16 avril 2011

SF, mode d'emploi !

La longue discussion qui suit a eu lieu par mail avec Alexandra, lectrice de ce blog. L'idée de publier nos échanges nous est venue en imaginant que cela pourrait intéresser d'autres parents. 


Accompagnement de la grossesse
Quels types d'accompagnement existe-t-il vraiment ? On ne nous présente principalement que le suivi gynécologique, ce qui ne parait pas idéal finalement. Donc qu'en est-il ?
Lorsque la grossesse est "normale ", le suivi peut-être assuré par une sage-femme (libérale, PMI ou salariée en maternité), un médecin généraliste, un gynécologue de ville ou un obstétricien. C’est aux femmes de choisir le praticien qui leur conviendra le mieux.

Dans la mesure où une majorité de femme accouchent à l'hôpital (par choix ou faute d'alternatives), quelles sont les options car il faut un minimum un rendez-vous dans l'hôpital pour s'ouvrir un "droit" à accoucher ?
Il ne s’agit pas d’avoir un rendez-vous pour avoir le droit mais d’avoir un dossier dans la structure pour permettre à l’équipe qui t’accueillera le jour J de te connaitre. Les recommandations actuelles sont de faire les trois dernières consultations (7ème, 8ème et 9ème mois) dans la  maternité (avec une sage-femme ou un obstétricien). Dans les faits, ce ne sont souvent que les deux dernières consultations qui sont prévues en maternité.

Est ce obligatoire de se faire suivre à l'hôpital d'ailleurs ? On ne va quand même pas me mettre à la porte si je suis en travail et que j'arrive à la maternité ? Est ce simplement pour des questions administratives ?
Obligatoire non, très souhaitable oui. Pas facile pour la sage-femme d’accueillir quelqu’un dont elle ne sait rien … Premier ou quatrième bébé ? antécédents d’accouchements faciles ou pas ? groupe sanguin ? etc.. Du coup, tu  risquerais de te sentir bombardée de questions plutôt qu’accompagnée…

Peut-on se faire suivre uniquement par une sage femme de l'hôpital pour se garantir ce droit ?
Se faire suivre dès le départ au sein de la structure est un choix qui t'appartient et qui dépend aussi un peu de l'organisation de l'hôpital. La plupart du temps, seules les deux dernières consultations sont "exigées" sur place.

Accompagnement par une la sage Femme
Que peut prendre la sage femme en charge ? Peut elle encadrer complètement la grossesse ou y-a-t'il des rendez-vous obligatoires qui doivent être effectués ailleurs ?
La sage-femme est compétente pour le suivi d’une grossesse "normale". En cas d’anomalie, son rôle est de la dépister puis de passer le relai (partiel ou total selon les situations) au praticien compétent.
La plupart des grossesses se passant sans problème, on peut être tout le temps suivie par une sage-femme ; (pour ma part, j'assure les consutations jusqu’au 7ème mois de grossesse puis je passe le relai à une sage-femme de la maternité ).

Qu'est ce que l'accompagnement global ? J’en ai entendu parler mais je ne sais pas ce que ça veut dire vraiment, et aussi, est ce couteux ?
L’accompagnement global consiste à être suivie par la même sage-femme (éventuellement pas un nombre restreint de sages-femmes, 2 ou 3) dès le début de la grossesse, pendant l’accouchement puis les semaines voire les mois suivant la naissance (suites de couche, allaitement, consultation postnatale).
C’est actuellement possible soit en accouchant à domicile (mais faute d’assurance professionnelle et devant l’hostilité des réseaux de périnatalité, peu de sages-femmes ont cette pratique), soit en trouvant une des trop rares sages-femmes ayant un accès à un plateau technique (pouvant accompagner les parents lors de l’accouchement au sein d’une maternité).
Les maisons de naissance tant espérées devraient permettre – quand ???? - d’élargir cette possibilité à plus de sages-femmes et donc à plus de parents.

J'ai aussi lu quelque part que cela coutait cher ? Pourquoi (si c'est effectivement le cas) ? Ce n'est pas un accompagnement reconnu par la sécu ?
La sécurité sociale prend en charge les frais liés à cet accompagnement mais les tarifs des sages-femmes sont dérisoires.
Une consultation est payée 19 € (et même 17 € avant la déclaration de grossesse)
L’accouchement, quelqu’en soit la durée, est coté exactement 312.70 €
En cas d’accouchement à domicile, les visites de suivi pour la mère et le bébé pendant 6 jours sont incluses dans ce tarif ! En cas d’accouchement en plateau technique, la sage-femme a le droit de facturer en plus les visites de cette première semaine (46.21€ pour les 2 premières visites, 35.61€ ensuite)
Si tu déduis une moyenne de 50 % de charges, les sages-femmes sont les smicardes des professions de santé et travaillent à des tarifs horaires indécents pour les accouchements.
Par ailleurs, l’accompagnement global suppose une disponibilité totale puisqu'elles peuvent être appelées à tout instant pour une naissance.
Certaines travaillent malgré tout pour les tarifs conventionnés, leurs actes sont alors intégralement remboursés par la sécurité sociale.
D’autres demandent des dépassements d’honoraires non pris en charge. C’est un accord à trouver entre sage-femme et parents.

