06 novembre 2009

Chapeau bas

Un tout jeune couple en salle d’attente, rieur et insouciant. Cette première rencontre s’annonce joyeuse.

Nous commençons par évoquer leurs besoins, leurs envies pour la venue de ce bébé. Une question me semblant anodine sur l’alimentation de ce futur enfant la fait se figer. Elle assène avec force qu’elle n’allaitera pas.
Affirmation si catégorique que je m’interroge sur sa signification. Est-ce qu’elle accepte d’en dire un peu plus ? Sa réponse est éclairante : cancer du sein, première opération, récidive, ablation totale du sein puis reconstruction… L'asymétrie de sa poitrine - du fait de  la variation de volume du sein indemne par rapport au sein reconstruit - est d’ailleurs le seul fait difficile à vivre de cette grossesse.

Elle déroule les mots avec sérénité, évoque la proximité passée de la faucheuse qui lui donne maintenant l’envie de profiter de chaque instant, rêve à ce nouvel avenir offert par la médecine.  Il est tourné vers elle, l’écoute avec attention, ponctue son récit de quelques paroles d’approbation.
Une fois tout cela mis à plat, ils reprennent posément leurs réflexions sur l’arrivée de ce bébé.

Puis repartent main dans la main, le visage paré de deux immenses sourires témoignant de leur confiance en la vie.

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04 novembre 2009

Scatologie

« Poussez comme pour faire caca !»

En me racontant son accouchement précédent, elle s’étonne encore de cette injonction. «Pourtant, ce n’est pas la même chose. Je ne sentais pas la même chose ».

Je ne peux qu’abonder dans son sens, la comparaison ne tient pas.
La progression ne se fait ni dans la même direction puisque le bébé vient s’enrouler autour du pubis, ni dans le même espace, vagin et rectum sont deux organes proches mais cependant bien distincts (! ), ni de la même manière, si les femmes ont majoritairement appris à aller à la selle en silence - rançon d’une certaine pudeur et de la finesse des murs de nos appartements - la naissance se fait idéalement sur le souffle et mieux encore sur le cri.

Plus dérangeant encore est ce « caca »,  qui infantilise les mères et associe l’arrivée d’un enfant à l'expulsion d’un étron.

Sommes-nous assez attentifs aux mots que nous prononçons ? Un reportage diffusé il y a quelques années présentait une école de sages-femmes en Allemagne. Les étudiantes se formaient à la pratique de l’accouchement sur un mannequin de plastique. Elles accompagnaient leurs gestes de phrases convenues, « c’est bien Mme Schmidt, encore Mme Schmidt, soufflez Mme Schmidt ».
Paroles stéréotypées susceptibles d’être indéfiniment répétées aux femmes ?

Une mère sentant le besoin de pousser ne peut se retenir. Souvent elle dira « ça pousse » plutôt que « je pousse », tant elle ne maitrise pas la vague qui vient de son ventre.
Nul besoin alors de la guider.

Cette absurde comparaison scatologique, trop souvent relatée par des parents étonnés voire choqués, vient souligner combien certains, empêtrés dans leurs routines,  en oublient le message qu'ils transmettent. Les mots, quasi vidés de leur sens,  sont répétés rituellement…

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02 novembre 2009

Altérité

Encore étudiante, je suis en stage au « bloc obstétrical » d’un grand centre hospitalier.
La communauté maghrébine est importante et beaucoup de femmes venant accoucher ne parlent pas ou très mal le français.
Elles sont prises en charge de façon standard par des équipes déjà très occupées et peu enclines à faire l’effort de les comprendre.

Elles ont bien du mal à rester allongées sur la table mais cette position leur est imposée. De temps en temps, une plus rebelle que les autres profite de notre absence pour détacher les fils de son monitoring et s’accroupir au sol.
Il ne vient à l’idée de personne de respecter son choix et la femme est rapidement réinstallée comme la médecine moderne (fin des années 70) l’exige.

A la fin de l’accouchement, le respect n’est toujours pas de mise. Afin que les femmes cessent de pousser - pour laisser la sage-femme réaliser le sacro saint dégagement de la tête - on leur pince le nez, geste surprenant censé les stopper dans leur élan.

Choquée par l’inhumanité de cette prise en charge, j’apprends quelques mots d’arabe. Très peu, juste de quoi amorcer un semblant de communication : « Bonjour, ça va, pousse, un peu, beaucoup, ne pousse plus, merci, fille, garçon, petit, gros, tout va bien, au revoir.… » Avec ma minable douzaine de mots au compteur, leurs notions de français, les gestes et les regards, on y arrive. Le but n’est pas de soutenir une conversation mais de faire un pas vers ces femmes. Et puis, je sais leur demander de cesser de pousser, plus besoin de les pincer…

Un peu de chaleur humaine.
Ce que l’hôpital laisse de coté en ne prévoyant pas de recours à un interprète.
Ce que mes futures consœurs sages-femmes ne cherchent plus à offrir, lassées et démotivées par ce quotidien difficile.

