Ambigus sous-entendus...
Samedi soir, le 20h de France 2 (28ème minute) a consacré un long reportage à l’accouchement à domicile.
Comme souvent, ce qui m’importe ne sont pas tant les images diffusées que le commentaire qui les accompagne.
Morceaux choisis.
Premier lancement du journaliste : «A suivre notre grand format sur ces femmes qui font le choix d’accoucher à domicile une pratique marginale mais qui inquiète les professionnels »
Le très générique terme de "professionnel" laisse entendre, à tort, que ce choix est décrié par la totalité des praticiens.
Passent quelques sujets politiques puis nouveau lancement : «Notre grand format maintenant avec, je vous le disais, cette pratique marginale certes mais qui inquiète toujours les professionnels. Environ 1500 femmes par an font le choix et bien d’accoucher, comme avant à domicile. Alors quelles sont leurs motivations, que risquent–elles réellement ? »
Remarquez le "comme avant" qui vient souligner combien cette idée semble désuète. "Qui inquiète toujours" : est-ce à dire que les "professionnels" n’ont pas changé d’avis depuis le premier lancement, cinq minutes plus tôt ?
Suit un reportage sur un couple dont la fille est née à la maison cet été.
La voix off souligne «Ils habitent au 6ème étage sans ascenseur».
Il est vrai que cela compliquerait un transfert en urgence. Mais faut-il être riche pour avoir le droit d’accoucher comme on le souhaite ? Si les maisons de naissance tant attendues s’ouvraient, au moins y aurait-il une alternative à proposer quand les conditions de logement sont inadéquates.
«Les parents avaient fort heureusement prévenus les voisins car elle est née à 4 h du matin».
Ce "fort heureusement" suggère un accouchement sonore, sous-entendu complété dans la phrase suivante soulignant la durée du travail et l’absence de péridurale. «Sidonie la sage-femme fut le seul témoin. Elle a accompagné les parents pendant toute la durée du travail, une douzaine d’heure, sans péridurale bien sur».
Il faut donc comprendre bruyant parce que douloureux.
«Nathalie est architecte, Benoit photographe. Le couple se soigne à l’homéopathie, surveille son alimentation, ils désiraient un accouchement dans l’intimité, aussi naturel que possible».
Entendre : ce choix ne concerne que des bobos assez dingues pour croire que la santé peut passer par des granules et une alimentation bio.
«L’accouchement à domicile, Jacqueline Lavillonnière le pratique depuis plus de 30 ans. Cette sage-femme a parcouru des milliers de kilomètres d’abord dans l’Ardèche puis ici en Anjou. Elle pense avoir mis au monde près d’un millier de bébé fait maison».
Jamais Jacqueline Lavillonnière n’utiliserait cette formulation. Ce sont les mères qui mettent au monde et les sages-femmes les accompagnent.
«Elle assure toute la préparation et le suivi de l’accouchement ».
Résumé un poil réducteur qui omet suivi de la grossesse, suivi postnatal et consultations du nourrisson…
«En France seules 70 sages-femmes pratiquent les accouchements à domicile, la plus souvent non assurés car le tarif des assurances est exorbitant. Les parents leurs font confiance, parfois plus qu’aux structures hospitalières».
Parfois plus, mais au moins autant, sinon, ils ne feraient pas ce choix !
«Jacqueline a déjà été traitée de sorcière et de sectaire. Elle est souvent confrontée à des médecins très hostiles à l’accouchement à domicile».
Jacqueline Lavillonnière : «Ils ont une vision déformée, forcément, puisqu’ils ne font que de la pathologie. De fait, ils n’imaginent même pas comment se déroule un accouchement physiologique. On a mis de la technique y compris sur les accouchements qui n’en avaient pas besoin».
«Le Pr Puech obstétricien à Lille reconnait que la France a trop médicalisé l’accouchement. Mais selon lui, les choses ont changé, dans les maternités, la prise en charge serait aujourd’hui plus humaine, plus personnalisée».
Les récents épisodes de Baby Boom l’ont démontré, les équipes sont parfaitement en mesure de proposer cette prise en charge personnalisée…
«Il déconseille l’accouchement à domicile, trop risqué».
Pr Puech : «Le risque d’hémorragie pour la maman, très peu fréquent, mais inopiné qui peut entrainer un transfert de la maman qui doit être rapide. Et aussi pour le bébé qui doit naitre, le risque de procidence du cordon, c'est-à-dire le cordon qui passe devant la tête du bébé et qui peut le comprimer et entrainer une souffrance fœtale».
