Bouclier
Dans sa famille, ça ne se fait pas. C'est en résumé l'argumentaire qu'elle m'oppose quand j'évoque pour la première fois avec elle la question de l'allaitement maternel. Du coup, elle ne s'est jamais vraiment posée la question ; elle va faire "comme tout le monde". Et puis, ça ne doit pas être agréable d'avoir le bébé au sein et puis c'est surement douloureux et puis le biberon c'est bien plus pratique...
Je ne cherche pas à la convaincre, mais tente cependant d'entrouvrir la porte à une autre façon de faire. Je lui présente la possibilité d'une "tétée de bienvenue", soulignant que cela ne l'engage à rien mais que peut-être, elle pourrait découvrir à cette occasion l'envie de poursuivre un allaitement... ou pas. Nous évoquons ce moment de la naissance où son bébé sera posé sur elle, en peau à peau, la compétence des nouveau-nés à aller chercher le mamelon nourricier.
Les deux autres femmes du groupe ont choisi d'allaiter. Le sujet est donc régulièrement évoqué. Elle semble maintenant tentée par cette première mise au sein.
Quand je la retrouve après la naissance, c'est au biberon qu'elle nourrit son enfant. Je m'autorise à demander "Et la tétée de bienvenue ? Tu as essayé ? "
Elle rétorque avec énergie "Ah ça non ! Il risquait pas d'arriver à téter, j'avais gardé mon soutien-gorge ! "
Commentaires sur Bouclier
- Tout à fait d'accord avec toi et mon histoire est assez proche de la tienne.
J'ai allaité ma fille 13 mois (et j'ai adoré ces moments magiques), il y a quelques années, je disais toujours que je n'allaiterai jamais puis j'ai changé quand je suis tombée enceinte ...
Ma mère, féministe des années 70 ne m'a pas allaité, moi, féministe des années 2000, je pense que ce n'est pas contradictoire, on peut se battre pour la cause des femmes, pour leurs droits et être une mère qui allaite ses enfants !
Je ne juge pas celles qui font un autre choix mais ne me jugez pas parce que j'ai allaité ma fille 13 mois !
- @ Chouke : en fait, nous en avons peu parlé car ma chère maman s'est battue contre une tumeur au cerveau pendant 18 mois, elle est décédée quand ma fille avait 16 mois, elle ne l'a donc pas connu lorsqu'elle était en bonne santé mais elle me regardait avec des yeux attendris ... j'espère qu'elle était fière ...
Je n'ai pas non plus le sentiment d'avoir été endoctrinée par la leche league. J'y ai trouvé des infos précieuses qui m'ont aidé à vivre sereinement les petits soucis au démarrage. Alors c'est vrai que j'ai rencontré dans certaines réunions des mamans ultra pro allaitement mais je me dis que c'est peut-être un refuge car elles avaient été hyper jugées avant sur le fait d'allaiter et que j'ai le sentiment que plus on se fait agresser ("quoi tu l'allaites, t'es sure que tu vas en faire un enfant capricieux" et autres ramassis de bêtises), plus on devient agressif (quoi elle n'a même pas essayé d'allaiter son enfant, elle le nourrit au biberon, l'hérésie...).
Je trouve qu'il y a toujours beaucoup de jugements de part et d'autre, et au delà de l'allaitement entre les pro maternage (incluant un panel de trucs à faire dont l'allaitement sinon tu crains, rien que le mot "maternage" me gonfle) et les classiques. Et je trouve que bien souvent celles qui se réclament du maternage respectueux sont les plus jugeantes.
Mes enfants ne sont plus des bébés et avec un peu de recul maintenant je crois que la meilleure façon de faire c'est de trouver son propre chemin et le plus grand service qu'on peut nous rendre à nous parents, c'est de nous laisser le trouver.
Rien ne me révolte plus qu'un médecin qui décide de stopper net l'allaitement d'une amie en lui prescrivant un médicament non-compatible alors qu'elle vient de lui souligner qu'elle allaite encore, mais qu'il lui dit qu'elle peut arrêter "4 mois c'est suffisant". Moi, je n'ai aucun poids quand je lui dis "rien n'est perdu, 48 h et tu pourras reprendre". Mais pour elle c'était trop tard "De toute façon je ne connais personne à part toi qui a allaité plus longtemps, donc c'est déjà bien".
