Le droit à la faille
Son parcours est chaotique, pas de diplôme, un enfant arrivé tôt dans sa vie, une séparation, la précarité, puis une rencontre et cette nouvelle grossesse. Elle s’interroge et s’inquiète de son devenir, de celui de sa famille recomposée, souhaite se donner un avenir professionnel… A chaque consultation, elle revient sur ces multiples questionnements pesant sur sa grossesse. Je tente de l’accompagner, suggère certaines pistes, cherche à lui ouvrir quelques portes.
Pour poser tout cela, il lui fallait un lieu, un interlocuteur. En piochant au hasard, c’est tombé sur moi. Cela dépasse le cadre du suivi de grossesse mais je lui offre volontiers le temps dont elle a besoin.
Ce jour-là, je la croise en sortant de la maternelle avec un de mes enfants. Je suis pressée, et dans une "autre vie", la mienne.
Je la salue d’un sourire, sans m’arrêter et poursuis ma route, tenant la main de mon petit. Comme tous les enfants, il occupe déjà l’espace des récits de sa journée et de ses projets de goûter.
Au regard qu’elle me lance, je sens immédiatement que je l’ai blessée… comme si mon attention lors de nos rendez-vous n’était que façade.
Je me promets de m’en excuser à notre prochaine rencontre, d’expliquer la séparation que je souhaite préserver entre activité professionnelle et vie privée.
Mais je n’en aurai jamais l’occasion. Elle ne vient pas au rendez-vous suivant. Je laisse un message sur son répondeur m’inquiétant de ne pas avoir de ses nouvelles. Lorsque je tente une seconde fois de la joindre, c’est son compagnon qui décroche, furieux, m’accusant de la harceler.
J’imagine que les conversations que nous avions lui sont apparues comme une totale mascarade. J’avais failli…c'était impardonnable.
Je m’en suis voulu de ne pas avoir pris le temps de quelques mots en la croisant. Je lui en ai voulu de ne pas me laisser m’en expliquer.
Cette vieille histoire m’a accompagnée, m'aidant à mesurer l'intensité de certaines attentes, la profondeur de la possible déception. Comme une leçon à garder en mémoire.
Pas assez cependant. Il y a quelques semaines, une mère revue en consultation, envahie de questions après la naissance de son enfant. Un rendez-vous ajouté à une journée chargée, le retard déjà accumulé au moment de la recevoir, préoccupée par une autre consultation s’annonçant difficile, la paperasse à assurer, les coups de fil à donner, mon insomnie de la veille et le frigo vide… Je ne me suis pas montrée disponible.
J'en ai eu conscience sans parvenir à faire mieux. Fatiguée, pas envie, plus envie.
Elle est partie en me lançant le même regard que celui croisé un jour devant la maternelle. J’ai tenté de m’excuser un peu plus tard, par téléphone.
Mais c’était le répondeur…
Commentaires sur Le droit à la faille
- Hou ! C’est un sujet qui me parle. Et c’est là tout le problème de la relation si particulière qui s’établit entre une sage-femme et sa patiente. De part votre formation, votre métier, votre approche spécifique de la grossesse et de la naissance, vous savez créer un espace privilégié qui incite au lâcher-prise et aux confidences les plus intimes, d’autant plus que les femmes, dans ces cas-là, sont en position de vulnérabilité et en proie à de multiples inquiétudes. Mais la chaleur, l’humanité, l’extrême bienveillance dont vous faites preuve avec vos patientes sont des qualités professionnelles avant tout, et elles ont leurs limites. Alors que pour beaucoup de femmes, c’est une des rares occasions dans une vie où elles pourront ainsi se laisser aller. Et cet abandon est total car elles vous confient à la fois leur intimité physique et psychique. Ne vous étonnez donc pas que parfois, elles « surinvestissent » dans cette relation si particulière. Un peu comme lorsqu’on fait un transfert sur son psy. A la différence près que dans la cure psychanalytique, le transfert fait partie de la thérapie et que les psys, eux, savent gérer cette étape de la relation avec leur patient…
Personnellement, j’ai déjà été échaudée une fois. Moi qui suis d’habitude si pudique au niveau de mon corps et de mes sentiments, j’ai eu l’impression – sans doute un peu puérile – d’avoir été piégée, dupée par cette intimité que ma SF avait su créer. J’ai bénéficié d’un super suivi pendant ma première grossesse, mais la seule chose qui me reste de cette relation, 2 ans après, c’est qu’elle n’était pas disponible pour moi lorsque j’ai eu besoin d’elle et j’en ai éprouvé beaucoup d’amertume et, oui, la sensation d'avoir été trahie. J’en ai tiré les leçons : dans le cadre d’une deuxième grossesse, s’il est clair pour moi que c’est encore vers une SF que je me tournerai (même si ce ne sera pas la même…), je veillerai à rester dans le cadre d’une relation classique soignante-soignée, et je n’en attendrai pas davantage. Et plus jamais je ne me laisserais aller à considérer une SF comme mon unique confidente, et certainement pas comme une possible amie… - Il est vrai que ces moments de consultations sont attendus, en temps que future maman on est effectivement pleines de questions et la relation qui se construit avec une sage-femme est importante.