Je crois comprendre qu'à quelques exceptions près, les sages femmes ne peuvent pas nous faire accoucher à l'hôpital car on ne leur ouvre pas le "plateau" technique. Mais peuvent-elles être présentes tout de même ? Pendant le travail par exemple ?
Dans l’absolu, on peut être accompagnée par qui on veut lors de l’accouchement. Aucun texte n’interdit d’être accompagné par «sa» sage-femme.
Mais elle n’aura aucune possibilité d’intervenir dans la prise en charge et c’est une position finalement peu confortable pour tout le monde. Pour les parents qui se retrouvent avec deux "référentes", pour la sage-femme de la maternité qui peine à trouver sa place dans une relation déjà étroitement installée, pour la sage-femme accompagnante qui doit suivre ce qui se passe sans pouvoir intervenir.
Mieux vaut je crois prendre contact avec l’équipe en amont de l’accouchement pour faire entendre ses besoins. Le jour J, si c'est une volonté commune, la relation s’établit très rapidement entre parents et sage-femme.

Comment ça se passe concrètement quand on se fait accompagner par une sage femme lors de l'accouchement ? Est ce que malheureusement, elle ne peut nous suivre que lors de la grossesse mais arrivé l'accouchement, elle ne peut être présente ? Par exemple, peut-elle venir chez nous pendant le travail jusqu'à ce qu'on se rende à l'hôpital ?
Ca fait partie des choses envisageables… c’est fonction de la disponibilité de la sage-femme, des distances… juste une remarque : aucun tarif n’est prévu pour les sages-femmes dans ce cas là. Elle ne peut facturer qu’une consultation à 19 € (ou alors compter des honoraires non remboursés). La bonne volonté des sages-femmes trouve ici ses limites… Se rendre disponible, être amenée à annuler des rendez-vous au dernier moment, pouvoir être appelée à n’importe quel moment… pour 19 € dont ne resteront après déduction des charges que 8,50€ maximum ! (Pardon d’être aussi prosaïque…)

Et comment ça se passe si la sage femme n'est pas là/en vacances ou autre ? Quelqu’un peut- il prendre le relai ?
Les sages-femmes qui proposent un accompagnement global s’organisent autant que possible pour avoir un relai en cas d’impossibilité. (quand par exemple elles sont en train d’accompagner une naissance et sont appelées pour une autre).
Les périodes d’absences sont annoncées tôt et elles évitent d’accepter une grossesse dont le terme tomberait pendant leurs congés.

La sage femme, il me semble, peut assurer un suivi dans les premiers jours qui suivent l'accouchement si on retourne à la maison tôt (sinon, je ne sais pas si elle peut venir à l'hôpital), tu confirmes?
Les sages-femmes libérales peuvent assurer le suivi après la sortie de maternité et viennent à domicile en cas de sortie précoce. Elles pourraient éventuellement venir à l’hôpital mais on se retrouve toujours dans le même cas de figure, il y a d’autres sages-femmes présentes au sein de l’hôpital et quelle serait alors la place de la libérale ?

Faut-il avoir été suivi par une sage femme tout l'accouchement pour que ce soit possible ?
Ce n’est pas impératif. Mais il est vrai que les libérales préfèrent en général proposer un suivi continu et retrouver en postnatal les parents rencontrés avant l’accouchement. La relation s’est déjà installée et les retrouvailles sont d’autant plus simples et chaleureuses…

Accouchement
En fait, quelles sont les "formules" qui existent en France ? La question est vague, mais finalement, je ne sais même pas s'il y a beaucoup d'alternatives à l'accouchement à l'hôpital, et si on choisit autre chose, quelles sont les risques (pas spécialement d'un point de vue médical (bien qu'on nous bourre le crane sur les médecins savent tout blablabla) mais aussi du point de vue de la prise en charge secu etc) ? Les maisons de naissances n'existant pas en France, quel choix avons nous ? à part de trouver une maternité style "amie des bébés" ?
Si je récapitule rapidement,  on peut accoucher en maternité (publique ou privée), en plateau technique, à domicile.
Les deux dernières options permettent un accompagnement global avec un nombre très restreint d’intervenants. Mais ces situations sont réservées aux femmes dont la grossesse puis l’accouchement se présentent parfaitement normalement et qui ne souhaitent pas de péridurale.
Par ailleurs, les sages-femmes accompagnant les accouchements à domiciles sont rares, celles ayant un accès au plateau technique d’une maternité le sont tout autant.
Ces options ne pourront se développer qu’avec un soutien fort des parents démontrant que cette « prise en charge » est vivement souhaitée. Les maisons de naissance auront besoin du même soutien pour parvenir à vaincre tous les obstacles qui leurs sont opposés.
L’accouchement en maternité ne doit pas être envisagé comme un "pis aller". Le principal défaut des structures est souvent de travailler à  "flux tendu", avec des équipes souffrant de ne pas avoir la disponibilité qu’elles souhaiteraient. Il n’empêche que les professionnels exerçant au sein de ces maternités sont tout aussi attentifs et soucieux que les autres. Et que le dialogue qui s’instaure pendant la grossesse et/ou au début de l’accouchement est essentiel pour leur transmettre tes attentes et tes besoins.



 


Commentaires sur SF, mode d'emploi !

