07 décembre 2009

Heureux métier

Une collègue de PMI*, au bord de la retraite.

Une jeune femme avenante nous apporte le menu dans le restaurant où nous faisons étape.
Leurs regards se croisent et deux grands sourires illuminent leurs visages.  Quelques nouvelles du petit - "déjà trois ans !" - sont échangées. Dans la brève conversation arrachée au temps de la commande émergent quelques bribes d’une histoire mêlant grossesse, jeunesse, précarité et isolement. J'entends le soutien de cette sage-femme, aidant cette jeune mère à trouver l’énergie de sortir d’une impasse annoncée, sans qualification professionnelle, seule avec un enfant .

C’est le coup de chaud dans la salle et la jeune serveuse doit reprendre son service au pas de course. Mais avant, spontanément, elle claque deux gros baisers sur les joues de « sa » sage-femme.

Qui se retourne vers moi en disant "savoir d'où elle vient et la voir comme ça maintenant, je re-signe tout de suite !"

* Protection maternelle et infantile

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06 décembre 2009

Camouflées

La chambre de pré travail est une pièce toute en longueur accueillant trois lits placés parallèlement, séparés par un simple rideau. Impossible d’ignorer ce que fait la voisine, comment elle respire, gémit, se résigne ou se révolte. Pas moyen de marcher, le seul espace disponible est occupé par le lit. Seule la femme allongée dans le premier box peut bénéficier de la présence de son compagnon car on ne peut aller vers les deux lits suivants sans troubler le semblant d’intimité installé par les pans de tissus.

Un couloir sépare cette chambre de pré travail des salles d’accouchement. Ses murs sont vert pale, le sol vert bouteille, coupé par un épais trait rouge qui symbolise l’accès à l’espace stérile. Le bloc opératoire réservé aux césariennes est situé tout au bout mais c’est le même couloir qui dessert les salles de naissance

Nous allons et venons d'un secteur à l'autre. A chaque traversée de la ligne écarlate, nous enfilons sur nos blouses une camisole de coton épais, ajoutons calot et sur-chaussures, qu’il nous faudra ensuite retirer pour partir en sens inverse.
Lorsque le temps de la naissance arrive, il faut compléter cet attirail déjà encombrant d'une troisième camisole stérile, d'un masque et de gants. Ainsi vêtues, la chaleur devient rapidement étouffante.

Trente ans plus tard, je garde le souvenir aigu de ces habillages et déshabillages chronophages décourageant nos visites, de notre inconfort en salle d’accouchement nous donnant l’envie d’en finir au plus vite. Cette inutile débauche de précautions hygiénistes se faisait aux dépends des femmes dont nous étions censées prendre soin. 

Je m’étonne maintenant de notre docilité, de notre incapacité à émettre la moindre critique devant ces rituels absurdes.
Soumises au point de nous offusquer lorsque les médecins, appelés pour certains accouchements plus difficiles, nous rejoignaient en costume de ville, dédaignant nos déguisements, stériles par essence …

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01 décembre 2009

Incomprise

Elle arrive à la maternité, silencieuse, effacée, toute de noir vêtue.
Régulièrement, son souffle long signale le travail utérin. Je l’accompagne en salle de naissance, l’encourage à trouver la position qui lui convient, à ne pas se laisser happer par le lit qui trône au centre de la pièce. Elle souhaite marcher et tourne en rond dans cette salle un peu trop petite. Je reste à ses cotés, dans l'attente du retour de son homme parti chercher quelques affaires.  Elle m’apparaît concentrée, sereine. Les deux mains plaquées sur les reins, elle s'immobilise et respire avec application à chaque contraction puis reprend sa lente déambulation.

Soucieuse de ne pas la déranger, je reste immobile et silencieuse, l’encourageant d’un sourire, d’un regard.
Elle passe et repasse lentement devant moi. Cela fait bien une demi heure que nous sommes ensemble, elle concentrée sur sa respiration, moi attentive à ne pas la troubler.

Soudain, elle s’arrête, son visage se crispe. Me lançant un regard plus que noir, elle rugit « CA MARCHE PAS VOT' TRUC ! »

Je comprends - tardivement - que son calme apparent n’est que façade. Ce que je prenais pour de la concentration n’était que résignation…  Sa colère salvatrice devant mon indifférence supposée lui permet d'appeler à l'aide.
Aide que je lui offre enfin, une fois ma conscience de sa douleur avivée.

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22 novembre 2009

Bad trip

Une jeune sage-femme me décrit ses premiers pas dans une maternité inconnue d’elle.
Dans ce lieu, à la naissance, l’enfant est immédiatement emmené dans une autre pièce, examiné, pesé, toisé, lavé et habillé. Ce n’est qu’ainsi, paré des attributs de l’humanité - cachez cette nudité que je ne saurais voir - qu’il est présenté à sa mère.