Je pense qu'il faut pas contre différencier les approches d'accompagnement, la relation qui se construit avec une patiente en maternité n'est pas la même que celle qui va se construire dans le cadre d'un accompagnement global pour un AAD, une accouchement en plateau technique ou en maison de naissance (un jour peut-être)
Je comprend que quand tu sors d'une journée de consult en maternité ou d'une garde de 12h tu puisse avoir envie de couper.
Mais d'après moi, quand tu fais de l'accompagnement global tu t'attaches à tes patientes un peu +, surtout si le courant passe bien (ça dure un an en tout), et donc ensuite c'est compliqué de couper...
Ou est le juste milieu je ne sais pas, mais un métier humain c'est malheureusement aussi cela, on ne peut pas plaire à tout le monde ni satisfaire tout le monde. - Je ne suis pas sûre qu'il ne soit question que d'attentes (même si elles sont indéniables...).
Je pense aussi que dans certaines situations de fragilité, il est plus difficile d'interpréter les situations, la tentation d'y voir la preuve de sa propre médiocrité est grande et il est donc d'autant plus difficile d'admettre l'évidence qu'un soignant en qui on a confiance puisse être fatigué/préoccupé/pas disponible...humain quoi!! Pour moi tu as fait au mieux en tentant de dissiper ultérieurement le possible malentendu, tu as en tout cas fait mieux que je n'ai qu'exceptionnellement connu de la part de soignants fatigués/préoccupés/pas disponibles...
- Non, le mieux serait au minimum de s'excuser...avant! De dire que l'on manque de temps, de disponibilité, qu'il faudra se jour là aller à l'essentiel.
Il est vrai que cette relation est particulière, que l'on nous confie beaucoup de choses et que nous ne savons pas forcément bien le gérer. Il est si valorisant d'être LA sage-femme. Si l'on attend beaucoup voire trop de nous, c'est parce que nous l'avons permis.
Il faut analyser nos failles, sans mea culpa exagéré, sans critique injustifiée des attentes que NOUS avons suscitées... - Un peu d'ac avec tout le monde.
Et cette position dans laquelle on se met un peu nous même et qui peut être si gratifiante...