Cela me rend triste aussi un nouveau-né de quelques jours qui cherche le sein de sa mère avec sa bouche à travers son tee-shirt (c'est très flagrant en été) et qui trouve un biberon à la place. C'est cette vision qui me rend triste et ce n'est qu'un sentiment que j'éprouve moi, je me garderais bien de juger la maman qui a fait le choix de ne pas allaiter.
L'allaitement, cela peut être difficile au départ, c'est contraignant, ce n'est pas naturel dans notre société. Et puis reprendre le travail à deux mois et demi alors qu'il faut au moins 4 mois pour être bien à l'aise, pour pouvoir tirer son lait avec le moins d'inconvénients ; tout en sachant que toutes les femmes ne souhaiteront/pourront pas tirer leur lait... Cela fait aussi beaucoup de raisons de ne pas avoir envie d'essayer.
On est en salle de naissance, une mère vient d'accoucher de son 2ème. Elle dit clairement qu'elle ne souhaite pas allaiter et son compagnon, présent au près d'elle, affirme ce choix également.
La scène est entre-coupée par des parties de leur interview durant laquelle le père explique ne pas vouloir d'allaitement maternel car c'est hyper important pour lui de pouvoir donner le biberon, que c'est comme ça qu'il vit son début de paternité et de lien avec son enfant, qu'ils en ont parlé avec sa femme, que les choses se sont passées comme ça avec le premier enfant et qu'ils ont vraiment apprécié de partager les biberons de nuit.... La mère tient le même type de discours.
On revient ensuite en salle de naissance où la sage-femme en remet une couche sur cette FAMEUSE tétée de bienvenu. Elle insiste trop lourdement à mon goût et ce qui devait arriver, arrive : La mère céde et met le bébé au sein. La sage femme satisfaite s'éclipse pour laisser tout ce beau monde profiter de ce moment "intime".
A partir de ce moment, on voit clairement le père changer de tête, se replier sur sa chaise, regarder sa femme et son enfant avec inquiètude et agacement. Il demande avec une voix inquiète à sa femme si elle aime ça. La réponse de cette dernière ne semble pas sincère du tout, lorsqu'elle lui dit que "non pas vraiment, ça fait bizarre mais c'est bien d'avoir essayé non?" Et lui de questionner pour savoir si elle envisage de continuer. Elle finit par le rassurer en lui disant que non, mais on sent qu'elle n'est vraiment plus aussi sure que ça : le doute s'est installé en elle.
C'est finalement à ce moment là, que le papa s'autorise à nouveau à s'approcher de sa femme et de son bébé...
Bref, tout ça pour dire, que j'ai été choquée de voir l'insistance de cette sage femme, la non prise en compte d'une décision du couple qui était bien vécue et partagée de manière sereine... On parle souvent de la médicalisation des accouchements, de la difficulté de s'opposer aux équipes médicales qui réalisent des actes non indispensables et non souhaités par les femmes mais au sujet de l'allaitement je trouve que l'on va aussi dans ce sens avec cette si FAMEUSE TETEE DE BIENVENU... Comme si le bébé n'est pas bien accueilli lorsqu'il n'a pas droit au sein...
ATTENTION donc !! Respectons nous, tout simplement, dans nos choix...
Lou (une maman qui a allaité ses 2 premiers garçons et qui allaite actuellement sa titounette, donc une maman plutôt pro-allaitement si je devais me catégoriser !)
- Et moi j’en ai assez de ce prétendu « choix du bébé » : qu’on lui fourre un mamelon ou une tétine dans la bouche, le bébé ne choisit rien, jamais ! Ce sont ses parents qui décident pour lui, tant qu’ils restent dans le respect de la loi. Quant aux prétendus risques sanitaires liés au biberon, comme le disait quelqu’un plus haut, dans nos pays occidentaux, ils sont quasiment nuls. Et les différences – en termes de santé ou de développement – entre deux enfants, l’un allaité et l’autre biberonné, sont tout aussi proches de zéro : vous seriez d'ailleurs incapable de distinguer l’un de l’autre. Alors arrêtez de nous resservir les mêmes arguments éculés (je suis d’ailleurs étonnée que vous ne nous ayez pas sorti celui du quotient intellectuel – et un peu déçue aussi, car il me fait toujours bien rigoler celui-là) et apprenez à respecter un peu la liberté de chacun(e). Les gens comme vous qui prétendent mieux savoir que les parents ce qui est bon pour leurs enfants font peur et desservent la cause qu’ils disent défendre…
Si je trouve le ton de Petrolleuse un peu "sec", je suis d'accord avec le fond. Evoquer le choix du bébé n'a pas de sens mais un entre les lignes inquiétant : la mère n'aurait d'autre choix que se plier à ce qui était prévu par mère nature...Et l'on voit bien alors toutes les dérives possibles de ce discours.