Nous nous devons de prendre en compte les complications potentielles. Mais ce choix concerne des femmes en bonne santé, ayant une grossesse sans problème et dont l’accouchement se déroule normalement et sans intervention. Toute anicroche dans ce programme justifie un transfert vers la maternité. Ajoutez à cela la présence et l’attention constante de la sage-femme. Les statistiques concluent à d’aussi bons résultats qu’en maternité.
Je m'autorise un brin de mauvaise foi : est-il plus sécurisant d'accoucher seuls sur la route parce que les maternités ferment ou chez soi avec l'aide d'une sage-femme ?
Le reportage se conclut ainsi. «Pour celles qui ne souhaitent accoucher ni à la maison ni à l’hôpital, existe une alternative, les maisons de naissance comme ici en Belgique tenues par des sages-femmes avec en cas d’urgence un transfert organisé dans une clinique voisine. En France plusieurs projets existent mais les maisons de naissance n’ont pas encore vu le jour».
Comme d’habitude, nous devrons nous contenter de ce simple constat.
PS : ce même jour, Selina Kyle publie ce témoignage édifiant. Nous sommes loin des discours lénifiants sur le respect et l'accompagnement. Zero respect, zero choix !
Soutien à la maternité des Lilas : manifestation samedi 24 septembre à 10h30.
Commentaires sur Ambigus sous-entendus...
- Folles sont ces femmes...Zut, je n'ai pas vu ce reportage, ca devait être édifiant...
Comme d'habitude, infantilisation de la femme qui, pour choisir l'AAD, doit être soit folle soit trop conservatrice...
Je me suis fait la même réflexion au sujet des accouchements sur la route pour cause de maternité fermée...
Par contre, le débat sur les labos et les prélèvements, j'ai dû le louper... De quoi s'agissait-il? - @ambre, tu dois sans doute le connaître mais je me souviens de ce reportage diffusé sur Les Maternelles: http://www.dailymotion.com/video/x64sre_maternelles-reportage-accouchement_lifestyle
Il était très bien: pas de dramatisation racoleuse, tout se passe dans le calme, la sérénité et la confiance entre la mère, le père et la sage-femme. Et pour moi, l'AAD, c'est ça... - Ils me font rire avec ce culte de la peur et le transfert !
J'étais à l'hôpital enceinte de mon petit, en pré-éclampsie et il est passé à peu près une heure entre le moment où mon gyné a décrété qu'on faisait la césarienne d'urgence et le moment où on m'a ouvert.
Il m'est déjà arrivé de devoir appeler l'ambulance pour mon fils par la suite. La première fois que je prends pour exemple, une prise en charge rapide donc nickel, il nous a fallu à peu près 5 minutes entre l'appel et l'arrivée de l'ambulance, et 2 minutes pour arriver aux urgences, et on a été traité très rapidement, donc bien moins qu'une heure entre la décision et l'acte...
Bien sûr mon exemple se vaut parce que nous habitons en ville, mais il ne faut pas exagérer.
Il faut arrêter de croire que les SF viennent les mains en poche, en sifflotant. - bonjour
moi aussi j'ai vu et entendu ce reportage et j'ai râlé devant mon écran!!! ce qui m'est venu à l'esprit c'est que pour les hémorragies et les procidences du cordon même l'hopital n'est pas LA sécurité, il existe en effet beaucoup d'endroit encore où les obstétriciens, anesthésistes et personnel de bloc opératoire sont d'astreinte à leur domicile parfois très éloigné...alors arrêtons de faire croire que l'AAD reste dangereux! - comme d'hab la petite voix qui s'insinue pour bien souligner la folie de ces femmes...
Quand je vois que comme mon gynéco est (pour l'instant) ok pour un avac j'ai commencé à parler de préparation pour accoucher sans péridurale à des cops ça donne "QUOI tu veux accoucher à l'ancienne ? mais t'es folle ou quoi ??"... Bon ben j'dis plus rien et je travaille avec ma SF sur ce que j'appelle mes 3 possibilités : sans péri, avec péri et césa... en xxx pour la première solution
- J'aime la façon dont les propos de Jacqueline (que l'on a entendu, nous, au congrès de l'Anesf à Marseille en Juillet sur ce sujet justement) sont détournés.
