25 octobre 2012

Bruits

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Le week-end dernier, un fait divers dramatique a occupé les médias qui ont unanimement relayé une version simpliste et reprise en boucle, à base de déserts médicaux et de fermetures des maternités de proximité. Après les médias se sont engouffrées les représentations professionnelles, reformulant les faits pour mieux les faire coïncider avec leurs propres combats. Les politiques ont renchéri - persistance de l'absurde agitation coutumière au mandat précédent ? - Le président a demandé publiquement l'ouverture d'une enquête administrative et MN Lienemann, sénatrice PS, réclamé un moratoire sur la fermeture de maternités. Enfin, Pelloux en a appellé aux maisons de naissance. Je devrais m'en réjouir mais là encore, il ne s'agit que d'attirer la lumière ; une maison de naissance n'est pas un lieu d'accueil pour un enfant prématuré.

Chez les sages-femmes, ça bruisse aussi. Elles se sentent oubliées, les médias ont causé maternités, gynécologues, mais pas d'elles. Il faudrait réagir. Ca discute, ça temporise... les uns et les autres finissent par publier leurs communiqués. 

Quelle que soit la justesse des causes défendues, cette curée où chacun tente d'utiliser l'émotion (le voyeurisme ?) me désole. Le monde médiatique semble ainsi fait que nous ne puissions débattre sur la place publique qu'à "l'occasion" d'un drame individuel ...

Mais la difficulté d'accès aux soins n'est pas que géographique. Dans le même temps, les syndicats de médecins négocient leurs (tarifs) pardon, leurs dépassements d'honoraires. Les raisonnements spécieux fleurissent, invoquant le non remboursement par l'assurance maladie des dits dépassements pour contester sa place dans ce débat. La belle idée de 1945, garantissant un égal accès aux soins pour tous, est balayée. Oui les tarifs médicaux ne sont pas toujours à la hauteur des études/des responsabilités/du temps passé/de l'investissement- cf ce billet de Fluorette, médecin généraliste, qui détaille comment son exercice se vit au quotidien. Mais comment peut-on parler de santé en parlant de loi du marché ?! Certains osent évoquer les cabinets débordant des spécialistes en secteur 2 pour expliquer que les gens se font soigner, quelque soit la part restant à charge ! Et quid de ceux qui n'ont pas ou plus les moyens ? Que sont devenues les valeurs solidaires ? 

Et si vous voulez avoir une idée de ce que serait la santé sur le modèle américain, quand les assurances privées sont aux commandes, ce qui semble en train de se profiler en France, je vous invite très fort à lire cet article paru en 2009. Mesurons notre chance et faisons tous en sorte que le système ne s'effondre pas.

La politique de santé ne se pense pas dans l'urgence mais il y a urgence à la repenser.

 

 

PS prosélyte... :

Si j'étais médecin, je serai syndiquée au SMG 
Et comme je suis sage-femme, je suis syndiquée .

 

 

©Megatron Matrix - Nam June Paik


26 janvier 2012

L'académie veille

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Me voilà encore à défendre le prado*… Pas tant pour ce qu'il est - nous le faisions déjà - mais pour dénoncer la manipulation des idées…

L’académie de médecine se préoccupe du sort des femmes et des nouveau-nés. Louable souci ! Mais nos académiciens sont au mieux mal informés, au pire de mauvaise foi.

Si les termes de « sortie précoce » sont largement utilisés par des médias méconnaissant la réalité hospitalière, ils étonnent dans la bouche d’experts de la médecine. Le programme expérimenté ne consiste pas à faire sortir les femmes plus rapidement de la maternité mais à leur proposer, après une sortie "normale"  un suivi prolongé qui n’était pas encore formalisé. Le prado permettra que chaque jeune mère soit informée de cette possibilité,(auparavant, les femmes qui bénéficiaient de cet accompagnement étaient principalement celles qui, suivies pendant leur grossesse par une sage-femme libérale, faisaient de nouveau appel à celle-ci à leur retour à domicile). 