Un soir, une femme arrive en larme, expliquant avec ses mains et ses quelques mots de français qu’il est trop tôt pour accoucher, qu’elle n’est enceinte que de 6 mois. La sage-femme, au vu de son ventre conséquent, ne la croit pas et laisse l’accouchement se faire. Un peu plus tard, nous verrons naitre non pas un mais trois bébés, grands prématurés qui ne survivront pas.

Je ne sais si, en écoutant ce que disait cette femme,  nous aurions pu faire mieux - la médecine était moins performante qu’actuellement - mais nous n’avons même pas essayé…
Résultat conjoint d’une communication difficile et d’une certaine arrogance du « savoir » médical.

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01 novembre 2009

Conversation

Quelques mots happés au hasard d’une file d’attente.

Deux femmes en grande conversation arrivent juste derrière moi. Du coin de l’œil, j’aperçois un joli ventre rond moulé dans un t-shirt fleuri.
« C’est bête. S'il nait à la date prévue, sa grande sœur ne sera pas là »
« C’est ton troisième quand même, tu ne vas pas aller jusqu’au bout »
« Je sais pas mais je vois mon gynéco la semaine prochaine, je vais négocier la date avec lui»
« T’as bien raison, maintenant on peut choisir ce qu’on veut »

….

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31 octobre 2009

Bientôt maman, suite et fin

Le second volet du documentaire « Bientôt Maman » se consacrait à l’arrivée de l’enfant. Reflet d’une certaine réalité française, aucune des naissances évoquées n’échappe à la médicalisation. La péridurale est de règle.

Deux  femmes sont filmées sur toute la durée de leur accouchement.
Pour la première, la naissance est provoquée. Le bébé nait couvert de vernix et la sage-femme confirmera qu’il a un peu d’avance… Nous n’en saurons pas plus. Rien ne permet d’affirmer que ce déclenchement a eu lieu sans raisons médicales, mais rien ne dit le contraire. Manque d’explication qui peut laisser penser que les enfants doivent naitre à notre heure et non à la leur…

Une seconde mère subit une dilatation plus que paresseuse. La sage-femme, attentive, lui propose de nombreuses positions pour faciliter la descente du bébé et relancer le travail. Ce sera finalement l’évocation d’une issue chirurgicale qui dénouera la situation. Détail essentiel, la sage-femme prend soin d'évoquer un éventuel recours à la césarienne bien en amont de la décision. Si l’ultimatum chirurgical n’est pas facile à recevoir, il permet à cette femme de prendre conscience du délai donné et de lever "son" blocage. Comme déjà écrit ici, il n’est jamais simple de se séparer et de nombreuses mères trainent en chemin, encombrées par cette ambivalence, garder son enfant pour soi ou le (re)mettre au monde.

Une autre femme optera, lors de la dernière consultation de grossesse, pour une seconde césarienne. Elle refuse de tenter la voie basse car elle craint un nouvel échec. La sage-femme acquiesce immédiatement à sa demande, sans aucun commentaire, sans relever que programmer une  intervention pour se protéger de la déception d’une intervention potentielle est pour le moins  paradoxal. Pour respecter les choix des parents, faut-il se contenter d’abonder dans leur sens ?

Au final, aucune naissance spontanée. Il apparait qu’un accouchement ne peut se passer de perfusion, péridurale, poussée en position gynécologique et directives données par la sage-femme.

Les téléspectateurs que sont les futurs parents, baignés par ces images récurrentes, s’approprient cette vision standardisée de la naissance. Formatage encombrant dont ils devront d’abord se défaire pour pouvoir laisser éclore leurs propres envies et besoins.
Tous n’en ont pas l’occasion. Ils se satisfont alors d’un système qui les soumet plus qu’il ne les respecte.


PS : les vingt minutes de poussée de l’accouchement en clinique privée sont intégralement accompagnées par le gynécologue. Est-ce le reflet de la réalité ?  En cas d’accouchement « normal » en secteur privé - à l'hôpital, les sages-femmes poursuivent leur travail jusqu’à la naissance - quel est le temps de présence de l'obstétricien aux cotés d'une femme ? Les commentaires sont ouverts…

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30 octobre 2009

Détournement

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L'image ci dessus est celle du logo d'un "regroupement de sages-femmes" créé en 2009 pour s'opposer à la prescription de l'IVG par les sages-femmes.
Je continue à vouloir taire leur nom mais croyez moi sur parole, il s'agit bien de leur logo.