    Concernant les 3 derniers rdv à l'hopital... les maternités débordées comme la mienne sont bien contentes qu'on les appelle pour leur demander une dispense de rdv... une patiente en moins, on a pas mis longtemps à me dire "Pas de problème, on vous voit à l'accouchement !" et hop, vive le suivi intégral de grossesse par une sage femme libérale Juste un petit rendez-vous à la maternité très administratif pour constituer le dossier et donner tous les résultats de prise de sang... Le rêve quand moins on va à l'hopital, mieux on se porte!!!

    Posté par Madame Sololine, 16 avril 2011 à 08:32 | | Répondre
  • merci

    Bonjour !
    et merci pour ces "éclaircissements"...je savais que les sage-femmes étaient sous payées..mais je n'imaginais pas que c'était à ce point là...
    Du coup j'en suis encore plus reconnaissante...
    Surtout que j'ai la chance d'avoir été suivi par la même sage femme (bon en libéral c'est plus facile ) qu'elle a accès au plateau technique...qu'elle viendra à la maison avant qu'on parte pour la mater...et que mes visites du 8e et 9e mois ont été faites par mon gynéco à la mater et qu'il approuve à 200% notre choix et fait entièrement confiance à notre sage femme...
    qui de plus passera de ce statut à celui de marraine lorsque mini fripouille sera là...
    je me savais chanceuse pour cette grossesse
    ton enfin votre article ne fait que confirmer !
    bon week end
    à bientôt

    Posté par mibeolem, 16 avril 2011 à 09:15 | | Répondre
  • Juste envie d'apporter une précision à la question suivante...

    - Est ce obligatoire de se faire suivre à l'hôpital d'ailleurs ? On ne va quand même pas me mettre à la porte si je suis en travail et que j'arrive à la maternité ? Est ce simplement pour des questions administratives ?

    SG : Il est possible de n'avoir aucun suivi médical à l'hôpital. Le problème du dossier n'en est plus un si la femme se prend en charge, à savoir qu'elle a un carnet de maternité (voir article ici :
    http://www.projetdenaissance.com/pages/le-carnet-de-maternite-4692091.html)
    ou un dossier Audipog appelé aussi "dossier périnatal commun") régulièrement mis à jour par les professionnels que la femme consulte. Les sages-femmes libérales qui pratiquent le suivi global se servent de l'un ou de l'autre et le remettent à leur patiente en fin de grossesse par exemple). En arrivant à la maternité, la femme n'a plus qu'à transmettre son dossier en main propre. Je connais aussi des professionnels qui demandent aux femmes de garder leur dossier avec elles, ce qui leur permet une certaine autonomie (voyage par exemple) et liberté (choix des personnes et lieux).

    Autre solution, faire une consultation au sein de l'hôpital : visite du 4e mois par exemple. Il suffit d'une visite pour ouvrir un dossier dans la structure, avec toutes les informations nécessaires (antécédents, groupe sanguin, etc.). Il suffit ensuite, lors d'analyses médicales, de faire envoyer un double des résultats au nom du praticien vu en structure. Cela sera automatiquement inclus au dossier. L'avantage de faire une visite est aussi de prendre la température des habitudes et protocoles du lieu, jauger ce qui va plaire ou pas et éventuellement ajuster ses demandes ou projets.

    - L'accompagnement global ...

    SG : on peut aussi choisir un accompagnement "semi-global" c'est à dire voir une sage-femme pour le suivi de la grossesse et les suites de couches, tout en accouchant à l'hôpital avec prévision d'une sortie précoce si tout se présente bien pour la maman et le bébé.

    Posté par So, 16 avril 2011 à 09:16 | | Répondre
  • En effet, je pense qu'actuellement le plus proche d'un accompagnement global est ce que j'ai vécu pour ma seconde fille : suivi de grossesse et préparation à la naissance (sophrologie pour ma part) avec une sage-femme ; les 2 dernières consultations ont été faites à l'hôpital, mais j'ai continué à voir ma sage-femme en préparation jusqu'à la fin de la grossesse, il n'y a donc pas eu de coupure. Ensuite, accouchement à l'hôpital ; ma sf m'a téléphoné à la maternité, j'ai pu lui raconter mon accouchement. Puis la visite de suite de couches (8 semaines) et la rééducation périnéale, toujours avec ma sf, m'ont permis de garder le contact avec elle jusqu'aux quelques mois de ma fille. Sa présence a été vraiment essentielle !
    Et j'en profite pour remercier l'équipe de l'hôpital de Blois qui a vraiment été à l'écoute et a respecté mon projet de naissance, ce qui est encore trop rare.

    Posté par Marie, 16 avril 2011 à 12:12 | | Répondre
  • Super, merci pour ce récap' !!!

    Je savais en effet qu'on peut être suivie par son généraliste pendant la grossesse, malheureusement dans notre (petite) ville, le centre d'échographie fait tout sauf celles de grossesse (une histoire d'assurances), dommage car nous sommes donc obligées de nous déplacer.