C'est vrai qu'elle ne dirait jamais "fait maison" parce que devant nous elle a dit qu'elle "accompagnait des femmes dans leur projet quelque soit leur choix". Et dans ses récits il n'y a pas que les médecins qui lui sont hostiles, mais également toutes ces équipes de sages-femmes hospitalières bornées qui expliquent à la sage-femme qui réalise un transfert qu'elle est "inconsciente" (et ça, c'est du vécu, et c'est du vécu pour beaucoup de copine ESF).
Ce que je retiens surtout c'est que les Gynéco-Obs ont toujours les mêmes arguments : procidence et HPP. L'HPP qui a des facteurs de risquent (et ils sont très visibles) et dont l'incidence est réduite par la non iatrogénicité dans le déroulement du travail. La procidence qui se croisent la plupart du temps sur les sièges, les gémellaires ou parce qu'on a faire une rupture artificielle des membranes au mauvais moment. Une procidence spontanée est rare et souvent associée à latérocidence avant rupture, ça se voit quoi !
Bref : ils m'énervent.
Ah et les filles de ma classe qu'ils ont formatés aussi. Et France 2 qui passe d'un sujet sur les compétences extraordinaires des sages-femmes (Vendredi, après le rapport de la cours des comptes), à ces sages-femmes folles qui font des ADD.
Il y aurait un lobby qui travaillerait contre les sages-femmes ? Noooon. Voyons. Le Syngof n'appelerait jamais des copains à France 2. D'ailleurs Puech n'y est pas DU TOUT président de la Commission sur la Naissance !
Oups.
Allez, bon lundi quand même. - Simplement parce qu'elles ne peuvent pas, dans ce cas, vérifier les actes, contrôler, avoir un témoignage en cas de souci, et que, comme la vie d'un enfant et/ou de sa mère est en jeu, ça leur coûterait bien trop cher en cas de problème...
Enfin je suppose? Ils demandent tellement de garanties que ça ne m'étonnerait pas... - Déjà quand on voit le coup des assurances en général pour des choses non "critiques" faut pas demandé pour des accouchements.
Ce qui est fou, c'est toute ces réactions contre l'add, traitant de folle toute femme voulant sortir du canevas peri-poulet de bresse-monito-épisio (oui c'est un peu caricaturé), alors que c'est simplement naturel de vouloir être un peu acteur de son accouchement non?
Pourquoi on ne fustige pas toutes celles qui se laissent infantilisé avec joie et bonheur (par peur, parce qu'elles ne se sentiraient pas capable de faire seules, ... )et qui se laissent totalement faire, même quand au fond pour certaines elles aimeraient un peu plus de compréhension ou d'explication? Parce que c'est la majorité? Parce que finalement ce serait elles qui auraient raison et toutes les autres seraient celles qui se comportent comme des enfants?
Zut à la fin, chacune son choix, on ne tape pas sur celles qui vont à l'usine, pourquoi taper sur les autres?
Et pour mon expérience personnelle , je préférerais être sous l'oeil de ma sf tout le temps du travail et de l'accouchement, qui me connaîtrait et saurait assez vite si quelque chose se passait, que d'accoucher limite toute seule à l'hopital parce que la petite est arrivée plus tôt que ne l'avait prévu l'équipe qui m'avait laissée seule en chambre (ce qui de fait m'a fait accoucher dans la position que je voulais)
Oups. Désolée pour la tartine... - @carine. Les compagnies d'assurance ne voient aucun intérêt à assurer des SF pour les accouchements à domicile. Elles sont peu nombreuses, ont de faibles moyens, et sont diabolisées. Ce qui revient à dire, ainsi que l’explique @gromitflash, qu'au moindre incident, on ne se poserait pas la question de la qualité de leur travail mais l'on soulignerait qu'elles ont eu l'inconscience d’accepter une naissance à la maison.
En complément, cet ancien billet : http://10lunes.canalblog.com/archives/2010/02/12/16805735.html - A 10 Lunes...Captivée par ton blog depuis hier (j'ai quasi pas dormi, mais quel bonheur), les façons que tu as de mettre en mot ce que je pense...
J'en ai fait un article vite fait mal fait, hier soir sur mon blog, et j'en ai encore eu une bonne discussion avec ma SF AAD et amie, aujourd'hui même.
N'y a t'il rien à faire pour que SF AAD soit un vrai métier reconnu comme dans beaucoup pays européen?
On vient pleurer sur le budget, le budget, le budget... Alors que la plupart des grossesses et des naissances se passant bien, ça ne nécessite pas d'hospitalisation.
