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En 1663, Louis XIV fait appel à un chirurgien pour l'accouchement de sa maîtresse, Louise de la Vallière. Etre accouchée par un chirurgien devient alors un must et la mode se répand rapidement dans les milieux aristocratiques et la grande bourgeoise.
C'est le début du déclin de la profession de sage-femme autrefois seule habilitée à assister les femmes en couches.

Trois siècles et demi plus tard, le mouvement pourrait s'inverser. Ainsi qu'en témoigne cet article paru dans le New York Times, top modèles et autres célébrités se tournent vers les sages-femmes, saluant la prise en charge globale qu'elles proposent, et délaissent les obstétriciens. 

Cela s'inscrit dans un courant plus large, également présent en France, prônant un retour au naturel, mêlant alimentation biologique ou santé holistique, cherchant une naissance préservée, dé-technicisée, en maternité ou à domicile.

Le Etats-Unis ont toujours un petit temps d'avance. Les sages-femmes françaises devraient donc redevenir prochainement ce qu'elles n'ont jamais cessé de revendiquer, les professionnels référents de la maternité physiologique.

Toutes nos explications, tous nos efforts de communications sont restés vains, les études attestant de la sécurité de nos prises en charge ont été négligées, même les enjeux économiques n'ont pu convaincre.
Mais gageons que ces arguments deviendront audibles le jour où accoucher avec une sage-femme sera un critère de réussite sociale...

Se transformer en "signe extérieur de richesse" pour enfin se faire entendre ?

 

 

©Photo : Jeff Koons "Hanging Heart" - Château de Versailles