    Posté par Violette Bleue, 16 avril 2011 à 13:23 | | Répondre
  • Bonjour,
    Je lis ton blog depuis un certain temps, et je crois n'avoir jamais laissé de commentaire. En tout cas, je te remercie de le tenir avec autant de soin, car pour les femmes qui ne sont pas bien à l'aise avec le schéma classique gynéco-hopital-péridurale et j'en passe, les informations sont dures à trouver. Pour arriver à rencontrer les personnes qui sauront nous accompagner, pendant la grossesse ou tout simplement pour notre suivi régulier, il faut parfois sortir en pleurs de dix consultations ... J'ai lu ton article avec soin, et je suis un peu déçue d'apprendre qu'il est rare que la sage-femme qui a fait le suivi puisse être la sage-femme qui assure l'accouchement. Mais c'est une info que je suis contente d'avoir, et qui me permettra, le moment venu, de savoir quelle aiguille je cherche dans la botte de foin ...

    Merci !
    Merci !Merci !

    Posté par Le petit poison, 16 avril 2011 à 17:34 | | Répondre
  • Dans la mater où je travaille au Havre nous faisons une consultation précoce 4 mois pour ouvrir le dossier et choisir le suivi adapté sage femme chaque mois à l'Hôpital, ou en libéral jusqu'à 8 ème mois, retour vers médecin généraliste ou gynéco et 8 et 9 mois à l'hosto ou suivi chaque mois médecins obstét si grossesse patho.
    Par contre il est prévu que toutes les femmes ai eu une consultation d'anesthésie en cas de Péridurale ou de césarienne imprévisible.
    Après souplesse assez grande pour le respect de l'accouchement souhaité, nature, DLG ou quatre pattes , péri ou pas !

    Posté par titinesf, 16 avril 2011 à 21:44 | | Répondre
  • - Est ce obligatoire de se faire suivre à l'hôpital d'ailleurs ? On ne va quand même pas me mettre à la porte si je suis en travail et que j'arrive à la maternité ? Est ce simplement pour des questions administratives ?

    Certes, un hôpital ne vous mettra jamais à la porte... Mais le sens de l'inscription à la maternité (le suivi est encore un autre soucis, facilement résolu par un dossier mobile comme cité ci-dessus), c'est que les murs n'en sont pas extensibles ! Le nombre d'inscriptions est limité par les nombres de sages-femmes, de salles de naissances, et de chambres. En sachant que les possibilités d'accueil sont en général sur-évaluées par la direction, et en ajoutant les aléas des jours d'accouchement, cela réserve déjà quelques journées beaucoup trop chargées. Si les patientes non-inscrites s'y ajoutent, bonjour la cata ; c'est la qualité de l'accompagnement, voire la sécurité de tous qui est en jeu.

    Dans ma maternité, nous accueillons beaucoup de patientes non-suivies, et donc non-inscrites. Résultat, nous sommes malheureusement connus pour les délais d'attente des femmes pour passer en suites de couches. Régulièrement, nous devons mettre les mères et les bébés à plusieurs dans les salles de pré-travail, voire parfois sur un brancard dans le couloir, en attendant que les lits de suites de couches se libèrent. Ca n'est satisfaisant ni pour l'équipe, ni pour les patients. Et c'est encore pire quand il s'agit de femmes en travail qu'on installe sur ces mêmes brancards en attendant qu'une salle soit libre, c'est à dire que la pauvre femme qui vient à peine d'accoucher soit à son tour mise dans le couloir pour sa surveillance immédiate.

    Donc mesdames, soyez suivies comme bon vous semble, mais si vous prévoyez d'accoucher à l'hôpital, n'oubliez pas de les prévenir... Il y a déjà suffisamment de cas où l'imprévu s'en mêlera !

    Posté par Get72, 16 avril 2011 à 21:46 | | Répondre
  • J'espère que vous m'avez comprises, la mamn choisit le suivi qui lui convient le mieux fonction de la proximité et des relations avec les soignants déjà en place ! J'ai oublié de dire que nos collègues sages femmes territoriales en suivent aussi un certain nombre et nous les adresse pour contact, prépa naissance et staff social pour organiser l'accompagnement adapté à la sortie !

    Posté par titinesf, 16 avril 2011 à 21:56 | | Répondre
  • Ce sont EXACTEMENT les questions que je me posais !! Un grand merci !!

    Posté par Maman sur Terre, 16 avril 2011 à 23:20 | | Répondre
  • "L’accouchement en maternité ne doit pas être envisagé comme un "pis aller". Le principal défaut des structures est souvent de travailler à "flux tendu", avec des équipes souffrant de ne pas avoir la disponibilité qu’elles souhaiteraient. Il n’empêche que les professionnels exerçant au sein de ces maternités sont tout aussi attentifs et soucieux que les autres. Et que le dialogue qui s’instaure pendant la grossesse et/ou au début de l’accouchement est essentiel pour leur transmettre tes attentes et tes besoins."

    Quel joli voeu pieux... C'est drôle, les SF libérales vous avez toutes le même discours, nature, déambulation, possibilité de boire, de se mouvoir, épisio qui sert à rien, etc...
    Une fois arrivé à la mater c'est tout le contraire, position et monito imposée, SF moqueuse qui préfére se bidonner avec la puéricultrice, etc...
    Et mes amies jeunes accouchées sont bien d'accord, et ce même dans les maters dites respectueuse.