Lors du premier accouchement qu'elle accompagne, soucieuse de préserver ce temps originel et unique de la rencontre, elle pose, à l’encontre du protocole, le nouveau-né sur le ventre maternel. Pas bien longtemps, comment s'autoriser à bouleverser l’organisation du service dès son arrivée ? Quelques précieuses minutes volées aux habitudes avant la ritournelle de gestes enchainés mécaniquement sans plus savoir s’ils sont indispensables.
Quelques instants pour laisser une mère et son tout petit faire connaissance.

S’étant ainsi affranchie des règles du service, elle est vite rappelée à l’ordre par une consœur plus "expérimentée".
« Ici ce n’est pas comme ça qu’on fait, ce n’est pas notre trip »...

Ce "trip" renvoyant à la consommation de stupéfiants et à l’univers new âge en dit bien plus que le simple refus de modifier des habitudes. Il dénie l’importance de ces premiers instants et assimilent ceux qui soutiennent le contraire à des irresponsables.

Eternel conflit entre partisans et détracteurs de l’hyper-médicalisation de la naissance - en la qualifiant d’hyper, je choisis mon camp ! - qui s’impose ici de façon flagrante au détriment de l’humain.

Pourtant, combien de femmes, combien d’hommes aussi, décrivent cet instant où, lorsque le nouveau-né a plongé son regard dans le leur, ils se sont sentis définitivement, totalement, mère ou père de cet enfant là.

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20 novembre 2009

Revigorée

"A la fin de l’accouchement, je n’en pouvais plus, je me sentais épuisée, découragée. Mais la sage-femme m’a dit un truc vraiment super qui m’a complètement "reboostée" ».

« Que t-a t’elle dit ? » (moi aussi je veux la connaitre la phrase magique !)

« Je sais que vous en avez marre, je sais que vous êtes fatiguée »
...

Phrase si banale en apparence, mais prononcée avec tant de sincérité, tant d’empathie pour cette jeune femme qu’elle lui a donné l’énergie de faire naitre son bébé sans aide médicale.
Ce quelle précise avec beaucoup de fierté.

Quelques mots pour un triomphe personnel et une confiance renforcée.

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14 novembre 2009

Arrogance

Nos amis les gynécologues doutent de la compétence des sages-femmes au point d’évoquer un « risque pour la santé publique » (à lire ici ...)

Quel est le motif d'une attaque aussi virulente ? Une proposition d'amendement venant corriger une curieuse anomalie dans un texte de loi.

Au mois de juillet dernier, la loi HPST est venue élargir les compétences des sages-femmes à la prescription de la contraception et au suivi gynécologique de prévention. Elargissement prévu à un « détail » près, nous pouvions prescrire une contraception orale mais pas son suivi biologique. En tout illogisme, celui-ci devait être demandé par un médecin.
Si la prescription de pilule est séparée de celle du bilan sanguin adéquat, comment s’assurer de l’absence de contre indication ? Des médecins se sont élevés contre nos nouvelles compétences mais personne n’a souligné cette incohérence, pourtant source potentielle d'une mauvaise prise en charge.
Ce silence pourrait laisser penser qu’il ne s’agissait pas de protéger la santé des femmes mais celle du porte monnaie des dits médecins craignant que nous venions marcher sur leur plates bandes… Je sais, j’ai parfois très mauvais esprit.

Par ailleurs, si « la prise en charge par les gynécologues médicaux de la contraception a permis de diviser par 4 la mortalité par cancer de l'utérus en 20 ans », c’est grâce à la généralisation du dépistage.
Les sages-femmes réalisent régulièrement examens des seins, frottis, touchers vaginaux, lors des consultations de grossesse ou du post-partum. Charge nous est donnée d’adresser la patiente à un médecin si nous suspectons une pathologie. Il s’agit donc de faire exactement la même chose en gynécologie que ce que nous pratiquons au quotidien en obstétrique, s’assurer de la normalité d’une situation, dépister les anomalies potentielles et savoir dans ce cas passer le relai au professionnel compétent.

Que nous nous devions d’être vigilantes, c’est évident.
Que la formation continue soit indispensable, bien entendu.
Que les pouvoirs publics se soucient plus de faire des économies que de préserver la santé des femmes, très certainement…

Mais dans certaines régions, obtenir un rendez-vous avec un gynéco prend souvent plusieurs mois et la prescription de pilule réalisée par le médecin traitant au détour d’une consultation pour un autre motif fait que l’examen gynécologique passe à la trappe.

Je m’offusque de lire que confier ce suivi de prévention aux sages-femmes ferait courir un risque pour la santé publique.

Le risque en santé publique, c’est cette arrogance médicale qui nous ravale au rang de simples matrones…
Et cette défiance qui pourrait nous pousser à dépasser nos limites de compétences par crainte de l’accueil qui nous sera donné lors d’une demande de relais.

