phone

Comme tout le monde (?!), j’ai un portable à utilisation professionnelle. Portable qui m'a lachée brutalement un soir de l'hiver dernier. Ecran noir, impossible d’appeler, impossible de décrocher quand il sonne, impossible de savoir qui cherche à me joindre…

Petit stress en imaginant quelque parent ou futur parent inquiet en mal de réponse.

Le lendemain à la première heure, je suis à la boutique. Diagnostic sans appel, mon téléphone est mort. Qu’à cela ne tienne, voilà l’occasion de choisir un modèle et un forfait plus performants.

C’est comme cela que je suis arrivée chez SFR, chassée par un concurrent auquel j’étais fidèle depuis des années et qui du coup trouvait logique de me proposer des tarifs bien supérieurs à ceux offerts à ses nouveaux clients.

Chez SFR, je suis accueillie à bras ouverts. La vendeuse se met en quatre pour me dépanner immédiatement tout en conservant le même numéro. Je repars munie d’un téléphone en parfait état de marche et d’un forfait illimité.

Tout cela est bien plus onéreux que mon ancien contrat mais une accumulation de réductions m'est offerte; nouveau client, promotion du mois, déstockage du portable (déjà has-been), offre professionnelle. Grâce aux remboursement et déductions promis, le tarif redevient attractif.

Sauf que… 6 mois plus tard, zéro remboursement et zéro déduction.

Je passe au magasin une première fois mais faut ramener le dossier ; une seconde fois avec le dossier, mais il manque d’autres papiers. Nouvelle visite avec tous les documents requis. Je patiente longuement en attendant qu’un des vendeurs se libère.

Pendant ce temps, une autre cliente vient se renseigner. On lui a promis des appels compris dans le forfait vers tous les fixes mêmes à l’étranger et ses appels en Allemagne sont pourtant facturés en plus.
Le vendeur vérifie et confirme : "Pour l‘Allemagne, c’est hors forfait.
- Mais on m’avait dit que... s'étonne la cliente
- Le vendeur la coupe : Le forfait, c’est seulement pour l’Europe.
Sourire complice avec ma voisine de galère qui s'autorise à préciser : Mais l'’Allemagne c’est en Europe !
- Oui le forfait concerne toute l'Europe... mais pas l' Allemagne".
Ce serait noté en tous petits caractères dans le contrat...

Quand vient enfin mon tour, il faudra encore une heure montre en main à la vendeuse qui s’occupe de moi (ma présence étant requise tout ce temps) pour me confirmer après moults appels à divers services que l’engagement de réduction était une erreur et que le fait que cela soit noté à la main sur mon contrat ne prouve rien.... Et quand j’annonce que  je vais donc résilier mon abonnement puisque ce n’est pas sur ces bases là que le contrat était signé,  ben je peux pas puisque je me suis engagée pour deux ans !

Entre ce qui m'était annoncé pour me convaincre de signer et ce qui est effectif, y a comme un ravin.

Pendant ce temps, le ballet des clients venant se renseigner, réclamer, acheter, se poursuit.
Je serais partie totalement furieuse si un autre dialogue surréaliste n'avait éclairé ma soirée.

Un quinquagénaire malentendant vient demander des explications sur l'emploi du smartphone acheté quelques semaines plus tôt. Le vendeur explique, ré-explique, ré-ré-explique les bases de la navigation sur le net avec une réelle bonne volonté . Comme il parle fort afin que son interlocuteur l'entende bien, personne ne perd une miette de ses tentatives pédagogiques. Les minutes défilent et le client semble toujours aussi perdu.

Une petite demi-heure plus tard, le vendeur, désespéré, cherche à s’esquiver et suggère :
- "Le mieux serait de contacter le service assitance, tranquillement, de chez vous.
Le monsieur rechigne, désignant son oreille et l’appareil qui la surmonte.
- Non, non. J’ai du mal avec les boites vocales. Je dois à chaque fois trouver quelqu'un pour le faire pour moi…
- Ok, vous entendez mal avec cette oreille, mais vous avez essayé avec l’autre ? "

 

 

PS : Je jure que rien n’est inventé…

PS bis : en insistant lourdement, j'ai récupéré quelques euros. Mais ça reste très loin de ce qui m'était promis à la signature. SFR si tu m’entends….

 

©Photo