    Posté par lau, 17 avril 2011 à 10:47 | | Répondre
  • @lau
    Vous avez raison beaucoup de déceptions et de difficultés sur le terrain ! Mais moi qui vient de parcourir 30 ans en maternité niveau III, je vous assure que la marche avance !
    La seule solution rendre les femmes acteurs de leur volonté et s'appuuer sur la présence des pères ( à l'entretien notamment , à la prépa, qu'ils parlent pour elle au moment où elle hésite, mais pour cela savoir quels étaient ses souhaits ) !!
    C'est le CIANE qui a fait changé les choses et internet rend un service précieux ainsi que les associations de parents " césarine" " SOS préma" "maman blues"... Ce sont eux qui bossent, dénoncent , travaillent , agissent bénévolement avec la volonté de celui qui a déjà hélas payé le prix fort !Convaincu qu'il faut s'engager, il entrent en RESISTANCE comme Stéphane Hessel le propose, ne pas démissionner, mais c'est fatigant, croyez en une syndicaliste motivée qui a aussi connu les heurts du juridictionnel, dur métier !
    Moi je ne cesse depuis trente ans de dire , ne vous "laissez pas faire " réagissez et la loi de 2002 demande le consentement, il faut le dire aux parents, le noter dans le dossier compte rendu de l'entretien et le faire valoir auprès des responsables quand les droits ne sont pas respectés. Chaque plainte reçu dans un service doit être analysée et cela fait évoluer tout le monde !Je parle pas de plaintes en justice, je parle de demande de respect, d'explications ou de soutien aux équipes en sous effectifs qui mettent en danger parents, bébés et professionnels !
    Moi j'essaie de transmettre aux collègues l'expérience, mais les vieilles sont mal perçues , genre "donneuse de leçons" !!
    Alors qu'il s'agit d'expérience, de savoir à transmettre, dans les écoles, sur le terrain auprès des mères.. Les ricanements sont plus nombreux quand tu as pas senti ça dans ton corps parfois...enfin ne faisons pas une généralité !
    R.E.S.P.E.EC.T.
    C'est mon mot d'ORDRE POUR les étudiantes, mais la maltraitance que subissent les personnels des gros pôles retentit inévitablement sur les pratiques ! Traitons mieux les sages femmes et les étudiants de la périnatalité, ce sera sur le modèle pour leur apprendre à se calquer et à transmettre ce qu'ils seront, plus que ce qu'ils savent. C'est un état, le professionnalisme, pas un savoir !!

    Posté par titinesf, 17 avril 2011 à 11:24 | | Répondre
  • @10lunes
    « L’accouchement en maternité ne doit pas être envisagé comme un "pis aller". Le principal défaut des structures est souvent de travailler à "flux tendu", avec des équipes souffrant de ne pas avoir la disponibilité qu’elles souhaiteraient. Il n’empêche que les professionnels exerçant au sein de ces maternités sont tout aussi attentifs et soucieux que les autres. »

    Peut-être, mais aussi attentifs qu’ils soient, ils sont quand même très cadrés (enfermés) par les protocoles de la structure.

    « Et que le dialogue qui s’instaure pendant la grossesse et/ou au début de l’accouchement est essentiel pour leur transmettre tes attentes et tes besoins. »

    Pour une fois, je ne suis pas du même avis que toi 10lunes (ça arrive !), on n'a pas le temps de vraiment dialoguer en arrivant à la maternité, d'autant qu'une femme en travail a besoin de se centrer sur elle mais pas de réfléchir. Et même si on arrive à transmettre nos besoins fondamentaux, la relation de confiance ne se créé pas en une conversation.

    @ lau
    « SF moqueuse qui préfére se bidonner avec la puéricultrice, etc... Et mes amies jeunes accouchées sont bien d'accord, et ce même dans les maters dites respectueuse. »
    Ouh lala, ça c’est pas terrible. Je suis tombé avec une jeune SF et une SF expérimentée, mais aucune n’a eu ce genre de comportement ! Elles ont été très respectueuses, mais seulement elles n’étaient pas orientées physiologie donc elles n’ont pas pu me guider.

    @ Get72
    « Donc mesdames, soyez suivies comme bon vous semble, mais si vous prévoyez d'accoucher à l'hôpital, n'oubliez pas de les prévenir... Il y a déjà suffisamment de cas où l'imprévu s'en mêlera ! »
    Même si j’aurais aimé accoucher à domicile, bien sûr que j’étais inscrite à la maternité ; d’ailleurs c’était une condition de la SF AAD pour me suivre. Et cela me semble évident.


    @ titinesf
    « Alors qu'il s'agit d'expérience, de savoir à transmettre, dans les écoles, sur le terrain auprès des mères.. Les ricanements sont plus nombreux quand tu as pas senti ça dans ton corps parfois...enfin ne faisons pas une généralité ! »

    Oui, il s’agit d’expérience et de savoir-faire à transmettre et c’est vrai qu’il est impossible pour une jeune SF n’ayant pas encore accouché de se mettre dans la peau de la femme qui accouche.

    « R.E.S.P.E.C.T.
    C'est mon mot d'ORDRE POUR les étudiantes, mais la maltraitance que subissent les personnels des gros pôles retentit inévitablement sur les pratiques ! Traitons mieux les sages femmes et les étudiants de la périnatalité, ce sera sur le modèle pour leur apprendre à se calquer et à transmettre ce qu'ils seront, plus que ce qu'ils savent. C'est un état, le professionnalisme, pas un savoir !! »

    Oui aussi, c’est une chaîne sans fin, les structures maltraitent les soignants, les soignants surexploités malmènent les patients…

    Une seule solution :
    Mesdames et messieurs les politiques : pour toutes celles qui le souhaitent - SF comme femme – laissez-nous la possibilité de choisir notre accompagnement global par la même SF !!!

