08 avril 2013

Odile n'aime pas du tout les sages-femmes (5)

 

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J'avais promis d'y revenir, Odile Buisson n'aime pas les sages-femmes. Evidemment peu de critiques directes, il ne faudrait pas prendre le risque d'une plainte.

La quatrième de couverture annonce la couleur en évoquant une "gynécologie low cost pratiquée par des intervenant non médecins" pour enchainer immédiatement "Toutes les conditions pour un grand bon en arrière sont réunies. Sale temps pour les femmes". Devinette : qui en France a le droit de réaliser des actes de gynécologie en dehors des gynécologues ?  Les médecins généralistes et les sages-femmes. Les premiers étant  médecins, qui est ici implicitement désigné responsable du "sale temps pour les femmes" ?

Odile Buisson attaque en restant inattaquable, distillant allusions, adjectifs choisis et insinuations.

Attaque quand elle évoque les "nouveaux métiers de santé". "Désormais, ce n'est pas au cabinet du Docteur Machin que vous irez pour votre surveillance de cancer mais à celui de Madame Michu, fraichement diplômée en 80 heures de cours"*. Les sages-femmes se savent doublement désignées, d’abord par le choix pas tout à fait innocent du féminin, cette Madame aurait pu tout aussi bien être un Monsieur Michu– désignées aussi par le temps de formation annoncé car 80heures est le temps moyen de formation théorique pour les DU (diplômes universitaires) de suivi gynécologique de prévention, certains DU étant d’ailleurs ouverts conjointement aux sages-femmes et aux médecins généralistes. Ce raccourci omet simplement que ces heures de cours se complètent d’heures de stage - est ce que le temps de formation d'un médecin se résume aux heures passées sur les bancs de la fac ? - de travail personnel, mais surtout qu'elles viennent s’ajouter à un diplôme obtenu après 5 années d'études (dont 500 heures de formation gynéco).

Attaque encore cette improbable liste de "petits métier" qu'elle se plait à imaginer "frotteur de col utérin, inciseur d'hémorroïdes, vaccineur de bébé, poseur de stérilet, toiletteur du 3ème âge, peseur de nouveau-nés".  Que quatre de ces six propositions soient déjà assurées par les sages-femmes n’est surement que le fait du hasard ! Il est par ailleurs savoureux de les voir ainsi soupçonnées de vouloir "faire de chaque morceau du corps humain une petite entreprise qui ne connaît pas la crise" alors que les sages-femmes revendiquent haut et fort les moyens d'une prise en charge plus globale.

Attaque toujours ce récit de grossesse non désirée survenue après la pose d'un stérilet par un "professionnel de santé" ( lire sage-femme, en dehors des médecins, elles sont actuellement les seules autorisées à poser des dispositifs intra-utérins). Odile Buisson se régale de la description échographique "d'un stérilet inséré dans le col utérin. L'absence de douleur et de saignement fait plutôt penser qu'il y a été malencontreusement placé lors de la pose". Et hop, preuve serait faite que les sages-femmes sont incapables de poser correctement un DIU. Oui mais non ! L'expulsion d’un DIU bien placé n'est pas toujours accompagnée de douleur et de saignements (cf cette notice précisant qu'il est bon de contrôler les fils après les règles)Que le gynécologue qui n'a jamais connu cet incident me jette la première pierre...

Saluant la santé des françaises dont le  taux de cancer du col est le plus bas d’Europe, Odile Buisson s’offusque "qu’il soit de plus en plus souvent répliqué : n’importe qui peut faire un  frottis" (n’importe qui en l’occurrence, ce sont les  médecins et les sages-femmes) et termine le paragraphe pas un méprisant "oui bien sur, les vétérinaires aussi… " Les vétérinaires apprécieront ! 