L'image ci-dessous est un logo généreusement offert en 2006 par Matt Daigle, graphiste, pour promouvoir l'allaitement maternel. (voir ici )


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Je vous laisse la conclusion...

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29 octobre 2009

Brève tempête

C’est son troisième enfant.
La dilatation se fait dans la douceur ouatée du cœur de la nuit. La pièce est dans la pénombre, elle est demi-assise sur le lit, souffle longuement à chaque contraction. Peu de mots sont échangés. Son homme est présent à ses cotés, attentif et silencieux.

Je passe les voir régulièrement, ne m’attarde pas. Ils vont bien et n’ont nul besoin de mon aide.
Quelques heures plus tard, mon examen la découvre à dilatation complète. Je lui annonce qu’elle peut pousser si elle le souhaite. Elle me donne son accord.

Elle s’installe. Nous sommes, son compagnon et moi, debout de part et d’autre du lit et elle vient appuyer ses pieds sur nos hanches.
La contraction suivante arrive. Elle peut y aller, une inspiration profonde, elle y va… et la sérénité qui habitait la pièce la minute précédente se transforme en tourbillon agité. Paniquée, elle gesticule, appelle à l’aide, lance ses jambes qui menacent de nous crocheter au menton.

Le calme revient dès la suggestion de cesser de pousser. A l’évidence, elle n’est pas prête.
Je lui propose –un peu tard - de laisser monter l’envie physique. Rien ne presse, son enfant va bien.

Je la laisse seule avec son compagnon pour respecter l’intimité de cette attente.  Les soupirs profonds audibles depuis le bureau voisin m' informent qu’une nouvelle contraction vient de passer.
Une autre contraction s'annonce et la sonnette résonne. Je reviens auprès d’elle.
L’envie est bien là. Elle a d’ailleurs commencé à accompagner son bébé sans plus attendre. Nous soutenons ses jambes. En quelques poussées, le bébé nait, dans la même douceur, la même sérénité que celle qui présidait à la dilatation.

Le moment de panique n’aura été qu’un intermède fugace dont je suis la responsable. Mauvaise idée que de lui suggérer de pousser.
Les quelques minutes de sursis qu’elle s’est accordées lui étaient nécessaires pour prendre elle-même la décision. L’heure de la séparation ne pouvait lui être dictée ni par son utérus, ni par la sage-femme.

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27 octobre 2009

Grand écart

Ralerie facile…

Il suffit de comparer les propos tenus par le même professeur ici et .

Le premier document date de 2008. C’est un communiqué du CNGOF (Collège national des gynécologues et obstétriciens français) dont le professeur Lansac était président.  Nous pouvons y lire que la continuité des soins pose question en cas de transfert d’une maison de naissance attenante à la maternité au plateau technique de la même maternité, que la prise en charge d’une urgence désorganise l’équipe de garde (!) et que la seule bonne solution serait d’ouvrir les maternités aux sages-femmes libérales ( on doit pouvoir compter sur nos doigts les sages-femmes ayant obtenu cet accès) afin que les femmes bénéficient «de la sécurité de l’équipe médicale et du plateau technique »

Dans le second article,  le même professeur précise que faire 100 km pour accoucher ne pose aucun problème et que devoir «transférer les césariennes et autres cas problématiques n’a rien de choquant». D’ailleurs, «on ne peut pas mettre une équipe médicale dans chaque maternité ».

Dans un cas on nous ballade avec de fausses allégations sur la sécurité. En effet des études internationales démontrent que la prise en charge des accouchements physiologiques à distance des plateaux techniques obtient les mêmes résultats en termes de santé maternelle et néonatale qu'en maternité tout en diminuant le nombre des interventions.

Dans l’autre cas, on affirme banal de voyager dans la brousse pour bénéficier d’une césarienne, il faudrait simplement s’attacher à améliorer les transports.

Je ne connais pas la situation de Mayotte, si ce n’est que la maternité de Mamoudzou détient le record des naissances en France (9000naissances/an) .
Je m’étonne simplement que le même médecin puisse envisager un transfert de plusieurs dizaines de kilomètres avec sérénité là-bas quand il s’inquiète de la traversée d’un simple couloir ici.

Métropole versus Mayotte, autre version du « que vous soyez puissants ou misérables »…
La mauvaise foi sort seule gagnante de cette comparaison.