    Posté par fjell, 17 avril 2011 à 12:55 | | Répondre
  • Accoucher avec une sage-femme inconnue est de toute façon absurde.
    Une SF qui ne connaît rien de nos souhaits, de nos histoires et qui de toute façon quoiqu'il arrive ne nous reverra jamais, allez donc chercher le gynéco et les forceps que je termine ma garde à l'heure.
    Très confortable pour elle, pas de pression, de toute façon elle ne nous reverra pas.

    Beaucoup moins confortable pour les mères...

    C'est ce que j'ai ressenti puissance 10 000 pour l'accouchement, non pas la volonté de bien faire. Je lisais un sage-femme (gromit ?) écrire que lorsqu'une femme qui avait le projet d'accoucher sans péri, il la bichonnait, et c'était un échec pour lui si elle la demandait finalement.

    Ca m'a blessée puisque j'ai ressenti le profond je-m'en-foutisme-et-je-me marre-dans-la-salle-de-soin de la SF et l'excuse des soignants qui font au mieux et sont débordés blablabla est très galvaudée pour moi.

    Posté par lau, 17 avril 2011 à 15:33 | | Répondre
  • @toutes

    à toutes qui avez écrit un commentaire....merci...j'avais conscience de ma chance...mais là...à 300% je le revendique je suis une veinarde !!! je reviendrai si vous le souhaitez vous racontez mon passage du rêve à la réalité

    et à toutes: tous ensemble le 12 mai...
    parce que les sages femmes et les mamans le valent bien !

    @10lunes merci de nous laisser nous exprimer

    Posté par mibeolem, 17 avril 2011 à 15:48 | | Répondre
  • "Accoucher avec une sage femme inconnue est de tiute façon absurde" ; boarf, 3 accouchements avec 3 inconnus, qui sont devenus le temps de quelques heures mes meilleurs amis! nous avons beaucoup dialogué, j'ai pu exprimer mes craintes, raconter mon histoire (en condensé, certes ^^), et j'ai été écoutée, accompagnée. J'ose croire que je ne suis pas tombée sur 3 perles rares et que les sf en salle de naissance considèrent toutes les mamans et les bébés qu'ils/elles participent à mettre au monde...

    Posté par Madame Sololine, 17 avril 2011 à 19:21 | | Répondre
  • Merci pour tous vos commentaires
    Tout est dit ou presque...
    Mais j'aimerais tenter de répondre à la colère de Lau : je suis désolée que tu sois tombée sur une telle sage-femme et je t’encourage à faire une démarche auprès de la CRUQ (Commission Relations avec les Usagers et Qualité). C’est de la responsabilité de chacun que de dénoncer les "dysfonctionnements"
    Mais je ne voudrais pas tomber dans l’écueil de la généralisation. Tu as eu affaire à une SF au mieux indifférente, au pire...
    D’autres sages-femmes méritent pourtant ta confiance. Elles réfléchissent, agissent, accompagnent autrement, les commentaires le démontrent.
    Par ailleurs, si connaitre la SF avant est un désir très partagé par les femmes, d’autres au contraire souhaitent vivre ce moment avec une "inconnue", suffisamment proche d’elle pour pouvoir se livrer, suffisamment étrangère pour pouvoir se livrer ! Cela peut aussi être une relation très intense, très entière justement parce que très brève.. C’est un peu ce que dit Mme Sololine non ?

    So : oui, on peut toujours arriver à l’hôpital avec son dossier sous le bras mais je milite pour un minimum de compréhension…de part et d’autre ! Je comprends que mes collègues hospitalières préfèrent avoir un contact avec les femmes avant le jour J. Et c’est comme tu le soulignes le meilleur moyen de commencer à dialoguer.

    Du coup, je termine en assurant à Fjell, que si nous sommes d’accord ! L’arrivée à la maternité ne me semble pas non plus le moment idéal pour exposer ses désirs et se préoccuper des "habitudes" du service. Cela doit se faire en amont.

    Au final, ni angélisme, ni diabolisation ; l'hôpital est perfectible certes. Il faut s'appuyer (et aussi soutenir) les professionnels de bonne volonté, et parfois dénoncer (car rien n'est jamais si simple...cf "Faillibles")les autres.

    Posté par 10lunes, 18 avril 2011 à 00:03 | | Répondre
  • En dehors des rendez-vous de suivi, il peut être pas mal de prendre rdv avec une sage-femme de la maternité où en envisage d'accoucher pour parler du déroulement de l'accouchement, écrire ensemble le projet de naissance, quoi, en validant ce qui est possible ou pas selon les habitudes de la maternité et les souhaits du couple. Ça évite d'être déçus le jour J, et permet de commencer le dialogue dans le respect mutuel.

    Posté par Anna, 18 avril 2011 à 11:29 | | Répondre
  • Je reitère mon Merci ici, merci pour ta patience et la pertinence de tes réponses. Je suis ravie de voir que cela sert à d'autres femmes

    Posté par Alexandra, 18 avril 2011 à 11:38 | | Répondre
  • En même temps, cela devient complètement stupide de prendre RV avec la maternité pour quémander ce qui devrait être normal - de la bienveillance, le respect dans l'accompagnement de son projet ou non d'ailleurs si pour diverses raisons ce n'est pas possible.
    Au final, ça permet sûrement juste de se signaler comme parents "chiants", ou à soutenir si ça ne se passe pas comme escompté, ce qui est déjà pas mal.