Evoquant la visite de la maison de naissance de Pontoise, Odile Buisson souligne  "D'emblée il est expliqué qu’il ne faut pas confondre les maisons de naissance avec les espaces physiologiques qui s'ouvrent dans les maternités publiques ou privées ; les premières sont indépendantes des médecins les secondes ne le sont pas". La formulation laisse à penser que la seule préoccupation des sages-femmes serait de se libérer de la tutelle des médecins. Mais travailler en autonomie signifie avant tout se dégager des nombreux protocoles mis en place afin de donner une cohérence aux prises en charge assurées par de multiples intervenants. Ces prises en charge standardisées n’ont que peu de place  en maison de naissance où la globalité du suivi permet une adaptation à chaque situation rencontrée.

Mais pour Odile Buisson, interroger nos façons de faire est forcément suspect. "Il existe chez les sages-femmes et parfois chez les médecins un petit lot d’extatiques de la matrice". Voyez comme le parfois des médecins laisse entendre le souvent des sages-femmes. Elle développe ensuite, "volonté de religiosité, morale conformiste et souvent bourgeoise de la sujétion à la douleur"… Oserai-je ce mauvais jeu de mot, la messe est dite et les sages-femmes qualifiées dans le paragraphe suivant de "nouvelles matrones ordinales".

Car les soignants mis en cause sont presque exclusivement les sages-femmes. Quand certains comportements de médecins pourraient être dénoncés, le "on" vient avantageusement remplacer le nom du professionnel. Ainsi dans le récit d'une femme ayant fait une fausse couche et plusieurs fois renvoyée par les urgences, ce n'est pas le médecin qui la refoule mais  "on" et "on" aussi qui lui dit qu'il faut attendre ; quand elle appelle le 15 ce n'est pas un médecin régulateur mais "on" qui se borne à  lui conseiller de consulter en ville. A l’inverse, quand elle est enfin reçue, l'interne est désolé et le médecin attentionné.

Les sages-femmes, elles, ne bénéficient pas de ce "on" générique et protecteur.  

Par exemple dans ce récit d’un accouchement difficile mettant plus qu’à mal le projet de naissance d’un couple. La sage-femme "rétorque sèchement", à la ligne suivant elle est qualifiée de "cerbère", deux phrases plus loin "elle se crispe et ne donne pas dans l’empathie" et lorsque la mère hurle et se débat, elle est attachée et "la sage-femme indifférente observe : elle est agitée". L’obstétricien sera pour une fois lui aussi qualifié de rustre et de sale type.

Loin de moi l’idée de défendre à tout prix ma corporation, être sage-femme ne garantit aucune qualité, ne préserve d'aucun défaut…
Mais à la fin de ce récit apocalyptique la femme est "très remontée contre les sages-femmes de l'hôpital". Le rustre a soudainement disparu.

Si les sages-femmes de Pontoise sont accusées de refuser une péridurale à leurs patientes, d'autres l'imposent. Dans une autre maternité, une jeune  femme arrive dans le service en fin de travail. "La sage-femme appelle l'anesthésiste", adroite ellipse qui évite de préciser si c'est du fait d'une demande maternelle. Il nous est expliqué que la future mère a passé "une nuit atroce, percluse de douleurs abdominales", en soulignant  qu’elle a été renvoyée la veille par la sage-femme … "La patiente lui dit, c'est trop tard, j'ai envie de pousser, je sens qu'il arrive. La sage-femme rétorque – vous l’aurez remarqué, une sage-femme ne répond pas, elle rétorque - qu'elle a encore du temps et la péri est posée".

Décidément, les sages-femmes ne semblent jamais respecter les souhaits des femmes.

Paradoxalement, Odile Buisson conclut son ouvrage en saluant  la création d’un Institut de santé génésique dirigé par Pierre Foldes "fédérant médecins, sages-femmes, infirmières, et membres d’autres professions".

Fédérer les professionnels, cela peut se faire au sein d’un même lieu, mais aussi d’une ville, d’un réseau de soin.
Fédérer, c'est mutualiser les compétences et les savoirs pour se mettre au service des patients.
Fédérer, c'est reconnaître et respecter chaque maillon de la chaîne de soin parce que la santé se construit avec chacun d'eux.
Mais comment imaginer ce partenariat quand l'un distille autant de mépris pour l’autre ?