Comme je le disais plus haut, l'important est que chaque femme puisse choisir parce qu'elle a eu accès aux infos et le temps d'y réfléchir. Mais il serait tout aussi scandaleux de forcer la main à une mère qui ne souhaite pas allaiter que de lui déconseiller de le faire comme à la génération précédente.
Laissons chacun faire comme il veut et comme il peut. La santé physique et psychique d'un enfant ne se résume pas à la façon dont il est nourri.
Un frein de langue trop court peut gêner la tétée. Certains soignants le coupent dès la naissance. Mon fils l'a court, cela ne l'a pas gêné pour téter. Le pédiatre voulait lui couper à 1 mois. Nous avons refusé puisqu'il n'y avait pas de gêne à ce moment-là.
Maintenant, il a 5 ans, il chuinte un peu sur les sss, mais rien de bien grave. Donc nous ne faisons toujours rien. Il me semble qu'un dentiste peut couper le frein s'il s'avère gênant pour le langage (mon frère s'est fait coupé le frein de lèvre supérieure car il écartait ses dents). Je ne sais pas s'il est nécessaire de consulter un orthophoniste après. Peut-être si le langage persiste à avoir des défauts de prononciation ?
Sinon, si mon grand trouve que ça le gêne plus tard (je pense entre autre à l'adolescence), il choisira lui-même de se le faire couper.
- En suivant ton raisonnement et en poussant la logique jusqu'au bout: à ton avis, pourquoi recommande-t-on aux femmes qui souhaitent allaiter d'éviter de donner des biberons dans les premières semaines qui suivent la naissance (alors que l'inverse n'est pas vrai...)? N'est-ce pas pour éviter la fameuse confusion sein-tétine qui conduirait le bébé à se détourner du sein pour lui préférer le biberon? Alors t'en fais quoi, du choix du bébé, dans ce cas-là?
D'autre part, t'oublieras pas, toi non plus, d'étayer tes sources la prochaine fois que tu viendras répandre la bonne parole sur ce blog. Parce qu'en matière de propagande, tu te poses là. La paille, la poutre, toussa, toussa...
... et ce qu'en disent les spécialistes de la santé publique dans un pays à population allaitante comparable(=faible).
http://www.guardian.co.uk/lifeandstyle/2012/oct/18/increase-breastfeeding-nhs-savings-unicef
Joyeux Noël!
Oui, il faut favoriser l’allaitement par des choix de société adaptés.
Oui, il faut donner une information claire et complète.
Mais ne pas vouloir entendre les réticences de la personne qui reçoit cette information s'apparente à un abus de pouvoir, celui là justement si souvent reproché au pouvoir médical "je sais mieux que vous ce qui est bien pour vous".
Je suis une fervente partisane de l'allaitement et me présente comme telle aux parents que je rencontre. J'annonce toujours aux réticentes que je vais essayer de leur donner ENVIE d'allaiter. Mais cette envie de peut s'appuyer sur la culpabilité.
Et quand je lis certaines prises de position, mon envie à moi est de m'enfuir à toutes jambes.
J'aimerais donc que le "débat" qui s'invite ici cesse. Parce que je vais tourner ma plume 10 fois dans l'encrier avant d'oser recauser d'allaitement ici. Parce que nombre de sujets concernant la périnatalité, la parentalité, le genre, la sexualité sont polémiques... Si chaque billet de blog tournait à la bataille rangée, je ne pourrai plus rien écrire. Et j'en serais extrêmement frustrée
Je mets mon grain de sel : j'ai allaité mon ainée née en 1980 et a la clinique, on m'a aidée, encouragée, soutenue, le rêve !