    Pour certains c'est aussi de la langue de bois : "oui oui c'est possible sauf bien sûr en cas de patho comme dans votre cas..."
    Comme dans l'allaitement, "oui oui je soutiens l'allaitement mais là pour votre mastite là non, il faut sevrer..."

    L'absence d'alternative entre les grosses maternités et l'accouchement à domicile est désespérant.

    Posté par lau, 18 avril 2011 à 14:49 | | Répondre
  • @lau : je n'ai pas eu l'impression en lisant l'article ou les commentaires qu'il fallait prendre rendez vous à la mater pour "quémander ce qui devrait être normal - de la bienveillance, le respect dans l'accompagnement de son projet ou non d'ailleurs si pour diverses raisons ce n'est pas possible." Si j'ai bien compris la prise de rendez vous n'est qu'un respect mutuel des "soignées" et des "soignants"...ce qui est prévisible est toujours plus facile à gérer que l'imprévu..
    de plus "L'absence d'alternative entre les grosses maternités et l'accouchement à domicile est désespérant." d'où l'intérêt de soutenir les sage femmes (12 mai) pour qu'elles aient acces plus facilement au plateau technique et soutenir aussi les projets de "maison de naissance"...pour que nos filles, nos petites soeurs...puissent choisir librement de leur maniere d'accoucher...

    bon fin de journée

    Posté par mibeolem, 18 avril 2011 à 15:50 | | Répondre
  • Lau : je pense que ces RDV sont fructueux, au contraire. Parce que réclamer du respect dans l'absolu, c'est très bien, mais ce qui comptera le jour J c'est comment se manifestera ce respect selon la volonté de chacun. Pour certaines, le respect, ce sera la péridurale dès que possible, pour d'autre qu'on leur fiche la paix avec ça, pour certaines qu'on leur permette de faire une première tétée dès la naissance, pour d'autres qu'on accepte leur choix du biberon, pour faire dans les extrêmes. Ça permet de trouver des compromis quand le protocole s'oppose au rêve des parents (en ce qui concerne la pose des voies, ou la place du père). Et ça permet aussi, tout bêtement, de choisir une autre mater si on sent dès le départ que ce qu'on souhaite ne sera pas respecté.
    On entend plus les femmes qui ont mal vécu leur accouchement, parce qu'elles ont des choses à dire... Et c'est très bien comme ça ! Mais j'ai tout de même l'impression qu'un bon nombre de femmes, de couples, ont vécu un bel accouchement en maternité. Comme quoi, c'est possible.

    Posté par Anna, 18 avril 2011 à 15:55 | | Répondre
  • @Anna : bah oui tout simplement !

    Posté par mibeolem, 18 avril 2011 à 16:02 | | Répondre
  • Je continue à penser que pour faire évoluer les pratiques il faut se servir des droits du patient, de la personne de confiance (possible si césarienne et non au bon vouloir du médecins, de dénoncer les abus de certaines au nom du pouvoir médical. Les accréditations permettent maintenant de rendre visible certaines situations... REFUS DE péri injustifié, ou autre pratique de pouvoir ..pas d'épisio sans consentement, après il peut être logique de le faire si bradycardie et souffrance du bébé... Mais aussi former les équipes aux nouvelles pratiques, des effectifs à couteau tiré remettent à demain une formation Acu, Hapto ou posture dommage !!! Après l'humain a des failles et là c'est égal soignants et SOIGNEES !!

    Posté par titinesf, 18 avril 2011 à 18:21 | | Répondre
  • Lau,il ne s'agit pas de quémander ce qui est un dû (bienveillance et respect)mais d'évoquer les besoins et contraintes de chacun.
    Le dialogue en amont permet de se comprendre, en aval de s'expliquer.
    Si ce dialogue s'avère impossible, il faut passer par l'administration et les assos d'usagers, ne serait-ce que pour les autres femmes, celles qui viendront après toi.
    Si tu as envie d'en dire plus, je serais heureuse de pouvoir en discuter avec toi ici ou en MP.

    Posté par 10lunes, 18 avril 2011 à 23:36 | | Répondre
  • Merci...

    Juste un petit merci pour toutes ses infos, qui ont répondu à pas mal des questions qu'on se posait avec ma chérie !

    Des futurs parents (fin septembre si tout se passe bien).

    Bonne continuation à ce blog parfois touchant, parfois utile, et toujours enrichissant !

    Posté par Alesc, 19 avril 2011 à 00:47 | | Répondre
  • Je me retrouve tout à fait dans ce que tu dis Lau...

    Oui c'est bien de se plaindre, oui chaque plainte fait avancer les choses, mais derrière chaque plainte il y a au mieux une femme meurtrie, au pire une naissance volée (et en tant qu'étudiante thérapeute, je constate que l'impact de la naissance dépasse tout ce que j'imaginais...)...