Odile Buisson, j'aimerais croire que vous vous souciez réellement de défendre la santé des femmes et non l’hégémonisme médical...
Mais j'ai comme un doute.

 

NB: Il y a un an, j'avais choisi l'humour pour dénoncer d'autres propos incendiaires d'Odile Buisson. Mais la répétition des attaques est lassante...

 

*En aucun cas les sages-femmes ne surveillent un cancer… Par contre elles participent activement à leur dépistage.

 

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01 octobre 2012

Prix d'excellence

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Il faudra que je pense à remercier le Syngof qui se montre attentif à mes pannes d’inspiration et me donne régulièrement - un peu trop - matière à billets.

Voici donc un nouveau communiqué tout poli tout lissé pour s’étonner «de l’appel lancé par l’ordre des sages-femmes incitant les femmes françaises à les consulter en gynécologie»

"L’appel" est pourtant plus que discret ; il ne s’agit que d’une page sur le site de l’ordre intitulée «Histoire de la profession» qui, entre autres éléments, cite la compétence accordée aux sages-femmes depuis juillet 2009 dans le suivi gynécologique de prévention.

Le Syngof lance des attaques récurrentes contre notre profession. Les arguments utilisés sont eux aussi récurrents. Mes réponses finissent par l'être tout autant.

J'aurais donc pu bouder ce énième avatar de "c'est qui qu'est le meilleur" si, dans sa volonté de convaincre, le Syngof n'avait pas usé d'un nouveau qualificatif à notre égard. Soudaine reconnaissance «Elles [les sages-femmes] excellent en salle de naissance ». Cette reconnaissance se tempère cependant rapidement par le «dévouement» qui suit. Chers confrères, plutôt que de dévouement, parlons de compétences. Je ne me dévoue pas à mes patientes, j’exerce mon métier. Et si j’y trouve de grandes satisfactions, abnégation et renoncement, grands compagnons du dévouement, ne font pas partie de ma vie.

Donc nous excellons en salle de naissance alors que l'année dernière, le même Syngof souhaitait «demeurer vigilant sur la sécurité de l’accouchement qu'elles [les sages-femmes] ne peuvent assumer seules». Loin de moi l'idée d'affirmer l'inutilité des obstétriciens. Mais la tournure de la phrase et le contexte du moment laissaient à penser que nous n'étions que de stupides exécutantes.

La lutte de territoire semblant se déplacer sur le terrain de la gynécologie, le Syngof nous accorde enfin toutes les qualités en obstétrique.

Quoique..  le petit lapsus de ce communiqué de presse prouve que rien n’est gagné. Nous excellons (permettez-moi de me régaler de ce verbe)  mais «depuis toujours, les femmes françaises ont une relation privilégiée avec leur gynécologue - le "gygy" cher à Borée ? - ou généraliste pour tout ce qui concerne le suivi de leur grossesse ».

"Depuis toujours" est à la louche aussi précis que "ça fait bien longtemps", oublie l’histoire de l’obstétrique pratiquée par les ventrières bien avant que les arracheurs de dents (ancêtres des chirurgiens) ne viennent s’en mêler. L'imprécision du terme évite de s'interroger sur la répartition optimale des rôles entre sages-femmes et médecins. Mais surtout, cette affirmation convaincue élude une réalité : de plus en plus de femmes choisissent de s'adresser aux sages-femmes. 

Le résultat de l'excellence sans doute...

 

 

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16 décembre 2011

Tirs groupés

 

Les sages-femmes libérales sortent de l'ombre et cette exposition semble contrarier certains autres praticiens. Plutôt que de penser nos prises en charge comme complémentaires, quelques réactions évoquent fortement la bataille de territoire.