J'ai accouché à domicile pour mon second, inopinément (mais une forte envie d'AAD), et j'ai été transféré à l'hôpital après la naissance (petit hopital très humain
). Et toutes les SF, m'ont bien confirmé qu'une naissance à la maison revient moins chère à l'état.
Alors, à quand une banalisation de l'AAD??
Ras le bol d'être prise pour une cinglée!!!
et surtout, ras le bol que des femmes (très sages) prennent des risquent pour rendre service à d'autres femmes (et en partie à l'état!) et peuvent se retrouver avec des procès au derrière!! - Les "trop" nuisent à l'AAD.
Les 2 bb morts en Ariège sont de trop.
La recherche de responsabilité de la part de parents qui regrettent leur choix est de trop.
En cas de problème, l'équipe du smur est composé d'un médecin (et parfois comble du luxe d'une SF) mais personne n'est formé à la dystocie (surtout à domicile). L'idée que les secours arriveront vite et seront efficaces est un leurre. - @xav, le trop tue tout... Mais alors, pourquoi si de tels incidents se produisent en hôpital, le "trop" n'est plus pointé du doigt???
Effectivement quand on fait le choix de l'AAD, on fait confiance à la SF et la SF nous fait confiance... On n'a pas à chercher des responsables dans le don de la vie et de la mort... C'est ainsi, c'est un fait.
Des bébés mort-nés en hopitaux, il y en a bien plus... - @xav, comme @Salwa, je m'interroge sur la signification de ce trop.
Si c'est pour dénoncer une totale confiance dans une nature forcément bienfaisante, OK ; pour regretter un discours trop partisan, désignant les bons (AAD) et les mauvais (maternité), OK aussi.
Le monde n'est pas si simple !
Mais je ne suis pas certaine du sens de ce trop et j'aimerais bien @xav que tu développes. - Pas sécuritaire, l'accouchement à la maison ? Le punaise d'argument fallacieux qui ne veut rien dire. Avant mon accouchement en maison de naissance, j'avais un ami qui appelait ça "maison d'accouchement", qualifiait notre choix de dangereux retour au Moyen Age et disait préférer, pour sa femme, avoir "chirurgien et anesthésiste compétents à portée de main". Passons sur le "compétent" qui revient à dire qu'en mdn, ma sage-femme ne l'était pas, compétente ?
Réponse de ma sage-femme, et la logique même finalement : à l'hôpital, on n'a jamais chirurgien et anesthésite "à portée de main". Soit ils sont occupés en train de faire leur boulot, soit ils sont chez eux en train de dormir. Ils n'attendent pas derrière la porte à chaque accouchement. En cas de problème, il faut les appeler, qu'ils se libèrent et viennent, ça prend du temps. Quand on accouche chez soi ou en mdn, c'est exactement la même chose, en cas de pépin, on appelle les personnes qualifiées, et on rejoint l'hôpital pendant ce délai inévitable. Et il ne faut pas croire que les sages-femmes ne sont pas équipées/aptes à faire face aux premières urgences. Encore selon ses propos, "les urgences hyperurgentes où tout le monde meurt, c'est dans les films ! Une hémorragie, on la voit venir..." - @10Lunes, la nature n'est pas forcément bienfaisante, mais elle fait les choses biens, même si on ne la comprend pas ainsi.
Il y a moyen de jouer avec elle, et de tenter de la contourner, mais quand l'inévitable se produit, ce n'est pour moi, en rien la faute de l'Homme. Qu'il soit chirurgien obstétricien gynécologue dans une haute unité hospitalière, ou que ce soit une SF aux côtés d'une maman. Le don de la vie et de la mort n'appartient pas à l'homme.
Et s'il existe des moyens de soigner, et d'éviter des situations gênantes, dans tous les cas, il y a des cas où l'on ne peut pas.
Ce n'est pas une histoire de lieu d'accouchement. Du moins, moi je ne le vois pas comme ça.
Si je choisis l'AAD pour donner naissance, ce n'est pas une histoire de sécurité, je ne vois pas l'accouchement plus dangereux que de traverser la route qui mène mes enfants à l'école chaque matin. Sa part de danger est partout dans le monde.
Même si je ne traverse pas quand le feu est vert pour les voitures, je n'irai pas accoucher seule sans SF à mes côtés. Je prends un minimum de disposition pour éviter des risques qu'on peut éviter... Mais peut être qu'un jour, je ne pourrai pas éviter le fou qui roule à 100 km/h et grille son feu rouge... que je n'ai pas vu arriver.