Un travail de psychanalyse et des échanges type Balint m'ont beaucoup aidés à réfléchir à cet investissement réciproque. Même si je n'ai toujours pas la "juste réponse" dans tous les cas, ça a eu le mérite de me faire avancer sur la question. Une piste intéressante ? - partageBonjour, j'ai été émue de votre "droit à la faille" et de votre humilité. Je ne fais pas partie du corps médical, mais de celui du bien-être. J'ai récemment suivi un enseignement de Shiatsu pour femme enceinte, par une sage-femme anglaise francophone. Dans cette formation plusieurs sage-femmes ont évoqué la difficulté de se positionner en France pour travailler avec des sage-femmes, que ce soit en maternité ou en libéral, alors qu'en Angleterre, les maternités ouvrent les bras à tous les praticiens de yoga ou autres techniques de bien-être dédiées au bien-être des femmes enceintes. Votre travail est magnifique, mais vous pouvez vous faire aider pour le suivi et l'accompagnement non médicaux. En tant que praticienne de Shiatsu et de MLC (travail psycho-corporel) je n'hésite pas à adresser à des collègues ou au corps médical mes clients dont je ne peux pas assumer toute la problématique à moi toute seule. Je suis très soulagée de pouvoir compter sur ce réseau, tout autant que mes clients. C'est une autre forme d'accompagnement, pouvoir déléguer et partager, et cela m'aide à garder du temps pour moi et la gestion de mes propres problématiques, et ainsi rester plus disponible quand il le faut. Voilà, juste pour témoigner mon partage de vos doutes et failles, mais qu'il y a toujours une solution lorsque l'on peut se faire aider. Encore bravo pour votre courageux témoignage.
- Chère Madame,
Mise à la une sur la page d'accueil de Canalblog, je découvre votre blog et votre dernier message. En temps normal je ne laisse que rarement des commentaires aux blogs que je visite, mais là, votre sincérité me touche et je tenais juste à vous dire les quelques mots suivants :
Ne vous flagellez donc pas tant !! Dites-vous que si tout le monde ici-bas avait une conscience aussi aiguë d'autrui que vous l'avez, le monde n'en serait que meilleur !
Comme certaines vous l'auront dit avant moi, peut-être la prochaine fois faudra-t-il aiguiller certaines de vos patientes vers des groupes de discussion, des psychologues voir même des confesseurs qui sait... malheureusement ces derniers se font de plus en plus rare.
Vous faite beaucoup de bien autour de vous, vous visez la perfection, et c'est admirable, mais accordez-vous une toute petite marge d'échec, même si c'est humainement difficile à supporter, l'écriture vous fait apparemment du bien, et j'espère que des petits mots comme le mien vous en ferons en retour.
Bon courage pour l'avenir,
de tout coeur
Lili. - J'aime l'idée d'une pratique à plusieurs plutôt que d'un transfert sur une seule personne. La positon de la SF laisse place à une forme de fausse "intimité" qui permet de gros malentendus. S'adresser au couple permet de réduire cette forme de don de soi au particulier ! Sachons rester à notre place, une présence avec une écoute attentive, mais il y a un échange et non un don de soi..ainsi cela permet le "aujourd'hui je ne suis pas aussi disponible nous en reparlerons", plutôt que de vouloir avoir "toutes les casquettes...sage femme , copine, amie, pour moi la première suffira respectueuse et professionnelle à "compétences limitées", je soutiens et suis soulagée de cette réalité !! Ne pas vouloir trop donner, risquer de "gaver", de faire la trop " bonne mère" et attention à la situation de vécu d'abandon aussi après la grossesse, préparer l'autonomie et non la dette !
Martine Le Havre - Non , je ne trouve pas qu'il s'agisse d'une faille: pour cette femme croisée à la maternelle, la distance c'est aussi ce qui met un cadre; il y a la vie professionnelle et la vie personnelle.
Même s'il existe des passerelles, cela rassure les gens, c'est aussi leur signifier que sorti du cadre, rien suinte, rien ne sera visible aux yeux de tous, cela reste dans le secret du cabinet, du bureau, de la rencontre.
Et puis les questionnements de mère réveillent aussi les questionnement liés à la maternité ds la tête du professionnel.
Là reste la réflexion pour sortir du sentiment de culpabilité.
100drine
http://journaldeclasse1.canalblog.com/
http://gareoloulougarou.canalblog.com/ - Je suis d'accord avec Lili et 100drine ; une relation professionnelle voire plus proche se vit toujours à deux ; quand l'un fait un pas en arrière, l'autre ne doit pas pour autant quitter la scène ; et d'ailleurs, s'il choisit de le faire, c'est peut-être qu'il est passé à une autre étape.