Ainsi, sur Impact-santé, la FMF s'exprime par la voix de son président, le Dr Hamon, qui qualifie le Prado "de scandale de la fin de l’année et évoque un risque sanitaire puisque seule une équipe de soins pluridisciplinaire est en mesure de repérer des situations à risques comme les déprimes post-partum"

Confier le suivi des accouchées et de leurs enfants aux sages-femmes est donc un risque sanitaire ? C'est bien embêtant puisque cela se passe ainsi depuis ... des lustres !
Par ailleurs, le Dr Hamon invente un nouveau concept, la "déprime" du postpartum. Nous connaissons le blues du post partum (ou babyblues), épisode bref, sans gravité et qui ne demande qu'un accompagnement empathique pour aider à le traverser, et la dépression du post partum, réelle pathologie à prendre en charge médicalement... mais qui se révèle à quelques semaines de l'accouchement. La sortie de maternité avancée ou retardée de quelques jours n'y change rien.
A l'inverse, le dépistage de ces situations passe par un accompagnement prolongé dans le temps, souvent assuré par... les sages-femmes ! Nous revoyons les mères pour leur allaitement, les questions liés aux soins du nouveau-né, la rééducation périnéale... elles évoquent avec nous leur fatigue et leurs difficultés... toutes occasions qui permettent de faire le point en amont ou en aval de la consultation postnatale, de se préoccuper d'un épisode dépressif et de mettre en route le réseau médical pour une prise en charge adaptée. Complémentaires vous dis-je.

Sur Egora, autre article sur les transferts de compétences qui évoque l'extension récente (20 octobre) de nos droits de prescription en listant "antibiotiques, contraceptifs, homéopathie, anti-inflammatoires non stéroïdiens, anti-sécrétoires gastrique". 

Faut-il rappeler aux rédacteurs que notre compétence en matière de contraception date de 2004 pour le postpartum et 2009 pour le suivi gynécologique.  C'est une compétence certes récente mais qui n'a pas été modifiée par cet arrêté sur les médicaments. Feindre de la découvrir permet à nouveau de s'en offusquer... et de quelque peu se ridiculiser.  "...Ceci dans le but notamment d’améliorer le suivi de la contraception des femmes et des jeunes filles. «On se demande quand les sages-femmes les rencontrent», ironise le Dr Michel Combier, le président de l’Unof . C'est vrai ça, quand est-ce qu'une sage-femme peut bien rencontrer les femmes et les jeunes filles ? Au quotidien, parce qu'elles s'adressent à nous.

Dans le même article "(les sages-femmes) « ont renoncé à la prescription de l’IVG médicamenteuse, ce qui signifie qu’elles ont conscience de leurs limites ».
A ma connaissance, nous n'avons renoncé à rien, le projet de loi présenté par la députée Bérangère Poletti a été écarté sous la pression des lobbies anti avortement. Cette proposition d'expérimentation ne concernait pourtant que les sages-femmes hospitalières et de fait, les sages-femmes exerçant dans les CIVG sont déjà impliquées dans cette prescription.

Leur accorder la possibilité de prescrire une contraception « ne serait pas sans risques, alors que le sujet « très sensible », justifie une prise en charge longue, surtout auprès des adolescentes".
La contraception est un sujet sensible, merci de le souligner ! Nous le savons, prenons le temps de débattre avec les femmes du moyen contraceptif qui leur sera le plus adapté et les revoyons aussi souvent, aussi longtemps que nécessaire. En obstétrique comme en gynécologie, nos compétences concernent les situations exemptes de pathologie et nous passons le relai quand ce n'est pas ou plus le cas. Nous ne prétendons pas faire mieux mais aussi bien que les médecins avec souvent la possibilité d'y consacrer plus de temps.

Enfin, dans le Quotidien du médecin "Les professionnels de santé ont découvert le PRADO ces derniers jours et ils s’offusquent de n’y avoir pas été associés. «À J +2, les femmes et les enfants sont fragiles et on les éjecte des maternités alors que le retour clas sique à domicile est de 4 à 5 jours », s’insurge le Dr Jean-Paul Hamon, président de la FMF".
Il semble ignorer les contingences hospitalières. La tarification à l'activité impose aux établissements de faire "tourner" au maximum leurs lits. La durée de séjour se réduit depuis plusieurs années sans prise en charge à domicile. Officialiser un tel suivi est plutôt un progrès.