Mais les sous-entendus parsemant le texte me laissent penser que la dénomination erronée ne relève pas du défaut d'information ...

Pourquoi insister sur la "décision médicale"  - en taclant dans le même temps celles qui décideraient d'elles même une sortie rapide - alors que la décision de sortie est explicitement précisée comme du ressort de l’équipe hospitalière.

Pourquoi souligner la nécessité d’une "parfaite connexion entre les maternités et les sages-femmes libérales" alors que nul ne se préoccupait jusqu'à présent de l'absence de suivi au retour à la maison. 

Pourquoi réclamer une sécurité équivalente à celle proposée en maternité qui laisse entendre que le retour à domicile met en danger la santé des femmes et des nouveau-nés ?

Pourquoi préciser le nombre de visites nécessaires qui suggère que les sages-femmes ne sont pas en capacité d’en décider avec les parents.

Pourquoi insister sur une disponibilité de la sage-femme "à tout moment" alors qu'il s’agit de mères et d’enfants sans souci particulier (c'est dans la définition même du prado) et que plus aucun médecin de ville, quel que soit l'état de santé de ses patients, n'assure cette permanence. 

Pourquoi évoquer "l’accompagnement attentif" de l’allaitement maternel alors que ce rôle est assuré au quotidien par les sages-femmes.

Et pourquoi conclure sur d’éventuels retards diagnostiques si ce n’est pour faire frémir les familles - femmes et bébés seraient-ils des bombes à retardement - et suggérer en quelques mots que les sages-femmes sont incompétentes.

 

En clair, ce communiqué n'est-il pas au service des médecins plutôt que des"patients", certains parmi les premiers s'inquiétant de voir les sages-femmes prendre enfin une place plus visible dans la périnatalité française ? 

 

 

©Photo

 * présentation du prado

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17 janvier 2012

Dites 23 !

lauriers m

Un carabin est en train de se tailler une solide réputation chez les sages-femmes. Je tiens à soutenir sa célébrité naissante ; le "Dr Kenny" mérite d’être connu.

Avec une déconcertante modestie, il affirme pouvoir apprendre bien plus en une année que ce que les sages-femmes étudient en cinq ans, célébrant au passage ses propres capacités d’apprentissage "rapides et efficaces " (sic), mettant en doute notre aptitude à assimiler l’immensité de son savoir, même en nous y collant vingt ans…

Il conclut en soulignant qu'il est tout aussi ridicule de vouloir remplacer des médecins par des vétérinaires (selon la surprenante suggestion d’une élue Dijonnaise) que les médecins par des sages-femmes… 

Au final, ce Dr Kenny ne mérite pas que l’on s’attarde sur ses propos. Peut-être éprouverons nous juste quelque inquiétude sur sa capacité à établir un dialogue empathique et respectueux avec ses futurs patients. Mais rassurons-nous, il a choisi d’être chirurgien, ses patients seront muets puisqu’endormis.

J’en déduis qu’il a conscience de ses limites !

 

Revenons au fond du débat. La discussion sur ce forum d'étudiants en médecine a pour titre  «Les sages-femmes seront payées comme les généralistes»

Et c’est bien là que le bât blesse. «Pourquoi faire neuf années d’études si on peut gagner la même chose en en faisant cinq ?».

Un accord avec l'assurance maladie vient d’être signé par nos syndicats. La consultation sage-femme passera de 17 et 19 € à 21 € … en septembre 2012, et à 23 € en septembre 2013. 23 €, c'est précisément le tarif actuel de la consultation du médecin généraliste. L’annonce de cette revalorisation plonge le monde médical dans un certain émoi.

Serons nous payés pareil pour faire la même chose ?

La sage-femme se préoccupe principalement de physiologie et de prévention. La maternité est son domaine, elle maîtrise parfaitement son suivi, les complications potentielles, ce qui est tolérable ou pas, ce qui doit être surveillé ou pas. Elle peut traiter l’infection urinaire ou la mycose vaginale, corriger une anémie, prescrire des substituts nicotiniques… Cependant, en cas de pathologie suspectée ou avérée, elle se doit de passer le relais au médecin compétent, généraliste ou spécialiste.