Quelle surprise quand, en 1989, pour la seconde, j'ai du batailler pour qu'on me la laisse dans la chambre (seule) à la maternité de l’hôpital, et qu'on ne la nourrisse pas avec un biberon "afin que la maman se repose".
Enfin, fin 1990 pour mon fils, dans une clinique, j'ai vu que le berceau avait 2 mini biberons déposés au pied ....à température ambiante...au cas où il aurait faim, en plus de mon lait. Mon fils a dormi à la nurserie (très difficile de s'opposer, surtout que j'avais une voisine) et malgré mes recommandations au moment du départ, l'auxiliaire qui me l'a ramené le lendemain matin m'a précisé qu"il n'avait rien pris " GRRR
ces 3 naissances ont eu lieu dans 3 départements différents et à des époques différentes.
J'ai eu du mal à allaiter longtemps l'ainée, alors je me suis documentée sur le sujet, découvert la LLL, ce qui fait que j’étais contre les bibs de complément.
Je pensais que les choses avaient changé entre l'ainée et les cadets mais, à lire tous ces commentaires, il n'en est rien et c'est bien dommage.
_Pour le bébé
Le lait maternel fournit des nutriments complets et de qualité pour une croissance et un développement parfaits du bébé. Il est riche en anticorps qui protègeront contre les maladies, en protéines pour la croissance, en glucides, en graisses et en minéraux pour le développement du cerveau et du système nerveux.
L’AAP (American Academy of Pediatrics) indique que le lait maternel aide à protéger votre bébé contre :
• les allergies
• la méningite bactérienne
• la maladie de Crohn
• l’érythème fessier
• la diarrhée
• les otites
• l’eczéma
• le diabète infantile
• les infections respiratoires
• la mort subite du nourrisson
• les infections urinaires
Certaines études indiquent que le lait maternel améliore le développement cognitif (AAP, 1997) et réduit le risque d’obésité de l’enfance (Von Kries, 1999).
Dès le début, l’AAP a défendu l’idée que l’allaitement maternel était la meilleure forme de nutrition pour les enfants, avec, loin derrière, le lait artificiel en second choix.. L’ ALA (Americain Lung Association – lung =poumon) affirme que les bébés qui sont allaités au moins quatre mois risquent moins de développer un asthme que les bébés qui sont nourris au lait artificiel. L’asthme est la principale cause de séjours à l’hôpital durant l’enfance aux Etats-Unis et en Australie (Kaufman, 1999).
_Pour la mère:
Les mères qui allaitent perdent du poids plus rapidement après la naissance. Leurs saignements en post-partum sont moins importants que ceux des mères qui n’allaitent pas. L’ocytocine, une hormone libérée durant l’allaitement, aide à contracter l’utérus et à lui faire retrouver sa taille d’avant grossesse. Les hormones libérées durant l’allaitement retardent l’ovulation et le retour à la fertilité (AAP, 1997). En outre, l’allaitement a un effet apaisant, grâce à la libération de l’hormone prolactine. Cette hormone favorise le lien mère-enfant tout en initiant et en maintenant la lactation.
Certaines études indiquent même que l’allaitement peut réduire l’incidence des cancers du sein, de l’utérus et des ovaires (Radetsky, 1999). A long terme, il peut réduire le risque d’ostéoporose, chez la femme, en augmentant la solidité des os.
_Pour la société:
Parce que les bébés allaités sont généralement en meilleure santé que les bébés nourris au lait artificiel, ils nécessitent moins de médicaments coûteux, moins de visites chez le médecin, moins d’examens et de séjours à l’hôpital. Le coût pour la société et les contribuables pourrait être réduit si plus de bébés étaient allaités –et cela sans tenir compte du temps de travail perdu par les parents qui restent à la maison pour prendre soin d’un bébé malade (Riordan, 1997).