« Nous sommes pris pour des pions », s’insurge pour sa part le Dr Alice Touzaa, du Syndicat des gynécologues médicaux". Pourtant, le suivi postnatal immédiat ne concerne pas les gynécologues médicaux qui, à ma connaissance, ne se déplacent pas à domicile. Loin de moi l'idée de le leur reprocher. C'est encore une fois le constat de notre complémentarité, constat que le SGM a décidément ( voir ici et ici) du mal à accepter.

Je suis plus que lassée de ces incantations sécuritaires chaque fois qu'il est question des compétences des sages-femmes. Comment espérer parvenir à collaborer efficacement quand les uns se défient autant des autres ?

 

PS : contrairement à ce que ce billet pourrait laisser penser, ma position sur le Prado reste la même. J'affirme l'intérêt d'un suivi cohérent de l'ante au postnatal et déplore que l'accompagnement du retour à domicile ne soit pas encore (expérimentation à venir) lié à celui de la grossesse.


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26 mai 2011

"Nous aurions pu nous sentir blessées ! "

 

Comme signalé dès hier soir dans un commentaire (bravo pour cette réactivité !), le Syngof présente ses excuses aux sages-femmes et les pages en question (cf billets du 14 et du 23 mai) ont été supprimées.

Saluons cette volte face. Mais il est un peu facile d'avoir ainsi porté l'opprobre sur notre profession puis de s'en dédouaner en rédigeant quelques brèves et banales phrases de regret.

La technique est très courue ces derniers temps !
Etape 1 : lancer une belle grosse moche provocation (au hasard, RSA, immigration, échec scolaire, troussage de soubrette...)
Etape2 : attendre les réactions...  
Si elles sont modestes, voire inexistantes, en déduire que l'on peut taper plus fort...
Et passer à l'étape 3 : l'offensive majeure.

Le Syngof s'est fait piéger par l'apparente docilité des sages-femmes. Les réponses au premier communiqué ont été plutôt modérées. De multiples raisons peuvent l'expliquer ; le surbooking de l'ensemble de la profession, la trop faible proportion de sages-femmes investies dans les représentations syndicales et associatives, la volonté de consensus entre ces différentes représentations, la crainte de froisser une profession dans son ensemble (eux ne s’étaient pourtant pas gênés !)... Nos réactions sont restées assez discrètes. Par exemple, la réponse envoyée au Syngof par notre Conseil de l'Ordre, claire et sans concession, n'est pas publiée sur leur site.

Fort de notre supposée soumission, le Syngof a donc entamé l'étape suivante mais s’est montré si violent que nous ne pouvions rester indifférentes.
Cette nouvelle attaque concernait les actuels débats parlementaires sur la prescription du suivi biologique de la contraception par les sages-femmes.
Extraits :
Le SYNGOF y est totalement opposé et veut surtout alerter les femmes et les jeunes filles de la perte de chance que représente cette mesure, si elle était adoptée.
Cette économie attendue compensera-t-elle les indemnisations consécutives à cette gigantesque prise de risques par les femmes ?

Enfin, de toutes parts, les voix des sages-femmes se sont élevées ; menaces de procès, appels à envahir les boites mails des auteurs des communiqués, sollicitations des associations et des syndicats de sages-femmes à réagir fortement... Nous n'étions, au final, pas si dociles !
Les femmes, nos "patientes", se sont aussi fait entendre en soulignant combien elles pouvaient êtres satisfaites de nos soins... et le Syngof a reculé.

Jolie victoire à partager entres sages-femmes et usagers.
Amère victoire car rien n’est résolu sur le fond. Quelques mots d’excuses ne peuvent suffire à balayer le mépris.




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