    Je souhaite que les choses évoluent pour nos filles, nos petites filles, etc, mais je n'ai pas envie de me sacrifier pour ça. Et le temps de la grossesse est trop précieux pour se battre... particulièrement si on est émotionnellement très fragile (mon cas lors de ma 1ère grossesse)

    http://boob.over-blog.fr/article-22570699.html
    C'était moi, mais c'était une minuscule partie de mon rendez-vous à l'hôpital. Il y a eu la SF qui m'engueule j'ai oublié pourquoi, l'anesthésiste qui m'engueule parce que je ne veux pas de péri et qui m'explique à quel point je coûte cher à la sécu et que c'est "ça de moins pour soigner nos enfants", etc...

    Bref, je ne suis pas pour la diabolisation, la généralisation ni autres trucs en -tion, mais si on jette un coup d'oeil sur le boob, ou qu'on écoute parler les femmes, et que tant d'elles se plaignent, peut-être que, sans juger les soignants, il y a vraiment un problème à l'hôpital ?

    Et je suis ravie pour celles qui disent y avoir vécu un bel accouchement, mais des fois je m'interroge. Une bonne copine m'a dit par exemple que son 1er accouchement s'était super bien passé et est retournée au même endroit pour le 2ème. Elle a eu une épisiotomie les 2 fois ; la 1ère, tout le monde s'est extasié : "ouah, sortie en 2 poussées, on n'avait jamais vu ça, bravo bravo !". Pourtant, elle l'a eue, son épisio. Cherchez l'erreur. L'épisio lui a fait mal, mais pour elle ça faisait partie du truc, comme les nausées de la grossesse.

    Alors aujourd'hui, on peut dire qu'elle est heureuse de son vécu, et je suis heureuse avec elle, mais n'aurait-on pas pu pour autant ne pas violenter son corps ? Et si elle réalise,demain, l'inutilité de ses épisios, le vivra-t-elle toujours aussi bien ?

    Posté par Koa, 20 avril 2011 à 12:28 | | Répondre
  • Koa, évidemment, l'idéal serait que personne n'ait à se plaindre, qu'il n'y ait plus rien à faire avancer parce que tout est déjà parfait...
    Oui il faut dénoncer les dysfonctionnements, les aberrations des prises en charge actuelles, l'inhumanité de certains soignants, la rigidité des protocoles.. loin de moi l’idée que la naissance respectée soit une chose acquise.
    Il n'empêche, tant que l'accouchement n'a pas eu lieu, je crois plus à l'efficacité d'un dialogue respectueux qu'à la défiance.
    Et quand il a lieu en amont, il permet si nécessaire de changer de lieu, de praticien...
    Les attitudes de la sage-femme et de l'anesthésiste ont du te pousser ailleurs non ?
    (et je pige pas en quoi refuser une péri coute cher à la sécu ????)

    Et si au final, rien ne se passe comme prévu, il faut encore dialoguer pour tenter de comprendre, et dénoncer s'il n'y a rien à comprendre. Bien sur c'est trop tard, bien sur une naissance mal vécue marque la vie d'une femme... mais on peut au moins tenter de faire avancer les choses pour les autres femmes et rien que cette démarche se révèle déjà réparatrice.

    Sur le fond, je crois que l'essentiel est dans l'information AVANT... c'est parce que l'on est informée que l'on peut ensuite CHOISIR en toute connaissance de cause le parcours qui convient le mieux. (cf épisio)
    C'est aussi parce que cette information fait trop souvent défaut que j'écris ici.

    Posté par 10lunes, 20 avril 2011 à 14:42 | | Répondre
  • >Koa, évidemment, l'idéal serait que personne n'ait à se plaindre, qu'il n'y ait plus rien à faire avancer parce que tout est déjà parfait...Oui il faut dénoncer les dysfonctionnements, les aberrations des prises en charge actuelles, l'inhumanité de certains soignants, la rigidité des protocoles.. loin de moi l’idée que la naissance respectée soit une chose acquise.Il n'empêche, tant que l'accouchement n'a pas eu lieu, je crois plus à l'efficacité d'un dialogue respectueux qu'à la défiance.Et quand il a lieu en amont, il permet si nécessaire de changer de lieu, de praticien...
    Les attitudes de la sage-femme et de l'anesthésiste ont du te pousser ailleurs non ?(et je pige pas en quoi refuser une péri coute cher à la sécu ????)Et si au final, rien ne se passe comme prévu, il faut encore dialoguer pour tenter de comprendre, et dénoncer s'il n'y a rien à comprendre. Bien sur c'est trop tard, bien sur une naissance mal vécue marque la vie d'une femme... mais on peut au moins tenter de faire avancer les choses pour les autres femmes et rien que cette démarche se révèle déjà réparatrice.Sur le fond, je crois que l'essentiel est dans l'information AVANT... c'est parce que l'on est informée que l'on peut ensuite CHOISIR en toute connaissance de cause le parcours qui convient le mieux. (cf épisio)C'est aussi parce que cette information fait trop souvent défaut que j'écris ici.<
    Merci à toi, 10lunes.

    Avec Amour,
    Koa

    Posté par Koa, 20 avril 2011 à 18:05 | | Répondre
  • Aaaaaaaaargh

    Tout mon long commentaire a été squizzé !!!!!

    Posté par Koa, 20 avril 2011 à 18:07 | | Répondre
  • Koa, désolée pour la disparition de tes mots ! Commentaire avalé par le trou noir du net mais je le jure pas squizzé !

    Posté par 10lunes, 20 avril 2011 à 20:25 | | Répondre
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