Du point de vue de l’environnement, l’allaitement utilise moins de ressources naturelles sous forme d’emballage de verre, d’aluminium, de papier et de plastique. A ceux-ci, il faut ajouter les produits nécessaires pour préparer et donner le lait artificiel
Taux d'allaitement en France comparé à celui d'autres pays européens en 2002 en sortie de maternité:
France: 56%
Norvège et Finlande: plus de 95 %
Suède et Danemark: plus de 90 %
Allemagne: 85%
Italie: 75%
Royaume-Uni: 70%
http://www.almafil.com/html/conseils/benefices.htm
http://www.sante.gouv.fr/IMG/pdf/allaitement.pdf
(c'est le site officiel du ministère de la santé français quand même, y aura-t-il quelqu'un pour s'offusquer de cette propagande étatique pro-allaitement?)
Ces 2 liens ont été trouvés en moins de 10 secondes en cherchant "bénéfice de l'allaitement" sur un moteur de recherche bien connu, comme quoi il suffit de pas grand-chose pour se documenter, hein?
- Et ? Aurais-tu lu le contraire ici ? Quelqu'un a nié les bienfaits de l’allaitement maternel ? La question débattue n'est pas celle là mais celle du CHOIX des femmes une fois cette information reçue. Et la tournure du débat finirait par me pousser à relire Badinter alors quelle m'avait pourtant bien énervée. Je découvre ma chance d'évoluer dans un milieu protégé où les partisans de l'allaitement, professionnels de santé, parents, associations de soutien à l'allaitement respectent les choix des femmes. Doit y avoir un micro climat dans ma région !!
Et je pense très sincèrement que ces positions sans nuance desservent plus que tout la cause qu'elles souhaitent défendre.
Ma seule position exprimée consiste en un commentaire sur la fiabilité de l'information publiée (parce que quelqu'un en commentaires pense que la leche league endoctrine les femmes et qu'on peut difficilement accuser le ministère de la santé d'être une secte pro-allaitement, correct?)
Je te demande donc pardon d'avoir posté ce commentaire puisqu'il t'a apparemment énervé, désolé j'le r'frai pu ;(
- Vous prétendez n’exprimer aucune position? Ne nous prenez donc pas pour des imbéciles ! Il a été prouvé que l’étude de 1997 sur le lien entre allaitement et développement cognitif comporte de trop nombreux biais pour être valide. La citer malgré tout décrédibilise toute votre argumentation. Vous n’avez en réalité que faire de la vérité scientifique et votre information prétendument objective me paraît bien orientée, au contraire. Alors, de grâce, tenez votre promesse et taisez-vous !!
Suis devenue un peu "sensible" au fil de l’empilement des commentaires. Dont acte, drapeau blanc et que l'année soit belle à tous les seins, allaitant ou non
"Vous prétendez n’exprimer aucune position?"
Ben oui, lisez le message et dîtes-moi quelle est la position que JE suis supposé exprimer? Le contenu intégral est extrait des 2 liens mentionnés, pas de moi.
"Ne nous prenez donc pas pour des imbéciles !"
Un peu paranoïaque?
"Il a été prouvé que l’étude de 1997 sur le lien entre allaitement et développement cognitif comporte de trop nombreux biais pour être valide."
Ooooh, désolé, il y a 1 des études mentionnés dans les articles que je cite dont on peut questionner la validité. Je n'en avais aucune idée, comme annoncé plus haut, je n'ai fait que relayer ce qui m'a paru être une information tout à fait sérieuse, merci donc de votre éclairage.
"La citer malgré tout décrédibilise toute votre argumentation"
Très bien, donc 95% du contenu du message est rigoureusement exact, la validité d'une des études est remise en question => Rien n'est crédible, évidemment...
"Vous n’avez en réalité que faire de la vérité scientifique"
Vous ne me connaissez nullement, je suis scientifique de formation, Bac S, 2 ans de prépa scientifique et 3 ans d'école d'ingénieur, merci donc de vous abstenir de ce genre d'attaques personnelles.
"et votre information prétendument objective"
Prétendument objective? Allez-y, faîtes une analyse un peu détaillée du contenu du message publié, et dîtes-moi très précisément ce qui n'est pas rigoureusement vrai et démontré scientifiquement?
"me paraît bien orientée, au contraire."
Je n'ai posté que ce que je pensais être des données scientifiques rigoureusement valides sans un seul mot de commentaire de ma part. Si je cite un article qui dit que la terre tourne autour du soleil, çà va, si je cite un article qui montre que l'allaitement maternel est meilleur que le lait en poudre pour la santé des enfants, c'est orienté?