... - le choix et le non choixBonjour 10lunes, et merci pour ce blog.
Je voudrais réagir sur le commentaire de Xav.
Les 2 bébés morts en Ariège sont bien le signe que quelque chose va mal :
le premier était né en ANA (comprendre qu'il n'y avait pas de SF pour accompagner la maman). L'a-t-elle fait par choix ou par manque de choix, on ne le saura pas, mais en tous les cas l'AAD n'est pas en cause.
le deuxième était né avec l'aide d'une SF semble-t-il non diplômée, n'ayant pratiqué qu'aux US avec des méthodes, semble-t-il toujours, très "nature". Si les parents avaient eu le choix, peut-être auraient-il choisi une autre praticienne. Si notre système de santé était mieux organisé, peut-être la SF aurait-elle organisé un transfert rapide vers la maternité sans crainte de représailles.
Et quand bien même, il arrive qu'une femme en bonne santé portant un enfant en bonne santé donne naissance à un bébé qui meurt. On le sait, ça arrive presque tous les jours. Mais ça n'arrive statistiquement pas plus à domicile qu'à l'hôpital, alors soyons un peu raisonnable et laissons la possibilité aux gens d'avoir le choix. On a tous à y gagner. - L'accouchement à domicile reste et restera sûrement marginal. Alors à chaque reportage de ce genre (je n'en ai presque jamais entendu qui tienne un discours favorable ou, au moins, un minimum neutre), je me demande de quoi ont peur ceux qui sont derrière... Comme je me demande pourquoi couples et sages-femmes acceptent de témoigner puisqu'ils doivent se douter de "l'angle" sous lequel sera traité le sujet...
Je me souviens du livre de Paul Moreira ("Etat de choc"). Je ne peux pas m'empêcher de penser que si ce couple avait fait le choix de l'AAD, il n'y n'aurait peut-être pas eu autant de problèmes... puisqu'à la maison, on surveille la parturiente pendant longtemps après la naissance et qu'on s'assure que tout va bien avant de s'en aller... - @Philomenne. Etat de choc est un témoignage terrible mais aussi un contre exemple. La médecine n'est pas ce sinistre mélange d’indifférence et d'incompétence... très heureusement.
Je ne dis pas que tout est parfait hein.. mais juste que nous nous devons d'être attentifs à ne pas généraliser une situation particulière.
Le camps d'en face le fait si souvent.
L’honnêteté sera de notre coté ! - @10lunes. Je comprends bien. Et tant mieux. Il est vrai que j'ai tendance à être un peu "remontée" parce que j'ai eu plusieurs expériences vraiment très négatives, notamment pendant ma première grossesse, ce qui fait qu'au tout début, notre choix d'AAD était plus un choix "contre" la maternité qu'un choix "pour" la maison. Mais peut-être que je n'ai pas eu de chance, tout simplement... Je reste positive en me disant que c'est grâce à cela que finalement mes deux enfants sont nés à la maison et que nous avons vécu des naissances magiques.
Quoi qu'il en soit, j'aime beaucoup, beaucoup votre blog. Continuez... - Ces reportages à répétition si subjectifs commencent serieusement m'enerver.
Je viens de passer le week end avec une femme enceinte Canadienne - neo-zelandaise pour qui 'laccouchement à domicile est tout à fait naturel car pratiqué couramment dans son pays et son entourage. Il n'est pas marginalisé. Quand je lui ai parlé de la situation en france, elle etait tout bonnement choquée. Et non, ce n'est pas une hippie/bobo, simplement une femme qui pense qu'accoucher à la maison est l'option qui lui convient le mieux et elle se sent tout à fait en securité, ce n'est même pas une préoccupation pour elle.
Tout ça pour dire que j'aimerais tant qu'il y ai un peu + d'ouverture d'esprit chez nous, bon sang ! - @Eo, à ce point ? Tu penses vraiment que je me berce et vous berce d’illusions ?
Il y a des situations indignes et celle citée par Selina en est un terrible concentré. Mais je ne voudrais pas faire d'une exception, aussi impensable soit-elle, une règle.
Les commentaires montrent chaque jour que la réalité est diverse. Non ?











çà me rappelle le débat sur les labos et les prélèvements fait par les ide....
où va t'on???
bonne journée