L’atout du généraliste, c’est qu'il connaît globalement sa patiente parce qu'il la suit au long cours.

L'atout de la sage-femme, c’est aussi la globalité, mais cette fois-ci "transversale". Elle prend en charge la femme comme le nouveau-né, se préoccupe de la sexualité comme de la jalousie d'un aîné. Elle assiste le quotidien, soins du cordon ou préparation d’un biberon, surveille  la cicatrisation d'un périnée ou traite une lymphangite. Elle écoute les pleurs du baby blues ou l'ambivalence du désir d'enfant, rééduque un périnée ou pose un stérilet.

C’est cette compétence à s’occuper des petits maux comme des grands moments de la maternité et de la vie féminine qui fait sa spécificité.

Médecin ou sage-femme, il ne s'agit pas de faire mieux ou moins bien mais de prises en charge complémentaires. Tout est d'abord affaire de choix, celui des femmes ! (choix parfois contraint, faute de médecins disponibles...)

Nos professions doivent être pensées comme partenaires plutôt que concurrentes.

Reste une réalité : les consultations de sages-femmes sont longues, le temps nécessaire à la transversalité. En y passant trente à soixante minutes, même si le tarif annoncé semble le même, nous serons toujours bien moins payées que les généralistes.

Leur honneur est sauf !

 

NB : Pour mieux comprendre à quel "salaire" réel correspondent les chiffres, je vous invite à lire ce qu'en dit très honnêtement le Dr Borée

 

©Photo

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14 mars 2011

Politiquement incorrect !

Au lendemain de la journée de la femme, un débat éclairant a eu lieu sur les bancs du Sénat.
L'aberration législative mentionnée dans mon précédent billet se doit d’être corrigée et un nouvel amendement avait été déposé en ce sens,  examiné le 9 mars dernier.

Petit florilège ...

M. Xavier Bertrand, ministre. Je veux être sûr que votre rédaction ne confère pas une compétence exclusive aux sages-femmes, et qu’elle n’instaure donc pas une interdiction de fait pour les médecins.
Ne pas se couper de son électorat, ne pas se couper de …

M. Alain Milon, (médecin UMP) La prise d’hormones peut entraîner des perturbations, ne serait-ce qu’au niveau sanguin. C’est pourquoi, afin de révéler d’éventuels désordres, les textes prévoient qu’une prise de sang doit être faite au moins une fois par an.
Faux ! Les recommandations de la Haute Autorité en Santé prévoient deux bilans à 6 mois d’intervalle lors de la première prescription puis un tous les cinq ans. Comme quoi on peut être médecin et ne pas connaitre les recommandations de la HAS...

Mme Raymonde Le Texier. (PS) répond à juste titre : La sage-femme peut prescrire la prise de sang 

M. Alain Milon s'enferre. Moi, je veux bien, mais elle devra aussi vérifier le cholestérol, la glycémie… 
Il me semblait même que là était le but de cette prise de sang !

Et dans ces conditions, pourquoi ne pas confier le soin de réaliser l’analyse à une personne autre qu’un biologiste ?
??? Il ne s’agit pas de confier une nouvelle compétence aux sages-femmes qui prescrivent et interprètent au quotidien des bilans biologiques mais de leur donner la possibilité de le faire dans un autre cadre que celui de la périnatalité.

Il faut savoir poser des limites.
Affirmation révélatrice. Il faut poser des limites à ces sages-femmes qui ont l’outrecuidance de venir empiéter sur le territoire des médecins !

Mme Muguette Dini. (Union Centriste)  Ce que je veux, c’est rendre service, éviter  les grossesses de très jeunes filles qui se terminent par des catastrophes. Il me paraît préférable de faciliter l’accès à la contraception, ce qui n’exclut pas la nécessité de se montrer d’une extrême vigilance en matière de surveillance.