Oh et pour ce qui est du meilleur développement cérébral des enfants allaités, que pensez-vous de ces études? Sont-elles aussi invalides?
Etudes 23, 24, 25, 26 et 27 mentionnées ici:
http://www.lllfrance.org/Allaiter-Aujourd-hui/AA-27-Le-lait-maternel-c-est-bon-pour-la-sante.html#L%27aliment%20du%20cerveau
"Impact of breast milk on IQ, brain size and white matter development"
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2939272/
Celle-ci est peut-être un peu moins pertinente puisqu'assez générique concernant les mammifères, et ne comparant pas lait en poudre et allaitement maternel, mais indique que le temps passé par la mère à s'occuper de son bébé et à allaiter a une influence directe sur la taille du cerveau:
http://www.dur.ac.uk/news/newsitem/?itemno=11796
- Le petit souci, c’est qu’il existe aussi des études qui tendent à démontrer qu’il n’existe aucun lien de corrélation directe entre allaitement et intelligence (pour en citer une : étude menée par Geoff Der en 2006, mentionnée dans cet article notamment : http://www.lefigaro.fr/sciences/2006/10/05/01008-20061005ARTFIG90095-l_allaitement_au_sein_ne_booste_pas_le_qi_des_enfants.php), mais, comme par hasard, ces études, vous n’en parlez pas… Comme tous les propagandistes de votre espèce, vous passez volontairement sous silence tout ce qui peut aller à l’encontre de la position que vous défendez. Bien peu scientifique comme démarche, vous ne pensez pas ? Et vous aggravez votre cas : « je n'ai fait que relayer ce qui m'a paru être une information tout à fait sérieuse ». Vachement rigoureux, ça aussi. Moi aussi, je peux aller fouiller dans les poubelles du Net pour trouver des informations qui vous paraitront tout à fait sérieuses et qui vous démontreront tout et son contraire… Alors oui, à mes yeux, le seul fait de la citer sans avoir pris la peine de vérifier sa pertinence invalide tout votre raisonnement car elle démontre votre malhonnêteté intellectuelle.
Et citer la LLL comme une source fiable me fait doucement rigoler : cette association qui se caractérise par un lobbying extrêmement agressif en faveur de l’allaitement n’a jamais cessé de gonfler jusqu’à la caricature les bénéfices supposés de l’allaitement pour appuyer son discours…
N'arrêtez pas vos posts sur des sujets aussi "sensibles", au milieu on entend quand même votre voix et ça fait du bien.
Personnellement, j'ai essayé l'allaitement, mais ma fille ne têtait pas. J'ai essayé pendant 2 jours à la maternité, me faisant aider par les puericultrices et les sages femmes à chaque têtée. Une conseillère en lactation m'a beaucoup aidée. J'ai essayé de provoquer ma montée de lait au tire lait les jours suivants, mais honnêtement, je tire mon chapeau aux femmes qui arrivent à tirer 8 fois leur lait par jour, à s'occuper de leur bébé et à garder le moral... J'ai arrêté une fois chez moi.
Avec le recul, je suis contente d'avoir essayer, je pense que j'aurais dû arrêter plus tôt, ça m'aurait éviter quelques larmes. J'ai aussi eu la chance de rencontrer une conseillère en lactation qui a été à mon écoute, m'a déculpabilisée pour ma fille qui ne savait pas têter au sein (pour diverses raisons) et m'a soutenue dans mes choix.
A ceux qui ont des idées arrêtées, le débat n'est pas de savoir si l'allaitement au sein est meilleur ou pas. Vous n'avez pas idée comme tous vos discours sur les bénéfices de l'allaitement sont frustrants pour toutes celles qui ne peuvent pas le faire (que ce soit pour un bébé qui ne tête pas ou parce qu'elles ne sentent pas bien avec)... Le bénéfice de l'allaitement au biberon, c'est d'avoir une maman épanouie qui se sente bien. et le plus important pour nos enfants, c'est de leur donner de l'affection. la nourriture seule est une condition nécessaire mais n'est pas suffisante à leur bien être.
bref, merci pour votre blog qui m'apprend beaucoup sur la grossesse et l'accouchement et sur le métier des sages femmes,
Bonne année 2013











