre
  • Bonjour, lu plus haut dans les commentaires une réflexion sur les périnées abîmés qui devraient subir une épisiotomie en raison de mutilations sexuelles...

    Qu'en est-il vraiment pour ces femmes? Mesdames (messieurs) les sage-femmes, que faites-vous pour les aider à accoucher et guérir sans trop de douleurs de ce côté?

    Avez-vous une formation spécifique?



    Par ailleurs il me semble que si on laisse le temps au périnée de se préparer à la sortie du bébé, de laisser la tête "masser" la zone en le laissant remonter revenir remonter revenir, cela peut éviter une épisio ou une déchirure... Il suffirait de ne pas être pressés tant que tout le monde va bien?

    Pour ma part 1er bébé de 2kg370, accouchement très médicalisé sur le dos, une déchirure qui m'a empoisonnée pendant des mois. 2eme bébé de 3kg450, accouchement sur le côté très respectueux de la physiologie, périnée intact, assise sans douleur quelques heures après...

    Posté par Marietoune, 12 avril 2011 à 23:44 | | Répondre
  • Les périnées excisés sont donc cicatriciels, et selon la cicatrice, plus ou moins fibrosés, c'est à dire avec une perte de souplesse, et un risque de déchirure accru ; cela concerne essentiellement pour ce que l'on rencontre en France le périnée antérieur (clitoridectomie, parfois associé à l'ablation des petites lèvres) ; l'accouchement sur le côté par exemple permet une bonne ampliation du périnée postérieur, plus de place pour le bébé et donc moins de sollicitation du périnée antérieur, qui risque alors moins de se déchirer. Il faut de la patience, comme toujours, et une confiance réciproque, cela va de soi...

    Je ne crois pas qu'il existe de formation spécifique de ce côté, c'est l'expérience et celle des collègues qui instruit.

    Posté par foligou, 13 avril 2011 à 23:35 | | Répondre
  • 3 enfants 3 accouchements à des années lumière... :
    BB1 épisio surdéchirée, périnée complet, incontinence anale de plusieurs mois
    BB2 épisio car ralentissement ++ du coeur. Vite cicatrisée 0 souci ceci dit
    BB3 déchirure minime, pas d'épisio grâce à quoi ? M. L'Obstétricien n'a pas eu le temps d'arriver lol... Merci Madame la Sage-Femme 2 heures après l'accouchement je galopais !

    Posté par Magali, 07 mai 2011 à 02:29 | | Répondre
  • Sans aucune intention de relancer la polémique, je souhaiterais savoir s'il est vrai que les étudiantes SF doivent avoir réaliser un certain quota d'épisio pour obtenir leur diplôme et, si c'est le cas, à combien s'élève le nombre d'épisio qu'elles doivent avoir fait. Si Dix lunes ou une de ses collègues passe par là...

    Posté par pétrolleuse, 28 mai 2011 à 15:53 | | Répondre
  • pétrolleuse>> On n'a pas de quota d'épisio à effectuer par contre un a un certain nombre (une trentaine) de sutures à faire (épisio ou déchirure).

    Posté par Knackie, 28 mai 2011 à 16:13 | | Répondre
  • *on a

    Posté par Knackie, 28 mai 2011 à 16:13 | | Répondre
  • @Knackie, merci pour la réponse super rapide Knackie! Toutefois, j'imagine que pour acquérir la technique, il faut bien avoir manié la paire de ciseaux un certain nombre de fois, non? Ou alors, ça peut peut-être se pratiquer sur un mannequin?

    Posté par pétrolleuse, 28 mai 2011 à 16:18 | | Répondre
  • Les mannequins ne sont pas vraiment terrible, et puis un vrai gens c'est différent. Niveau technique on considère qu'un coup de ciseau ne l'est pas tellement (après qu'on ai eu la théorie quant à l'indication et la réalisation et même au niveau pratique, on peut facilement montrer où couper à un étudiant sans lui faire faire), pas technique au point d'avoir un quota (et puis déontologiquement ce serait quand même bizarre).

    C'est surtout la réfection de l'épisio qui limite les suites compliquées.

    Posté par Knackie, 28 mai 2011 à 16:27 | | Répondre
  • @Knackie, Merci pour avoir rectifié quelques idées fausses...

    Posté par pétrolleuse, 28 mai 2011 à 16:43 | | Répondre
  • Alleluya! Merci Knackie d'avoir apaisé mes doutes: je suis sur le point de m'inscrire à la formation de sage-femme mais j'ai récemment réalisé ce qu'était une épisiotomie (en voyant une photo des ciseaux en action... j'en ai pleuré pendant une heure et je ne peux encore m'empêcher de serrer les cuisses quand j'y repense) et je ne me voyais pas obligée d'en faire à la pelle pour avoir le diplôme. Ouf!

    Posté par Mémère, 18 avril 2013 à 23:56 | | Répondre
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