Perso, j'ai vécu la situation inverse lors de mon dernier accouchement avec une sage femme à mon écoute faisant preuve d'humour et son élève stagiaire un peu trop collante ; cette dernière m'a regardé avec des larmes dans les yeux à la fin pour me dire qu'on avait vécu ensemble un grand moment alors que bon, de mon coté, celle avec qui j'avais vécu cette grande expérience c'était sa référente! - Je découvre ton blog et ce récit et je me dis que peu importe les commentaires qu'on te laissera, cet impression de "raté" restera en toi ..je ne suis pas résignée mais je me dis que parfois il ne peut en être autrement: on avance, on réussi, on tombe, on rate, on retient , on tente de faire mieux ..
le questionnement intérieur et ce que l'on accepte de se pardonner n'appartiennent qu'à nous même . - non , rien raté du tout car il me parait primordial de séparer vies prof de la vie perso. Les patients qui me croisaient au supermarché et qui me demandaient des nouvelles de leur prise de sang se voyaient gentiment rabroués. Certains ont changé de toubib et d'autres sont restés dans ma patientele. En tout cas , ils ont tous appris le respect de la personne prof et de la personne privée. Et surtout maintenant je me promene sans craindre de croiser des patients qui répondent à mon salut et qui me laissent tranquille.
- Vous, les SF, vous tenez une place vraiment particulière car, tout en étant des professionnels de la médecine, vous jouez aussi le rôle qui était tenu auparavant par les femmes de la famille – mère, tante, sœur… - auprès des futures mères. Et je suis en désaccord avec un bon nombre de commentaires postés ci-dessus car je pense que ce flou, cette ambiguïté entre le professionnel et le privé, c’est vous qui l’entretenez délibérément afin d’inciter les femmes à placer votre confiance entre vos mains: vous nous conseillez en vous appuyant parfois sur votre expérience personnelle et, en retour, vous recueillez nos confidences sur les sujets les plus intimes. Alors ne vous étonnez pas que certaines femmes en arrivent à exiger plus de vous que ce que vous êtes prêtes à donner. Personnellement, j’ai vécu une expérience décevante de ce genre (une SF avec laquelle j’avais noué une relation très forte pendant la grossesse, qui me suivait dans le cadre d’un accompagnement global et qui s’est défilée au dernier moment, pour des raisons qui m’échappent encore…). J’ai effectivement cru que ma SF était devenue mon amie, que c’était réciproque et que je pourrai compter sur elle. Et sincèrement, je ne pense pas que ce soit moi seule qui sois à l’origine de ce malentendu. Alors si vous n’êtes pas en mesure d’être à la hauteur des attentes, des espoirs que vous suscitez, si vous n’êtes pas capables de respecter les engagements que vous avez pris, n’essayez pas de vous faire passer pour ce que vous n’êtes pas et veillez à rester dans un cadre strictement professionnel, en le faisant savoir à l’avance: cela évitera beaucoup de déconvenues…
- Impossible de répondre à tous vos commentaires argumentés.
En quelques mots,
MCSF, merci de me rappeler les groupes Balint. j'avais tenté d'y participer il y a très longtemps mais ça avait été un échec. (groupe très homogène de médecins + une SF en pièce rapportée). Je pense que ce serait plus "facile" maintenant car la pratique en consultation se rapproche bien plus de celles des autres praticiens ; du coup, je vais chercher ce qui se fait dans mon coin.
Pour les mots gentils: ils sont gentils mais vraiment, mon propos n'est pas de venir me faire plaindre ici, juste de partager un début de réflexion sur cette relation que nous établissons et sur les gardes-fous que nous devons mettre en place pour qu'elle soit le plus juste possible.
En ce sens, je suis bien d'accord avec titinesf, mieux vaut travailler en réseau et n'être pas l'unique interlocuteur, plus ou moins idéalisé, d'une femme ou d'un couple. Oui,la relation doit se baser sur l'échange et non pas un simulacre de dévouement. D'ailleurs tes propos annonçaient ceux de Camelia.