Mme Nathalie Goulet. (Union Centriste) intervient de la même manière
En premier lieu, il est bien clair que les sages-femmes ne vont pas empiéter sur le travail des médecins, qu’elles leur enverront leurs patientes en cas de problème. Je considère que nous pouvons faire confiance à cette profession, indispensable dans notre paysage médical.
En second lieu, j’attire l’attention du Sénat sur la kyrielle d’articles qui ont été publiés hier, Journée de la femme, faisant notamment état de l’augmentation de 22 % du nombre des IVG chez les mineures.

M. Gilbert Barbier. (Chirurgien RDSE) M. Le rapporteur a souligné un problème très important : si les sages-femmes ont été formées pour assurer le suivi d’une grossesse, la prescription d’une pilule contraceptive constitue un acte médical majeur.
Que toutes celles qui ont reçues une ordonnance de pilule sans avoir été interrogées sur leurs antécédents, leurs éventuels problèmes de santé, leur souhait en matière de contraception lèvent le doigt.

Nous le savons aujourd’hui, chez une femme sous pilule, il faut surveiller attentivement l’apparition de certains troubles thyroïdiens. Si la sage-femme revoit sa patiente en consultation, peut-être lui prescrira-t-elle des examens de ce type, mais je ne suis pas persuadé que la sécurité sociale acceptera de les rembourser.
Voila maintenant que l'on convoque le porte monnaie  ! Evidente mauvaise foi qui met en avant un imaginaire problème de remboursement. La sage-femme peut prescrire tous les "examens nécessaires à l'exercice de sa profession", examens très normalement pris en charge par la sécurité sociale.

Aussi, je ne comprends pas que M. le ministre soutienne une telle disposition. En effet, elle va à l’encontre de la santé publique.
 Favoriser l’accès à la contraception serait donc une menace pour la santé publique !

Je ne suis pas convaincu qu’autoriser les sages-femmes à prescrire des contraceptifs permettrait une diminution du nombre des IVG.
Ah bon ?

D’autant plus que  cette prescription pourrait s’adresser à des mineures. Vous souhaitez qu’une sage-femme puisse prescrire la pilule à des jeunes filles mineures sans avoir recours à l’avis du médecin.
Où est le problème ?

Ces propos sont désarmants.
C’est la stupidité de cette intervention qui est désarmante

Je ne peux que m’opposer à cette disposition. 
Solidarité  médicale et toute puissance masculine obligent...

Mme Catherine Deroche. (UMP médecin) Je considère que l’on mélange les genres en sortant les sages-femmes de leur rôle, qui tourne autour de la grossesse et de l’accouchement, pour leur permettre de faire une prescription qui est médicale.
Notre compétence est plus large et inscrite dans le code de la santé publique. Nul n'est censé ignorer la loi, encore moins celui qui la crée... non ?


M. André Trillard. (Vétérinaire UMP) La contraception n’est ni un acte banal ni un acte sécurisé. Il suffit pour s’en convaincre de considérer les difficultés parfois épiques que doivent surmonter les jeunes femmes âgées de 25 à 35 ans pour avoir des enfants après avoir suivi une contraception orale.
Encore un tout petit effort et il va nous annoncer que la contraception rend stérile...
Et infidèle aussi pendant qu'on y est ? *
 
La prescription de certaines substances larga manu par des professionnels qui ne sont pas au cœur de la problématique présente un risque.
On peut parler du médiator ?

Je respecte les sages-femmes, qui jouent un rôle très important, mais, force est de le constater, quelques-unes d’entre elles n’ont pas le niveau requis pour déceler les problèmes qui peuvent survenir du fait de la prise d’un contraceptif.
L'incompétence de certains, qu'ils soient médecins ou sages-femmes, ne peut être appelée pour discréditer une profession dans son ensemble.Votre "respect" ne m'honore pas...

 

Faut-il s'en étonner... cet amendement n’a pas été voté, à quelques voix près (145 pour, 154 contre)

Ma fibre féministe me fait souligner que l’ensemble des sénateurs ayant soutenu cet article sont des sénatrices.