Nous avons tous à gagner à travailler ensemble.
Mais y a des jours où c'est vraiment pas facile...

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12 novembre 2009

Méthode Coué

Elle a très, vraiment très envie d’accoucher et cherche à se convaincre de l’imminence de la naissance. Elle détaille chaque sensation, échafaude nombre d’hypothèses et utilise ses expériences passées pour améliorer la véracité de ses descriptions. Cela fait une demi-heure qu’elle enchaine ainsi plaintes diverses et questions. Ce ne serait rien si elle ne quêtait en permanence mon approbation.

Son dos est vraiment douloureux, surtout les reins et puis elle ne sentait pas cela les jours précédents. Ça doit bien être le début du travail ? Mais ses lombalgies sont positionnelles et tout dépend du fauteuil ou de la chaise choisis.

Elle évoque ensuite des pertes liquides. Aurait-elle fissuré sa poche des eaux ? L’hypothèse ne résiste pas à quelques questions permettant de préciser que non, aucun liquide ne s’écoule mais qu’elle ressent - parfois - une vague sensation d’humidité.

Mais alors, son ventre qui se durcit ? Je tombe dans ce nouveau panneau en confirmant que cela pourrait être des contractions. Mais il s’avère que son ventre se tend de façon très localisée, tension certainement plus liée aux mouvements du bébé qu’à un travail utérin. Pour emporter ma conviction, elle s’étire et se crispe, marmonnant «ouille ouille ouille !» pour faire bonne mesure. Ma main posée sur son ventre sent un utérus bien souple. Douleurs ligamentaires peut-être ?

Sans se décourager, elle tente une autre stratégie. Peut-être que son col s'est dilaté depuis sa dernière consultation ? Je dois impérativement le vérifier. J’avance quelques explications sur l’inutilité de ce constat chez une femme arrivant à la fin de sa quatrième grossesse. Mais elle insiste et je finis par céder.
Mon examen ne révélera rien de particulier, un col habituel de multipare. Je lui rappelle que cela ne veut rien dire et qu’elle peut se mettre en travail dans la journée comme dans quinze jours.

« Surement pas dans quinze jours, y a une lune demain !»

Je capitule et la laisse à ses rêves.

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07 novembre 2009

Décompte

Elle est à six mois de grossesse.
« J’ai appelé la maternité parce que j’ai eu des contractions cette nuit. La sage-femme m’a rassurée mais elle m’a dit de prendre du S… (antispasmodique), de compter mes contractions et de consulter si j’en avais plus de dix dans la journée. Là je suis très inquiète car j’en ai eu bien plus de dix ».

Je ne l’ai rencontrée qu’une seule fois mais elle avait déjà laissé entendre combien elle doutait de sa compétence à porter et mettre au monde un enfant. On vient de lui fournir de quoi nourrir son angoisse. La prescription de ce médicament, tout à fait banale au demeurant, est venue la renforcer dans la conviction de la pathologie. Ce quelle ressent est bien inquiétant puisque il lui faut prendre un traitement et s'assurer de son efficacité.

Elle a donc passé sa journée la main sur le ventre, comptant chaque crispation utérine ; quand elle se tourne, quand le bébé bouge, quand elle a envie d’uriner, quand elle se lève… Toutes réactions musculaires parfaitement normales mais qui lui font vite dépasser le seuil fatidique.
Elle s’imagine déjà avec un bébé prématuré.

Nous sommes à la fin de cette journée et son visage est marqué par la fatigue et l'inquiétude. En la questionnant plus longuement, il ne s’agissait pourtant que d’une bien mauvaise nuit rythmée par une contraction… par heure. Contractilité attendue au vu de sa description d’un sommeil agité marqué de retournements divers au creux du lit à la recherche d’un repos salvateur.

Il va falloir replacer le travail utérin dans son cadre physiologique, rappeler que les premières contractions ont lieu - si tout va bien ! - au moment de la conception puisqu’elles accompagnent l’orgasme, expliquer que palper son ventre pour en vérifier la souplesse suscite en retour une réponse musculaire, démonter le cercle vicieux stress/contraction. Bref démêler cet écheveau d’angoisse construit sur un bref échange téléphonique.

Restaurer sa confiance prendra bien plus de temps que les quelques minutes de cet appel.

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02 novembre 2009

Altérité

Encore étudiante, je suis en stage au « bloc obstétrical » d’un grand centre hospitalier.
La communauté maghrébine est importante et beaucoup de femmes venant accoucher ne parlent pas ou très mal le français.
Elles sont prises en charge de façon standard par des équipes déjà très occupées et peu enclines à faire l’effort de les comprendre.

