5249624713_5f4aed5030_bElle raconte la naissance de son ainé. Sa première surprise a été de bien tolérer les contractions. Elle imaginait la tempête, ce n'est qu'une brise marine. Elle passe un long moment chez elle, certaine que son enfant est en route mais convaincue de n'être qu'aux prémices de l'accouchement. Puis le vent se renforce et les incite à partir pour la maternité.

La seconde surprise est d'apprendre qu'il n'est plus temps de poser une péridurale. La dilatation est complète, l'enfant déjà bien engagé. Elle n'a pas du tout anticipé cette situation et se sent très démunie.

Clinique privée oblige, son obstétricien est appelé. Entre temps, la sage-femme présente cherche à la rassurer. Tout se passe bien. Elle va mettre au monde sans tarder ce bébé qui ne demande qu'à naître, déjà presque posé sur le périnée. D'ailleurs, si elle le veut bien, en prenant juste un peu d'air, en soufflant doucement, il va avancer tranquillement...

Peine perdue. Sa panique va croissant ; cette douceur ne lui convient pas, ne la contient pas.

Puis le médecin arrive et elle décrit combien son autorité l'a rassurée. "Quand j’accouche, faut me donner des ordres simples. La sage-femme me parlait gentiment. Le gynéco a été plus efficace : INSPIREZ, BLOQUEZ POUSSEZ ! "

 

©Photo VSELLIS