Ma fibre militante me fait souligner que la seulefemme qui s’est prononcé contre l'extension de la prescription aux sages-femmes est médecin.

 


Vous trouverez l’ensemble des débats ici et les résultats détaillées du vote .

*Jean Coumaros : "Les hommes perdront alors la fière conscience de leur virilité féconde, et les femmes ne seront plus qu'un objet de volupté stérile". (débats lois Neuwirth; juillet 1967)

 



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08 juin 2010

Captives

Un arrêté listant les contraceptifs oraux pouvant être renouvelés par prescription d'un infirmier ou délivrés par les pharmaciens sur présentation d'une ordonnance à la validité expirée vient de paraitre.
Pardon pour cette peu élégante introduction mais je souhaite être précise. En terme plus clairs, les femmes se retrouvant à court de pilule pourront être dépannées de quelques plaquettes, le temps de prendre rendez-vous et d'obtenir l'ordonnance ad hoc.
Même si l'on ne peut nier une certaine imprévoyance - quoi de plus prévisible en effet que la fin d'une plaquette de 21 ou 28 comprimés - permettre aux distraites de ne pas interrompre leur contraception ne se discute pas.

Le vertueux Ordre des médecins s'en indigne pourtant ! Dans son communiqué, les termes choisis "risque", "prise en charge dégradée" fustigent sans nuance cette nouvelle disposition. Voici à nouveau brandi l'étendard de la mauvaise qualité des soins. Le risque principal pour les femmes ne serait-il pas de devoir recourir à l'IVG ?

« Le texte réglementaire ne prévoit aucune obligation pour le pharmacien ou l’infirmier d’inscrire sur l’original de l’ordonnance la date et la durée du renouvellement ainsi que de le signer». La formulation laisse à penser qu'une femme pourrait se voir éternellement délivrer ses plaquettes à condition d'avoir disposé, un jour, d'un premier laissez-passer.

Pourtant un texte, cité dans l'arrêté, encadrant le renouvellement d'un traitement chronique par les pharmaciens a été publié en 2008. Il y est clairement précisé que ce renouvellement ne peut avoir lieu qu'une seule fois, au vu de l'ordonnance, en le mentionnant sur celle-ci et avec le plus petit conditionnement disponible. Les femmes ne peuvent donc espérer prolonger leur prescription que de un à trois mois. Il ne s'agit pas là de les détourner d'une consultation mais de leur laisser le temps d'obtenir un rendez-vous.

Heureuse surprise, ce même communiqué cite les sages-femmes, pour une fois associées aux médecins comme garantes d'une prescription de qualité. J'aurais aimé qu’il fasse preuve d'une pareille exigence lorsque les députés nous ont refusé la surveillance biologique de cette même contraception. Cet accès soudain de solidarité vise sans doute à ce que leur indignation paraisse moins corporatiste...

Pour finir, sous prétexte de s'assurer de l'innocuité du traitement, l'Ordre propose de noter la mention "non renouvelable" sur l'ordonnance afin de s'assurer de la bonne captivité de sa clientèle. Devons nous comprendre qu'il s’attache plus à la santé des cabinets médicaux qu’à celle des femmes ?

Heureusement, nombre de médecins ne se reconnaissent pas dans cette position et continueront à délivrer des ordonnances sans mention restrictive. Pour les femmes suivies par des praticiens moins conciliants, je rappelle que les sages-femmes assurent également le suivi gynécologique et la prescription contraceptive...

Les communiqués et autres articles concernant la santé des femmes ou l'exercice des sages-femmes se bousculent actuellement. Pas le temps de commenter l'un qu'il faut déjà se préoccuper du suivant. Situation intéressante mais qui m'éloigne de la rédaction d'autres textes témoignant de l’expérience quotidienne. Promis, j'y reviens dès que possible...

Posté par 10lunes à 08:30 - - Commentaires [16] - Permalien [#]
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