Oui Camelia, il y a une juste distance à trouver entre la présence attentive et une fausse amitié. Oui, la SF n'a pas à parler de sa vie, elle est là pour accompagner un moment de la tienne. Oui nous ne devons pas entretenir d’ambiguïté. Et oui, c'est extrêmement décevant de s'apercevoir que la relation était biaisée.
Mon seul désaccord avec toi porte sur la manipulation. Je ne crois pas que cela soit de cet ordre là. Il s'agit plutôt d'une difficulté à prendre notre juste place. Mais c'est bien de notre responsabilité d'y veiller.
Enfin, je finis avec Knackie qui pique. T'es dure ! Je vais pas non plus raconter que mes failles ! Mais s'il faut une piqure de rappel : http://10lunes.canalblog.com/archives/2010/08/19/18841685.html
- Il y a des métiers comme ça, où les gens surinvestissent la personne qu'ils ont en face d'eux... des métiers dont tu n'as pas honte mais que tu tais pour éviter que les gens ne sonnent à la porte même de nuit pour éviter de se déplacer dans un bureau ou bien faire le 18 : j'ai mis six ans à savoir que ma voisine était assistante sociale (elle a du déménager car son précédent voisinage lui apportait les dossiers "cas" à traiter pendant les barbecue, elle était harcelée) Quand au fait d'être pompier : les gens sonnent à la porte pour qu'on leur enlève un nid de guêpe ou qu'on vienne soigner les égratinures du 'tit dernier et qui ne comprennent pas que oui c'est nous qui assumont les sorties et les urgences, mais non, faut dabord faire le 18...
ça n'a rien à voir avec ce que tu vit, mais bon, les gens sont ce qu'ils sont et personne n'y changera rien - Je n'ai pas l'impression que ce ne soit propre qu'à la relation professionnelle de santé/patient-client. Les gens attendent souvent énormément des autres, trouvant normal que ceux ci donnent de leur temps quand ils sont dans un cadre laissant imaginer que c'est leur rôle. Pour ma part je suis bénévole dans une association (et salariée à temps plein à côté, plus une vie), et j'ai souvent l'impression que les gens pensent que je devrais être plus disponible et les propositions d'aide sont très très très rares...
Une société où l'on nous a appris a être un consommateur tout puissant plutôt qu'un acteur pouvant disposer de soutien, d'appui, d'avis, etc... avant de lui même aider les autres dans son domaine de compétence ?
Mais c'est certainement encore plus fort avec le domaine médical. J'imagine parce que ce n'est vraiment pas ma vision des choses.










Les 2 situations me semblent toutefois différentes... La 2e se passe durant l'espace de consultation, ou tu n'as pas pu donner à cette femme tout ce que tu voulais lui donné. Mais tant que la médecine sera exercé par des hommes, et des femmes, nous resterons faillibles, fatigués, malades, enrhumés, indisposées, parfois affamées et déshydratées (ou tout à la fois, au bout de 12 ou 24h de garde) etc etc... et malheureusement pas aussi attentives que nous devrions! Chacun fait ce qu'il peut.
Pour la 1e situation, je comprend que la femme ai trouvé en toi un soutient, un répère. Mais les patientes nous sur investissent beaucoup trop parfois. Entre celles qui nous considèrent comme prestataires de soins, en pures consommatrices et celles qui nous considèrent comme limite comme leur soeur ou leur meilleure amie... Ou est le juste milieu?
Quand je vois certains commentaires sur les forums, sur les blogs ou les femmes vantent les mérites de LEUR sage-femme, toujours là, toujours joignable, H24, ou qui est restée 3h après la fin de sa garde pour les accoucher...
Moi je dis non, comme je dis non pour les sms a 3h du matin, les coups de fils le dimanche, les RDV a 20h le soir, les avis gynéco au milieu du supermarché... Ce n'est pas ma place de sage-femme. Entre la technicienne froide et l'amie (la bonne soeur?) dévouée, il y a un juste milieu.
Tu as, (et j'ai, et nous avons), notre vie, notre famille, etc.