Elles ont bien du mal à rester allongées sur la table mais cette position leur est imposée. De temps en temps, une plus rebelle que les autres profite de notre absence pour détacher les fils de son monitoring et s’accroupir au sol.
Il ne vient à l’idée de personne de respecter son choix et la femme est rapidement réinstallée comme la médecine moderne (fin des années 70) l’exige.

A la fin de l’accouchement, le respect n’est toujours pas de mise. Afin que les femmes cessent de pousser - pour laisser la sage-femme réaliser le sacro saint dégagement de la tête - on leur pince le nez, geste surprenant censé les stopper dans leur élan.

Choquée par l’inhumanité de cette prise en charge, j’apprends quelques mots d’arabe. Très peu, juste de quoi amorcer un semblant de communication : « Bonjour, ça va, pousse, un peu, beaucoup, ne pousse plus, merci, fille, garçon, petit, gros, tout va bien, au revoir.… » Avec ma minable douzaine de mots au compteur, leurs notions de français, les gestes et les regards, on y arrive. Le but n’est pas de soutenir une conversation mais de faire un pas vers ces femmes. Et puis, je sais leur demander de cesser de pousser, plus besoin de les pincer…

Un peu de chaleur humaine.
Ce que l’hôpital laisse de coté en ne prévoyant pas de recours à un interprète.
Ce que mes futures consœurs sages-femmes ne cherchent plus à offrir, lassées et démotivées par ce quotidien difficile.

Un soir, une femme arrive en larme, expliquant avec ses mains et ses quelques mots de français qu’il est trop tôt pour accoucher, qu’elle n’est enceinte que de 6 mois. La sage-femme, au vu de son ventre conséquent, ne la croit pas et laisse l’accouchement se faire. Un peu plus tard, nous verrons naitre non pas un mais trois bébés, grands prématurés qui ne survivront pas.

Je ne sais si, en écoutant ce que disait cette femme,  nous aurions pu faire mieux - la médecine était moins performante qu’actuellement - mais nous n’avons même pas essayé…
Résultat conjoint d’une communication difficile et d’une certaine arrogance du « savoir » médical.

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31 octobre 2009

Bientôt maman, suite et fin

Le second volet du documentaire « Bientôt Maman » se consacrait à l’arrivée de l’enfant. Reflet d’une certaine réalité française, aucune des naissances évoquées n’échappe à la médicalisation. La péridurale est de règle.

Deux  femmes sont filmées sur toute la durée de leur accouchement.
Pour la première, la naissance est provoquée. Le bébé nait couvert de vernix et la sage-femme confirmera qu’il a un peu d’avance… Nous n’en saurons pas plus. Rien ne permet d’affirmer que ce déclenchement a eu lieu sans raisons médicales, mais rien ne dit le contraire. Manque d’explication qui peut laisser penser que les enfants doivent naitre à notre heure et non à la leur…

Une seconde mère subit une dilatation plus que paresseuse. La sage-femme, attentive, lui propose de nombreuses positions pour faciliter la descente du bébé et relancer le travail. Ce sera finalement l’évocation d’une issue chirurgicale qui dénouera la situation. Détail essentiel, la sage-femme prend soin d'évoquer un éventuel recours à la césarienne bien en amont de la décision. Si l’ultimatum chirurgical n’est pas facile à recevoir, il permet à cette femme de prendre conscience du délai donné et de lever "son" blocage. Comme déjà écrit ici, il n’est jamais simple de se séparer et de nombreuses mères trainent en chemin, encombrées par cette ambivalence, garder son enfant pour soi ou le (re)mettre au monde.

Une autre femme optera, lors de la dernière consultation de grossesse, pour une seconde césarienne. Elle refuse de tenter la voie basse car elle craint un nouvel échec. La sage-femme acquiesce immédiatement à sa demande, sans aucun commentaire, sans relever que programmer une  intervention pour se protéger de la déception d’une intervention potentielle est pour le moins  paradoxal. Pour respecter les choix des parents, faut-il se contenter d’abonder dans leur sens ?

Au final, aucune naissance spontanée. Il apparait qu’un accouchement ne peut se passer de perfusion, péridurale, poussée en position gynécologique et directives données par la sage-femme.

Les téléspectateurs que sont les futurs parents, baignés par ces images récurrentes, s’approprient cette vision standardisée de la naissance. Formatage encombrant dont ils devront d’abord se défaire pour pouvoir laisser éclore leurs propres envies et besoins.
Tous n’en ont pas l’occasion. Ils se satisfont alors d’un système qui les soumet plus qu’il ne les respecte.


PS : les vingt minutes de poussée de l’accouchement en clinique privée sont intégralement accompagnées par le gynécologue. Est-ce le reflet de la réalité ?  En cas d’accouchement « normal » en secteur privé - à l'hôpital, les sages-femmes poursuivent leur travail jusqu’à la naissance - quel est le temps de présence de l'obstétricien aux cotés d'une femme ? Les commentaires sont ouverts…

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