PS:  il existe de nombreuses autres approximations dans ce document du CNGOF… Par exemple  « l’entrée (lire transfert) en salle de naissance ne sera décidée que par le couple et les sages-femmes libérales ».
Faut-il comprendre que les parents n’ont pas à participer à la décision médicale ? Cette attitude serait contraire à la loi n°2002-303 relative aux droits des « malades » du 4 mars 2002..
Faut-il aussi comprendre que les sages-femmes sont incompétentes pour décider d’un transfert ? Toute l’organisation des soins obstétricaux en France serait à revoir. Les  accouchements sont tous suivis par les sages-femmes qui ont en charge la détection d’une éventuelle complication pour passer alors le relai aux obstétriciens.

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26 octobre 2009

Sororité

Les anti-IVG tentent de s’acheter une conduite au travers d’un regroupement de sages-femmes. J’en tairai le nom pour éviter de leur faire de la publicité.
Leur courrier semble avoir été adressé, (accompagné d’une enveloppe T)  à l’ensemble de la profession. Nous sommes plus de 20 000 et aucune participation financière n’est sollicitée. D’où proviennent les fonds permettant une action de cette envergure ?

Evidemment,  elles avancent masquées… «Nous nous battons pour des maternités plus sures et plus naturelles». Qu’en termes choisis ces choses là sont dites.
Sous couvert de défendre les conditions de naissance, elles torpillent le recours à l’avortement, comme si l’un s’opposait à l’autre, comme si accouchement et IVG n’étaient pas les deux facettes d’une seule histoire, celle des femmes.

Nous considérer «comme prescriptrice d’avortement ferait basculer l’équilibre fragile de notre profession».
Si nous n’avons pas encore le droit de prescrire l’IVG médicamenteuse (le lobbying hélas efficace des anti-IVG a fait retirer des amendements à plusieurs reprises), j’accompagne déjà des femmes et des couples qui se posent la question de poursuivre ou non une grossesse.
Aucune fragilité, aucune ambigüité dans ma position.
Si l’on s’adresse à une sage-femme, c’est justement parce que l’on sait pouvoir trouver auprès d’elle attention et respect ; il ne s’agit pas de juger mais d’offrir notre écoute pour aider la décision à émerger, quelle qu’elle soit.

Choisir de ne pas poursuivre une grossesse ne se fait jamais facilement
Nul ne peut s’arroger le droit de décider du devenir des femmes.

La loi Veil a été votée un an avant le début de mes études. Grâce à ce vote, je n’ai pas eu à connaitre les femmes décédant d’hémorragie ou de septicémie après un avortement clandestin.

De nos jours,  l’IVG est attaquée de toutes parts. Certains centres sont fermés, (voir ici par exemple ici), les vacations, sous-payées, sont pour la plupart assurées par des médecins militants de la première heure et donc proches de la retraite. La relève tarde à venir.

Alors oui, je me bats pour les droits des femmes et pour l’accès à l’IVG et je veux bien m’y engager plus encore pour permettre à ces femmes de trouver les réponses qu’elles attendent.

Comme militante de la naissance respectée, je dénonce l’amalgame entre défense de la physiologie et opposition à l’avortement.

Comme citoyenne, je déplore que de jeunes sages-femmes soient assez naïves pour servir de de cheval de Troie aux extrémistes.

Et comme sage-femme, je m’indigne de ces assertions qui voudraient nous faire croire que l’histoire des femmes peut se morceler, que nous devons être près d’elles quand elles accouchent mais nous en éloigner quand elles avortent.

Ma place de professionnelle est, toujours, à leurs cotés.

Edit du 29 octobre :
Un collectif de soutien à l’extension des compétences des sages-femmes à l'IVG est en train de se constituer.
Vous pouvez adresser votre mail à sforthogeniques@orange.fr en indiquant vos nom, prénom, adresse, email, profession et votre volonté de soutien ou de participation active à ce collectif.

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25 octobre 2009

Contraires

Elle est plantureuse, immense, obèse.
Il est maigre, efflanqué, ascétique.
Elle parle sans interruption.
Il acquiesce d’un simple signe de tête.
Elle est submergée par l’émotion.
Il est impassible.

Elle est autoritaire.
Il est docile.
Elle ne pardonne rien.
Il ne connait pas la rancune.
Elle a eu une enfance difficile.
Il a eu une enfance heureuse.
Elle est en conflit avec ses proches.
Il a d’excellentes relations avec sa famille.

Elle seule parle et pose ainsi leurs différences.
Je suis perdue dans le flot d’informations déversées, les contradictions de son récit, les rebondissements divers, les coqs à l’âne et les têtes à queue.
A l’entendre, ils n’ont rien en commun si ce n'est cet enfant à venir.  Mais dans la phrase suivante, elle affirme avec force leur amour réciproque.
Au fil de son histoire, elle s’empêtre toujours plus dans ses dénégations et ses allégations de bien-être.

Une seule évidence, sa souffrance.

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